LES ACTUALITES AUSTRALIENNES EN 2009

L'AUSTRALIE EN FRANCE - L'AUSTRALIE ET LA FRANCE

 

LE 25 JUILLET : RUGBY : Bourgoin-Jallieu 20 - ACT Brumbies 12 : C'était Bourgoin joyeux (Source : "ledauphine.com")

Les Berjalliens, même privés d'une demi-douzaine de titulaires potentiels, ont livré une prestation très encourageante pour leur première sortie de la saison.

BOURGOIN-JALLIEU 20 - BRUMBIES 12

A Bourgoin-Jallieu (stade Pierre-Rajon), CS Bourgoin-Jallieu bat ACT Brumbies 20 à 12 (mi-temps : 8-7).
Temps chaud et couvert. Belle pelouse. Arbitre : Salem Attalah (comité Franche-Comté). Environ 3500 spectateurs.

Pour le CSBJ : 1 essai Coux (26e), 5 pénalités Boyet (3e), Di Bernardo (51e, 61e, 75e, 80e).
Pour les Brumbies : 2 essais A. Smith (21e), Timani (66e), 1 transformation Toomua (21e).

Carton jaune pour les Brumbies : Timani (36e).

CSBJ : A. Forest (Laloo, 59e, puis A. Forest, 74e) - R. Coetzee (Romanet, m-t), P. Van Zyl (R. Coetzee, 67e), Janin (Dumoulin, m-t), Coux - (o) Boyet (Di Bernardo, m-t), (m) J. Senio (Gondrand, 54e) - Leonte (Guillot, 59e), Labrit, S. Nicolas - Levast, Basson - Cardinali (Charlet, m-t), Vigneaux (Merle, 58e), Iapteff (Pelo, m-t).

BRUMBIES : McCabe - Mafi, A. Smith, T. Smith, Fainifo - (o) Toomua, (m) Valentine - Faingaa, Hoiles, Metuisela - Gower, Hand - Ma'afu, Hegarty, Yanuyanutawa (sont entrés en jeu : Noriega, Lealiifano, Timani, Tai, Charles, White, Foley, Taumaepeau).

Evolution du score : 3-0, 3-7, 8-7 (m-t), 11-7, 14-7, 14-12, 17-12, 20-12.

Les Brumbies étaient à l'heure. Présents au coup d'envoi du premier de la saison 2009-2010 au stade Pierre-Rajon. Et ils ont eu le bon goût de ne pas gâcher la fête, comme la veille à Tullins, où ils avaient pris de court les spectateurs venus les voir. Hier, rien ne pouvait gâcher la belle journée de sport de Bourgoin-Jallieu. Une fête débutée le matin, avec le départ de la 19e étape du Tour de France devant une dizaine de milliers de personnes. Ils étaient beaucoup moins, en fin d'après-midi, dans l'antre des Ciel et Grenat. Mais tout de même trois bons milliers, curieux d'en savoir plus sur le CSBJ nouveau.
La première impression leur donnera sans doute envie de revenir. Car les Berjalliens, même privés d'éléments de valeur (Wihongi, Milloud, J.-Ph. Genevois, Frier, M. Forest, Denos,...), ont tenu la dragée haute aux Brumbies. Il est vrai que les Australiens étaient privés de leurs internationaux, retenus chez les Wallabies pour le Tri-Nations. Mais ça n'enlève rien au mérite des Isérois. & 192 ; partir d'une mêlée solide et d'une défense agressive, ils ont posé les bases d'un jeu ambitieux. En témoigne l'essai de Jean-François Coux, inscrit en bout de ligne après un renversement d'attaque (26e). Sur ce coup-là, on sentit la patte de John Senio, le remplaçant de Morgan Parra, qui a dynamisé le jeu derrière le pack.

Sérieux jusqu'au bout

Malgré la chaleur et la fatigue, le CSBJ garda le cap en 2e période. Sa jeune garde (Guillot, Gondrand, Dumoulin, Romanet) se mit au diapason des tauliers pour tenir en respect des Australiens physiques mais un brin décevants. Et la botte d'Alberto Di Bernardo (quatre pénalités sur quatre) assura sa première victoire de la saison. "Un match de reprise est toujours décousu, il ne faut pas tirer de bilan conséquent", relativisait Eric Catinot. "En 1re mi-temps, on a vu sur le terrain des choses qu'on travaille depuis peu. La 2e mi-temps fut plus laborieuse. Mais on n'a rien lâché. C'est important devant notre public. Il faut être des compétiteurs." Et Rajon a applaudi.

LE 24 JUILLET : RUGBY : Bourgoin-Jallieu - Brumbies (18h30 à Pierre-Rajon en amical) : Les Brumbies se cachent (Source : "ledauphine.com")

La médiatique franchise australienne, vainqueur du Super 14 en 2001 et 2004, était hier à Tullins (Isère) pour préparer son match amical face à Bourgoin-Jallieu.

La question est revenue comme une rengaine hier après-midi. "Ils ne sont pas encore arrivés ?" Si. Et ils sont même repartis. Hier, les Brumbies ont joué à cache-cache avec le public venu les voir. Un entraînement avancé au dernier moment d'une heure et demie et voilà les dirigeant du club de Tullins un peu groggy, obligés de sauver les meubles en prévenant au dernier moment l'arrivée anticipée des Australiens.

Brumbies, les princes du Super 14

Dommage, car l'idée était pour le moins originale et pouvait même faire sourire, tant le décalage était frappant. Oui, les Brumbies, la franchise australienne double vainqueur du Super 14 (en 2001 et 2004) débarquait à Tullins, petit village du Sud-Isère de 7000 habitants. La formation de Nouvelle-Galles du Sud et ses internationaux australiens Stephen Hoiles ou Peter Kimlin, là, au milieu du stade Jean Vallois, alors qu'au loin le Vercors se dessine dans une chaleur étouffante. Une halte spéciale au cœur de deux semaines de stage qui conduiront les hommes d'Andy Friend à Bourgoin aujourd'hui, puis à Bayonne, Toulon et Perpignan. "On a beaucoup à apprendre ici", soulignait le capitaine Stephen Hoiles, alors que derrière lui ses coéquipiers se plient volontiers au jeu des autographes, pour les plus chanceux qui étaient venus en avance.

Hoiles : "Bourgoin ? Je ne connais pas du tout"

"Cette tournée est importante pour le club, pour connaître le rugby français et une culture différente de la nôtre." Apprendre. Tout ou presque. Même l'existence du club berjallien, adversaire du jour. "Je ne connais pas du tout cette équipe", avoue sans se défiler Hoiles. Derrière lui, le président du club local Pierre Croce tente d'atténuer sa déception. "C'est dommage. Les jeunes du club doivent arriver, eux sont en train de partir." Même Sam Cordingley et Fabrice Landreau, les voisins du FCG, devaient venir voir la franchise australienne. Las. "Mais ils ont pu s'entraîner pendant une heure. Ils étaient même impressionnés par nos structures." A dix mètres de là, la piscine municipale a fait le plein. "Ils pensaient que c'était à nous, pour se relaxer après les matchs ! Ils trouvaient ça fort pour une équipe de 7e division." Fin d'une rencontre un peu avortée, retour sur Voiron et l'hôtel. "Ils sont où ?" lance une dernière fois un jeune, venu voir les phénomènes. Partis. Sans que la fête soit totale.

LE 20 JUILLET : Tournée desd Brumbies : Bourgoin, Bayonne , Perpignan et Toulon au programme (Source : ""Midi Olympique" version "papier" du 20/07/09")

Les Brumbies, la franchise australienne qui a connu le plus de succès au niveau du Super 12 / 14 (deux titres en 2001 et 2004 et trois finales en 1997, 2000 et 2002) seront en France pour une tournée de développement

LE 24 AVRIL : Actualité Saint Omer : Un ministre à la Coupole sur les traces de combattants australiens (Source : "lavoixdunord.fr")

En Australie et en Nouvelle-Zélande, Fromelles et Bullecourt parlent autant aux gens qu'Austerlitz ou Waterloo aux Français. Au point que plusieurs communes en portent le nom.
A Fromelles, à une quinzaine de kilomètres au nord-ouest de Lille, la découverte récente d'une fosse commune de soldats du commonwealth, dont beaucoup d'Australiens, va donner lieu à l'érection d'un mémorial.
A Bullecourt (dans le triangle formé par Arras, Bapaume et Cambrai), un passionné, âgé de 84 ans, a récupéré de nombreux objets abandonnés après la Grande Guerre, dont beaucoup en lien avec les troupes australiennes. Il a décidé de faire don du musée qu'il a monté et qui est régulièrement visité.
Voilà les deux principales raisons pour lesquelles Alan Grifin était en visite dans la région, mercredi, alors que se profile l'ANZAC day (lire ci-contre). Ses pas l'ont mené à la Coupole où il était accompagné notamment par l'ambassadeur d'Australie en France, David Ritchie, et du major général Paul Stevens.
C'est en tant que directeur de la Coupole qu'Yves Le Maner reçut cette délégation et également parce qu'il a été sollicité par l'Etat australien comme conseiller scientifique. L'Australie souhaite en effet s'entourer du maximum de conseils pour évoquer la mémoire de ses soldats morts lors de la Grande Guerre.
La visite des lieux a commencé avec les photos de l'exposition L'Enfer et le chaos. La délégation australienne s'est dite impressionnée par ces vues, majoritairement prises par de simples soldats, loin des clichés officiels qui passaient sous silence les conditions de vie et de mort des combattants.
Ce fut ensuite un passage sous le dôme. L'occasion de voir un V2, fusée qui n'est pas inconnue aux antipodes puisqu'un exemplaire est montré à Canberra.
L'occasion aussi de découvrir des aspects de l'Occupation que n'ont pas connue les Australiens.
A l'issue de la visite, Alan Grifin a dit l'importance de l'impact de la Grande Guerre pour son pays qui a enregistré 46 000 morts pour une population d'environ 5 millions d'habitants. « Pas une seule famille n'a été épargnée ».
« Un musée, une exposition, c'est important parce que ça permet de réfléchir et de faire réfléchir », a jouté le ministre, allant dans le même sens qu'Yves le Maner qui avait dit : « Il faut transmettre l'histoire du passé aux jeunes. C'est un moyen de garantir une vie pacifique ».

LE 23 AVRIL : Fromelles, lieu "sensible" et de mémoire pour l'Australie, où 2 200 "diggers" périrent en 14-18 (Source : "lemonde.fr")

A Fromelles, 10 km de Lille et 20 000 km de Sydney, le petit carré d'un vert tendre, enclos par une fine chaîne blanche, enferme un pan de la mémoire australienne. Là, en lisière d'un bois, quatre cents soldats alliés gisent pêle-mêle sous deux mètres de la lourde terre du Nord. Beaucoup avaient traversé la Terre entière pour se faire faucher à la mitrailleuse au sortir d'une tranchée, les 19 et 20 juillet 1916. Les Allemands avaient jeté les corps dans huit fosses communes. La dernière pelletée jetée, ils avaient méticuleusement consigné les faits dans un rapport, à son tour vite enfoui. Paperasse et pauvres hères furent oubliés pour près d'un siècle. Jusqu'à ce qu'un historien amateur vivant à Melbourne, Lambis Englezos, retrouve leur trace, dans les archives d'abord, sur le terrain ensuite.

Honneur leur est rendu aujourd'hui. En visite sur les lieux, mercredi 22 avril, le ministre australien des anciens combattants, Alan Griffin, a lancé officiellement les travaux d'exhumation des corps. Ils seront transférés vers un site aménagé, concédé par l'Etat français à perpétuité, à côté du cimetière communal. Un petit musée a leur mémoire sera également bâti. Le chantier devrait durer jusqu'à la fin de l'année.

Anecdotique dans la grande saignée de 1914-1918, la bataille de Fromelles est une date importante dans l'hémisphère Sud. "Ce sont les quarante-huit heures les plus meurtrières de l'histoire de l'Australie", explique Alan Griffin. 2 200 hommes périrent dans cette attaque, simple diversion qui vira au fiasco. L'état-major allié ayant rejeté la trêve proposée par le camp adverse, des soldats risquèrent leur vie pour aller chercher dans le no man's land les blessés qui appelaient au secours. Ce fut le cas de l'héroïque sergent Simon Fraser dont la statue en bronze trône à Fromelles et sa réplique à Melbourne.

Au total, 46 300 "diggers", surnom des soldats insulaires, sont morts sur le sol français durant le conflit. "Il y a en France plus d'Australiens morts que partout ailleurs dans le monde", assure Alan Griffin. A l'époque, ce sacrifice ancrait sur la scène internationale l'existence du nouveau pays, un vaste territoire peuplé d'à peine cinq millions d'habitants, indépendant au sein du Commonwealth depuis 1901. "La tragédie a participé à la naissance d'une Nation", confirme le ministre.

Hubert Huchette, maire de Fromelles depuis 2001, le sait pertinemment : "C'est une date et un lieu sensible en Australie." Echarpe tricolore en travers de la poitrine, l'édile a déjà accueilli un premier ministre et cinq ministres venus de Canberra. Chaque année, il voit débarquer dans son bourg, fort de 900 habitants, plusieurs centaines d'"Aussies". Les touristes visitent le VC Corner, un cimetière propret entretenu par le service des sépultures du Commonwealth, où sont déjà regroupés dans deux fosses quatre cents soldats australiens sans nom, trouvés sur le terrain après l'Armistice. Sur le registre, s'égrènent les noms de visiteurs venus de Sydney, d'Huntingdale ou de Tasmanie.

Ces temps derniers, les télévisions australiennes font aussi la queue à Fromelles, filment le champ et interrogent monsieur le maire. A tous, Hubert Huchette raconte le coup de téléphone qu'il reçut de Melbourne un jour d'août 2002. Le tenace Lambis Englezos lui demandait si sa commune recensait un lieu que les Allemands avaient baptisé "Bois des Faisans" dans leur rapport de 1916. "Ce nom ne me disait rien. Il m'a envoyé une photo aérienne et j'ai reconnu ce qu'on appelait ici le bois Dambre." L'élu apprend alors que des centaines de corps pourraient y être enterrées. "Ici, tout le monde l'ignorait. Le village avait été évacué et détruit pendant les combats. Les habitants n'étaient revenus qu'en 1920."

L'affaire fait grand bruit en Australie. Le gouvernement mandate une équipe d'archéologues venus de Glasgow qui, en 2007 puis en 2008, radiographie le terrain, le sonde et confirme l'existence de restes humains, tantôt alignés, tantôt entassés. Les soldats sont australiens mais aussi britanniques. Les futures excavations devraient permettre d'en préciser le nombre. Des tests ADN seront entrepris, à titre expérimental. Ils autoriseront peut-être une identification de ces dormeurs du Val, qui avaient fait tout ce chemin pour mourir à Fromelles.

LE 23 AVRIL : 14-18 : l'Australie investit 20 millions de dollars dans ses musées européens (Source : "tv5.org")

L'Australie va investir 20 millions de dollars australiens (10,8 millions d'euros) dans les mémoriaux et musées européens consacrés à ses 300.000 soldats qui ont combattu pendant la Première Guerre mondiale, a annoncé jeudi le ministère australien des Anciens combattants.

Le programme, détaillé par le ministre, Alan Griffin, à Pozières (Somme) où il se trouvait jeudi, concerne les sites de Villers-Bretonneux et Pozières dans la Somme, Bullecourt (Pas-de-Calais), Fromelles (Nord), Mont St Quentin (Moselle), Ypres et Tyne Cot en Belgique.

Il devrait notamment servir à rénover le musée de Villers-Bretonneux, où les Australiens célèbrent chaque 25 avril l'Anzac Day (pour "Australian and New Zealand Corps"), qui marque le débarquement des troupes australiennes et néo-zélandaises en Turquie le 25 avril 1915.

M. Griffin doit assister aux cérémonies de samedi à Villers-Bretonneux, aux côtés de son homologue français Jean-Marie Bockel.

Le musée de Fromelles pourrait par ailleurs être déplacé après la découverte l'an dernier, dans un champ de navets du village, de dépouilles de soldats australiens et britanniques tombés en 1916 lors de la "bataille de Fromelles".

Grâce à la création d'un "chemin d'Anzac intégré", l'Australie entend permettre une "meilleure appréciation de ce que les Australiens ont réalisé et enduré sur le principal théâtre de la Première Guerre mondiale", selon un communiqué du ministère australien des Anciens combattants.

"Il est particulièrement important d'agir maintenant à l'approche du centenaire de notre engagement dans la guerre et l'attention internationale qu'il suscitera au cours des années à venir", a estimé M. Griffin, cité dans ce communiqué.

Près de 300.000 soldats australiens ont servi dans les Forces armées impériales australiennes (AIF) entre 1914 et 1918 sur le front occidental de la Grande guerre, dont 46.000 ont été tués au combat ou ont succombé à leurs blessures, selon le site internet du gouvernement

LE 27 MARS : Rugby : Top 14 : le Stade Français converti à la méthode australienne (Source : "http://tempsreel.nouvelobs.com")

Le Stade Français défie Toulouse dimanche sur la pelouse du leader du Top 14 et, comme depuis le début de saison, il s'est préparé à ce rendez-vous en effectuant un travail analytique de son rugby sous l'impulsion d'Ewen McKenzie.

L'entraîneur parisien a imposé cette méthode typique du rugby de son pays, l'Australie.

Aussi ne faut-il pas s'étonner de voir ses joueurs réaliser des passes les yeux bandés avec un coéquipier au soutien ou s'envoyer des oeufs. Farfelus ou pas, l'enchaînement de ces jeux plaît aux intéressés, troisièmes du championnat.
"Je veux avoir des joueurs heureux à l'entraînement", insiste Ewen McKenzie. "Mais le plus important pour moi est que les joueurs aient les bonnes attitudes."
Par le biais de ces petits jeux, les fameux "skills", les joueurs travaillent leurs attitudes au contact comme le franchissement d'épaule pour assurer la continuité de l'action ou la passe sur un pas, la communication sur le terrain et la gestuelle. Cette pratique a d'ailleurs des résultats visibles en match, pensent les joueurs.
"On essaie de faire le bon geste en s'exerçant par petits groupes", dit le trois-quarts polyvalent Guillaume Boussès. "C'est la base du travail à l'australienne : minimiser les fautes et peaufiner les détails. Le fait de répéter certaines situations apporte un plus en termes de précision lors du jeu réel."

"CELA VA PAYER"

Depuis plusieurs saisons déjà, les Stadistes ont recours à ce qu'on appelle des "fitness games", qui mêlent un travail physique, technique et tactique. Les entraîneurs en ont plus de 50 en stock pour recréer des situations de match. L'arrivée de l'encadrement australien a renouvelé de 20% les exercices.

"Ce sont d'abord de bons exercices cardio-vasculaires pour mettre en route l'organisme", explique le préparateur physique parisien Benjamin Del Moral. "Cet entraînement en situation repose sur l'AORRC : l'alternative, l'opposition, la répétition, la réversibilité et la construction."
A chaque séance, ces jeux sont modulés en fonction de l'espace, du nombre de participants et des thèmes. Ils sollicitent et développent "l'intelligence situationnelle", autrement dit la prise de décision dans l'urgence.
Si la vidéo et les lancements servent à mettre en place la stratégie, ces petits jeux concernent plus l'analytique.
"McKenzie s'adresse à nous pour nous apporter quelque chose, sans l'imposer", confie le talonneur expérimenté Mathieu Blin. "Roncero a changé la position de son pied gauche lors de l'entrée en mêlée, Marconnet s'est rendu compte qu'il laissait sa main sur le pilier adverse. Moi-même, j'ai changé ma façon de lancer en touche pour les premiers et deuxièmes sauteurs. Je ne lance plus le ballon devant mais derrière la tête pour optimiser la touche."

L'entraîneur australien procède par petites touches successives en s'appuyant sur le savoir-faire parisien. Il s'agit le plus souvent du bras d'un porteur à replacer en touche ou du bassin d'un pilier ou d'un deuxième ligne mal placé en mêlée.
Des piliers aussi chevronnés que Sylvain Marconnet ou Rodrigo Roncero apprécient.
"Le côté analytique des Australiens est vraiment important sur les phases de conquêtes et d'attaque", conclut Blin. "Même si cela prend du temps de travailler les postures, les placements et les bonnes attitudes, cela va payer pour la suite."

LE 22 MARS : Vandalisme : 18 kangourous "évadés" du Parc australien (Source : "midilibre.com")

La longue quête s'est achevée hier à 19 h et devait reprendre ce matin. Hier soir, quatre kangourous étaient encore portés disparus au Parc australien. Modeste chiffre au regard des 18 animaux manquants, hier matin à 9 h 30.

C'est au cours de la nuit de vendredi à samedi que ces wallabies, petits kangourous roux hauts de 50 à 80 cm, ont "disparu" du site de Montlegun. Evasion permise par des dégradations sur les enclos de ces animaux : cinq parcs ont ainsi été fracturés, alors que la clôture extérieure était découpée en quatre points.

La gérante, Carole Masson, ne pouvait que constater l'acte de malveillance : « Depuis l'attaque par les chiens errants dont nous avons été victimes, tous les enclos avaient été refaits. Les grillages étaient neufs et nous avions coulé du béton à leur base. C'est fait sciemment, avec la volonté de faire du mal. » Tout au long de la journée, les recherches ont donc progressé. Avec l'inquiétude causée par le tempérament de cette espèce, sujette au stress, potentielle source de mortalité. Des craintes également causées par la proximité de l'A61, autoroute sur laquelle les ASF avaient procédé à la diffusion de messages d'urgence, via Radio Trafic. De quoi justifier le déploiement engagé : aux côtés de Carole Masson, quatre gendarmes trébéens, six pompiers de Carcassonne et Trèbes, ainsi que des policiers municipaux carcassonnais membres de la brigade canine, équipés d'un fusil hypodermique et de filets. Mais la mission était délicate, confiait un pompier : « Tu ne peux pas les attraper, ces bêtes-là, ça fait des bonds de deux mètres ! »

Hier, entre 10 h et 13 h, quatorze animaux étaient pourtant ramenés "au bercail". Mais, à 18 h, Carole Masson avouait la difficulté de la tâche pour retrouver les derniers : « Autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Ils ont pu s'éloigner, et peuvent rester des jours à un endroit sans bouger. »
Toute personne apercevant les animaux peut contacter le Parc (tél. 06 07 06 86 83).

LE 14 FEVRIER : Nicolas Sarkozy propose l'aide de la France à l'Australie (Source : "http://tempsreel.nouvelobs.com")

Dans une lettre envoyée lundi au Premier ministre australien Kevin Rudd, Nicolas Sarkozy propose l'aide de la France à l'Australie, à travers le territoire voisin de Nouvelle-Calédonie

Alors que le Premier ministre de l'Etat de Victoria évoque un bilan de plus de 200 morts, après les incendies exceptionnels qui touchent cet Etat et celui de Nouvelle-Galle-du-Sud (sud-est), Nicolas Sarkozy a proposé l'aide de la France à l'Australie, dans une lettre envoyée lundi 9 février au Premier ministre australien Kevin Rudd.
"La France est bien entendu prête à apporter à l'Australie toute aide que votre pays pourrait juger utile de formuler. A ce titre, la proximité entre la Nouvelle-Calédonie et l'Australie pourrait très naturellement être mise à profit pour l'acheminement d'un tel appui", écrit le président de la République.

"Solidarité du peuple français"

Il fait également part de tout son "soutien" aux familles des victimes les assurant de sa "solidarité et de celle du peuple français".
Dans une autre lettre, adressée à la gouverneure générale d'Australie, Lady Quentin Bryce, représentante de la Reine d'Australie et du Royaume-Uni, Elizabeth II, Nicolas Sarkozy témoigne de sa "très profonde sympathie", "après les heures tragiques qui ont endeuillé" l'Australie. Il exprime en outre ses "plus sincères condoléances (aux familles) qui ont perdu l'un des leurs".