LES ACTUALITES AUSTRALIENNES EN 2006

L'AUSTRALIE EN FRANCE

 

Le 31 JUILLET : L'Interceltique reçoit l'Australie (Source : "lemonde.fr")

La "Grande Nuit australienne", au Grand Théâtre de Lorient, samedi 29 juillet, lors de la 36e édition de l'Interceltique de Lorient. JEAN-MICHEL ROIGNANT

LORIENT ENVOYÉ SPÉCIAL

Un kangourou soufflant dans un biniou : l'affiche est en vue dans les rues de Lorient à l'heure de l'Interceltique, grand rassemblement, avec son demi-million de festivaliers, des Bretons, Irlandais, Gallois, Galiciens et autres Asturiens.
"Aussies" aussi car l'Australie est à l'honneur de cette 36e édition. En saucisse, brochette ou steak, le marsupial se consomme d'ailleurs dans le pavillon national, tout en couleurs ocre et sable.

Intégrer l'île-continent à l'internationale de la celtitude, n'est-ce pas pousser le bouchon un peu loin ? Directeur du festival, Jean-Pierre Pichard, s'en défend : "Près de la moitié de la population australienne [21 millions d'habitants] est d'origine celtique. Nous voulons construire des liens avec nos camarades identifiés, mais aussi avec les pays d'immigration. Créer un point d'ancrage dans les antipodes a été favorisé par la politique aujourd'hui multiculturelle de ce pays. Car, même bagnards, les Celtes étaient là-bas des envahisseurs. Les droits des Aborigènes n'ont été reconnus qu'en 1967. Nous sommes proches des Celtes bien sûr, mais aussi des Aborigènes parce qu'ils sont une minorité et que leur culture a failli disparaître."

En conséquence, la chambre de commerce et d'industrie accueille jusqu'au 6 août une exposition de peintures aborigènes. Et la musique de ce peuple n'a pas été ignorée. Le didgeridoo est invité à dialoguer avec les cornemuses. Et ses sonorités ont ouvert la "Grande Nuit australienne" du samedi 29 juillet.

Celle-ci suscitait tant la curiosité qu'elle a affiché complet - il a fallu en ajouter une deuxième le 31 juillet au Parc des expositions de Lanester. Elle aura tenu toutes ses promesses grâce à la malice de son ordonnateur, Warren Fahey, qui a ainsi introduit la soirée : "L'Australie a été fondée par des condamnés, son taux d'homicide est aujourd'hui de 1,6 pour mille. Les Etats-Unis par des fanatiques religieux et ce taux est de 8,3 pour mille. Cherchez l'erreur." Mandaté par la National Library of Australia, ce musicologue a passé treize mois, de 1969 à 1970, à sillonner des milliers de kilomètres à bord de son Combi Volkswagen à la recherche de chansons perdues, qu'il a collectées sur un magnétophone avant de les éditer en disques.

Afin de rendre l'entreprise pédagogique et attrayante, Warren Fahey a élaboré un récit pour introduire les chansons, émaillé d'extraits souvent drolatiques de films anciens. Et il a convaincu treize de ses compatriotes de faire le voyage. Parmi eux, John Williamson, une star locale qui a vendu 3 millions d'albums, ce qui lui vaut d'être le seul en scène juché sur une estrade.

LE DÉVELOPPEMENT DE L'ÉLEVAGE

Pour Warren Fahey, sa présence s'imposait parce qu'"il est celui qui a jeté un pont entre la country et la bush music. Il existe une country australienne dont la vedette est Keith Urban. Elle est si influencée par les Américains que les chanteurs en ont adopté l'accent. La bush music est plus simple, plus honnête, plus pertinente". La bush music n'est pas le genre préféré du président américain, mais une expression spécifiquement australienne liée au développement de l'élevage (ovin et bovin) au milieu du XIXe siècle. "Elle reflète la sécheresse buissonnière de cet environnement, explique Warren Fahey, et le quotidien de ces hommes ordinaires qui menaient une vie rude. La société était dominée par le mâle et ses activités : pêche, chasse et or, avec la ruée de 1850-1860, qui fera tripler la population."

La chanson du bush a son hymne, Wild Colonial Boy, et son héros, le bushranger (bandit de grand chemin) Ned Kelly, Robin des bois australien popularisé par son incarnation à l'écran par Mick Jagger. Musicalement aussi,elle est aride. Rarement accompagné (parfois par un concertina, un accordéon, un violon ou un harmonica), ce plain-chant ignore les harmonies vocales. "Mais son avantage, sourit Warren Fahey, est qu'il offre toutes les libertés pour l'interpréter aujourd'hui."

Pour en savoir plus sur l'édition 2006 du Festival interceltiquede Lorient, cliquer ici

Le 27 JUIN : Jacques Chirac assure que la France, l'Australie et la Nouvelle-Zélande coopèrent désormais "la main dans la main" (Source : "http://permanent.nouvelobs.com")

"Le passé c'est une chose", mais "l'avenir c'est une véritable coopération la main dans la main entre nos pays", a assuré lundi Jacques Chirac, interrogé sur les relations de la France avec l'Australie et la Nouvelle-Zélande, dix ans après les essais nucléaires français qui avaient provoqué une vague de francophobie dans ces pays.
Lors de la conférence de presse de clôture du deuxième sommet France-Océanie à l'Elysée, le président français a insisté sur le "caractère naturel d'une coopération parfaite entre la France, l'Australie et la Nouvelle-Zélande" dans la région Pacifique. "Cette coopération s'est petit à petit développée et ne connaît aucun problème ni aucune limite".
Certes, "il y a eu des périodes où, c'est vrai, nos intérêts n'étaient pas aussi convergents" et où, "pour des raisons que je peux comprendre, la Nouvelle-Zélande et l'Australie ont eu des choses à reprocher à la France". Mais "le passé c'est une chose", et "l'avenir c'est une véritable coopération la main dans la main entre nos pays", a-t-il assuré.