LES ACTUALITES AUSTRALIENNES EN 2009

ECONOMIE

 

Le 26 MARS : Sanofi-Aventis : L’EMERFLU AUTORISÉ EN AUSTRALIE (Source : "investir.fr")

Une nouvelle favorable du côté de Sanofi-Aventis. Sanofi Pasteur, la division vaccins du groupe pharmaceutique, a reçu l’autorisation de mise sur le marché de l’Emerflu, vaccin contre la grippe pandémique à usage humain, par l’Agence australienne des produits thérapeutiques.

L’Emerflu est donc désormais approuvé dans l’ensemble du pays pour la prévention de la grippe pandémique en cas de déclaration officielle de la pandémie. Cette autorisation accordée pour l’Emerflu fait suite à l’avis favorable du Comité australien d'évaluation des médicaments (ADEC) émis le 13 février 2009, fondé sur l’examen des résultats des essais cliniques conduits depuis la fin 2004.

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Le 20 MARS : AUSTRALIE • Australie : la loi sur l'import de livre chèrement défendue (Source : "actualitte.com")

La loi sur l'importation de livres en Australie est âprement discutée actuellement, et après avoir épluché les quelque 270 messages envoyés à la Productivity Commission, la plupart s'opposant à une ouverture du marché, cette dernière a annoncé qu'elle publierait un bilan des réflexions apportées.

La situation n'a pas changé : certains détaillants prônent l'ouverture de la loi sur les 30 jours, tandis qu'éditeurs et auteurs prêchent en faveur d'un maintien des restrictions. Peit rappel légal : aujourd'hui, un éditeur a 30 jours pour acheter les droits d'un livre étranger, et le proposer sur le marché. Dans le cas contraire, les libraires sont libres de se le procurer en import. En outre, en cas de rupture de stock pour l'éditeur, 90 jours sont accordés pour que le livre revienne sur le marché.

Supprimer ces conditions porterait un grave préjudice au secteur du livre australien, estiment de concert les éditeurs, dans la mesure où les investissements permis par les rentrées d'argent ainsi occasionnées seraient réduits d'autant. Le problème qui se pose pour les revendeurs tourne alors autour du prix du livre acheté à l'éditeur australien, contre celui des fournisseurs étrangers, qui peuvent être moins chers.

Mais l'Australian Publishers Association a tenté l'expérience : sur 9 best-sellers, quatre sont moins chers en Australie que toute autre source d'approvisionnement, deux étaient plus chers, et trois naviguaient entre-deux. Le maintient des restrictions légales sur l'import, outre la protection de l'industrie et des auteurs, assure également le maintien de l'économie au niveau des imprimeurs, nécessairement impactés par une importation nouvelle.

Le rapport final du gouvernement sera rendu le 13 mai.

Le 10 MARS : AUSTRALIE • Une idée pour sauver le tourisme (Source : "courrierinternational.com")

Les touristes souhaitant se rendre en Australie pourraient bientôt le faire gratuitement, si le plan proposé par une holding de sociétés de tourisme est adopté par le gouvernement. "Selon la proposition intitulée Projet SOS, les visiteurs acceptant l'offre d'un billet d'avion gratuit devront dépenser une certaine somme dans le pays, environ 5 000 dollars australiens [2 545 euros] pour soutenir l'activité des magasins, des hôtels et des restaurants locaux", explique The Age. C'est avec ce genre d'idées innovatrices que l'on arrivera peut-être à contrecarrer les effets de la crise économique sur le tourisme, poursuit le quotidien. En 2008, le nombre de touristes étrangers en Australie a chuté de 6,5 %.

Le 10 MARS : L'Australie met en place ses pépinières (Source : "atelier.fr")

Afin de favoriser le développement et la compétitivité de ses jeunes entreprises, le gouvernement australien finalise son système de pépinières et d'incubateurs

Depuis février, un incubateur baptisé Creative Industries Innovation Centre (CIIC) a ouvert ses portes sur le campus de l'université de technologies de Sydney. "Ces incubateurs favorisent l'accès aux dernières technologies", explique à L'Atelier Michael Grieve, directeur du CIIC. En outre, pour les jeunes entreprises des secteurs de la communication (cinéma, édition, etc.) qui y poussent, c'est le gage de ressources et de support auxquelles elles n'avaient pas accès dans le passé. Par exemple, Sidney et sa région concentrent selon les statistiques officielles 39% des entreprises créatives d'Australie, 70% des entreprises high tech internationales et la plupart des banques locales. Ce qui les a pénalisées sur les marchés internationaux. D'où le lancement par le gouvernement australien de six centres d'innovation industrielle en mai 2008.

Un système original

Chacun spécialisé dans des industries spécifiques. "Ils tissent des liens avec les différentes agences gouvernementales et surtout encouragent le développement de plans en R&D". Le centre apporte également des connaissances juridiques afin de protéger efficacement la propriété intellectuelle. La fonction principale de ces dispositifs est d'offrir aux entreprises innovantes un diagnostic des opérations de l'entreprise gratuitement. Ce dernier pointe généralement trois à six recommandations, qu'un consultant extérieur analyse afin d'améliorer la productivité et la compétitivité internationale et de pérenniser l'entreprise. Le consultant est payé avec une partie du financement de vingt mille dollars donné par le centre. Chacun des six centres a des objectifs différents.

Des points communs

Michael Grieve nous explique que "le CIIC a pour objectif de prendre en charge trois cents analyses de modèles d'affaires par an". Ceux qui se focalisent sur les innovations dans le secteur manufacturier, peuvent aider quatre cents entreprises. Point commun avec le système français, la mise en place de partenariats avec les universités. Ce qui inclut des incubateurs, l'accès aux ressources de l'Université, des groupes de travail et des possibilités de réseaux importantes. D'autres centres sont spécialisés dans les mines, les régions innovantes, la défense, les entreprises isolées et les énergies renouvelables. À noter que ces initiatives ont été lancées à la suite de l'élection de M. Kevin Michael Rudd. Celui-ci avait promis une éducation digitale haut débit et une économie de l'innovation lors de son programme. En France, la dernière initiative proche est l'extension prochaine du concept de la Cantine, au départ conçu par les équipes du Silicon Sentier.

Le 3 MARS : L'Australie redécouvre ses mines d'uranium à la faveur de la réhabilitation du nucléaire civil (Source : "lemonde.fr")

L'Etat d'Australie-Occidentale a des ressources minérales à faire pâlir d'envie, exportant à travers le monde son minerai de fer et son gaz naturel. D'ici à quelques années, l'uranium pourrait s'ajouter à la liste de ses exportations de matières premières. Selon l'association australienne de l'uranium, les gisements y sont importants et représentent 188 000 tonnes d'oxyde d'uranium sur 28 sites. Des ressources que l'Etat semble désormais prêt à exploiter ; contrairement à ses prédécesseurs travaillistes, le nouveau premier ministre libéral, Colin Barnett, élu en 2008, est favorable au développement de l'exploitation de l'uranium. Cela pourrait rapporter 200 millions de dollars à l'Etat d'ici à vingt ans.

Bien que l'Australie possède les plus importants gisements d'uranium de la planète, ce secteur a longtemps eu mauvaise presse. La crainte du nucléaire civil et militaire était très présente. En outre, le pays possède d'importantes ressources en charbon lui permettant de produire de l'électricité à bas prix, sans recours au nucléaire.

Dans les années 1980, alors que les mines de Ranger, d'Olympic Dam et de Beverly étaient déjà en activité, le Parti travailliste avait décidé que toute nouvelle mine serait proscrite dans les Etats dirigés par des travaillistes. "Ces contraintes politiques ont créé un fossé ; même si le pays a entre 38 à 40 des gisements de taille mondiale, il ne représente que 19 % du marché mondial", commente Simon Clarke, porte-parole de l'association australienne de l'uranium.

Mais les temps sont devenus plus favorables. Avec la Chine et l'Inde prêtes à construire des dizaines de réacteurs nucléaires civils, la demande internationale est forte. Le Parti travailliste a abandonné sa politique de veto en 2007. Si plusieurs Etats, comme le Queensland et le Victoria, refusent toujours d'autoriser les mines d'uranium, cela permet à l'Australie-Méridionale de continuer de développer son industrie florissante.

Depuis quelques années, l'exploration est en plein essor. Selon le bureau australien des statistiques, les dépenses pour 2007-2008 ont atteint 231 millions de dollars australiens (116 millions d'euros), contre 114 millions de dollars en 2006. Même s'ils devraient mettre plusieurs années avant d'aboutir, les projets de mines sont nombreux. Particulièrement attendu, l'agrandissement par BHP Billiton de la mine d'Olympic Dam, en Australie-Méridionale, devrait faire passer la production de 4 000 tonnes d'oxyde d'uranium par an à 19 000 tonnes.

L'Australie exporte principalement vers les Etats-Unis, le Japon et la France. Surtout, le pays a récemment fait sa première livraison à la Chine, un importateur et investisseur potentiellement très important. Malgré des restrictions à l'exportation - l'Australie n'exporte que vers les pays signataires du traité de non-prolifération nucléaire -, l'uranium a rapporté 887 millions de dollars (444 millions d'euros) en 2008.

Enfin, l'idée d'avoir recours au nucléaire en Australie même progresse. Les partisans de l'uranium ont un argument de poids : l'énergie nucléaire pourrait être une solution dans ce pays qui, à cause de ses centrales au charbon, émet le plus d'émissions de gaz à effet de serre par habitant au monde.

"Les Australiens ne sont pas prêts à l'accepter, il y a beaucoup d'autres sources d'énergie propres à envisager", commente Tony Mohr, de la fondation australienne pour la conservation. Mais un sondage récent réalisé par l'institut Essential Research a révélé que les Australiens opposés au nucléaire seraient devenus minoritaires dans l'opinion.

Le 27 FEVRIER : Australie : Du gaz pour Total en 2015 (Source : "developpementdurablelejournal.com")

Déjà bien implanté en Australie où le groupe a obtenu plusieurs permis de prospection au cours des dernières années, Total prévoit d’y lancer une production de gaz naturel d’ici à 2015.
Total espère lancer une production de gaz en Australie avant 2015, a déclaré jeudi Bertrand Huillard, vice-président du groupe chargé de l’exploration et de la production en Asie et en Extrême-Orient. « La prochaine percée devrait intervenir en Australie où nous avons des projets de développements » qui devraient se concrétiser « en 2009 et 2010 » avec une production qui « devrait commencer en 2015 » a précisé Bertrand Huillard qui a indiqué que l’Asie avait représenté 11% de la production de pétrole et de gaz du groupe en 2008.
Total prospecte depuis plusieurs années dans le continent australien avec la bénédiction des autorités locales. Le groupe avait ainsi obtenu, en 2007, l’autorisation d’explorer dans le nord-ouest du pays (Western Australia), après avoir répondu favorablement à un nouvel appel d’offres. Il a acquis des participations dans plus d’une douzaine de permis dans cette région riche en gaz, en particulier dans le bassin de Browse où le groupe est présent depuis 2006

Le 25 FEVRIER : Bombardier vend 32 automotrices de plus à l'Australie (Source : "http://lapresseaffaires.cyberpresse.car")

Ayant besoin de plus de trains, l'État de Victoria en Australie se tourne vers le fabricant montréalais Bombardier (T.BBD.B) afin de lui passer une commande pour 32 voitures fonctionnant au diesel.

La division Transport de la multinationale précise que la commande porte sur des voitures automotrices de marque VLocity, qui seront fournies en rames de deux à trois voitures.Cette commande de 95 millions de dollars US portera à 134 le nombre de voitures VLocity du genre qu'utilise le transporteur public V/Line Passenger depuis la mise en service des rames en 2005.

Cette marque de trains en acier inoxydable offre entre autres des grandes vitres panoramiques, un intérieur climatisé et des compartiments à bagages pouvant accueillir bicyclettes et planches de surf.

«V/Line a tiré parti d'une croissance massive du taux d'utilisation ces quelques dernières années, et nous le devons en grande partie aux trains VLocity de Bombardier», souligne Rob Barnett, PDG de V/Line Passenger. Je suis ravi que nous étendions notre parc de voitures.»

Les livraisons doivent être effectuées en 2010 et 2011 et Bombardier entend fabriquer les rames à l'usine australienne de Dandenong.

Le 24 FEVRIER : James Packer, l'héritier le plus riche d'Australie, mise sur les casinos... et perd (Source : "lemonde.fr")

A 41 ans, James Packer aurait pu profiter tranquillement de sa fortune colossale. Le fils du magnat australien Kerry Packer s'est, à la mort de son père fin 2005, retrouvé à la tête de la compagnie familiale, Consolidated Press Holdings Ltd. A la clef, des parts essentielles dans la compagnie de casinos Crown Limited et dans la Publishing and Broadcasting Limited (PBL), propriétaire de chaînes de télévision.

En prenant les rênes de cet ensemble, James Packer avait acquis le statut d'homme le plus riche d'Australie - comme son père avant lui -, affichant, en 2006, une fortune de 7 milliards de dollars (3,7 milliards d'euros), selon le Business Review Weekly Magazine. Mais cela n'aura pas duré. En un an, alors qu'il subit de plein fouet la crise financière mondiale, on estime que l'Australien aurait perdu la moitié de sa fortune.

CHANGEMENT DE STRATÉGIE

Désormais, l'héritier cherche à réduire ses dépenses. On le voit beaucoup moins fréquenter les courses hippiques, et il revendrait même le yacht ultra luxueux qui lui avait coûté 50 millions de dollars.

M. Packer paie probablement le prix d'un changement de stratégie dans la gestion de l'empire constitué par son père. En 2006, il a en effet revendu la grande majorité des activités dans les médias, à commercer par la télévision privée Channel 9.

L'héritier a préféré investir dans les casinos. Propriétaire à 38 % de Crown Limited, qui possède le casino de Melbourne - le plus gros d'Australie -, il a également cherché à s'implanter à l'étranger. Au Royaume-Uni, mais aussi au Canada et aux Etats-Unis. A Las Vegas (Nevada), le milliardaire a racheté les casinos Cannery, au plus haut du marché. Or, depuis, les prix se sont effondrés. En Asie, à Macao, M. Packer s'est en outre engagé avec d'autres investisseurs dans un projet de plusieurs milliards de dollars - la "City of dreams", un complexe de casinos et d'hôtels qui doit ouvrir en 2009.

Après avoir largement misé sur ce secteur, M. Packer pouvait raisonnablement s'attendre à un retour sur investissement. Mais avec la crise économique, les casinos se vident et les parieurs se font rares. Rien qu'à Macao, entre la chute de la fréquentation et une restriction des visas, la banque JP Morgan prévoit une baisse des revenus du jeu de 12 % en 2009. La valeur des actions de Crown Limited a ainsi enregistré une chute de 54 % en douze mois.

En 2008, trois ans après la mort de son père, M. Packer n'était plus que le troisième homme le plus riche d'Australie.

Le 20 FEVRIER : Acciona: contrat pour une usine de dessalement en Australie (Source : "radiobfm.com")

Acciona Agua a annoncé que le consortium Adelaide Aqua dont il est partie prenante va concevoir, construire et opérer une importante usine de dessalement d'eau en Australie méridionale.

Le groupe d'infrastructures espagnol souligne que cette unité de production fonctionnant aux énergies renouvelables pourra assurer un quart de la consommation d'eau d'Adelaïde, capitale de l'Etat et ville comptant plus de 1 million d'habitants.
Elle pourra fournir 150 000 m3 d'eau par jour dans un premier temps, puis 300 000 m3 à terme, ce qui devrait en faire la plus grosse usine de ce type dans le monde.
Ce contrat représente un montant de 1,4 milliard de dollars australiens, soit environ 700 millions d'euros. La construction doit s'achever en décembre 2010

(CercleFinance.com)

Le 9 FEVRIER : En Australie, "lucky country", la chance tourne avec la récession mondiale (Source : "lemonde.fr")

En Australie, la "génération Y" - née entre 1978 et 2000 - risque de découvrir le chômage. Les jeunes Australiens étaient accusés de n'avoir aucune loyauté envers leurs employeurs, poussés par un marché de l'emploi florissant à changer de travail comme de chemise. Mais désormais, les offres d'emploi sont en baisse régulière et, selon le ministère de l'économie, le taux de chômage pourrait passer de 4,5 % à 5,5 % en 2009, et atteindre 7 % en 2010. "Les Australiens de moins de 35 ans n'ont pas connu une seule récession depuis qu'ils sont sur le marché du travail. Ils vont découvrir le chômage comme les baby-boomers l'ont découvert dans les années 1970", commente Saul Eslake, économiste en chef pour la banque ANZ.

C'est un phénomène nouveau en Australie, pays qui, depuis plus d'une décennie, bénéficie d'une prospérité économique à faire pâlir d'envie d'autres membres moins chanceux de l'OCDE. En 2008, le pays a enregistré sa dix-septième année consécutive de croissance économique, avec + 1,9 %. Entre 1998 et 2007, la croissance s'était même maintenue à 3,5 % en moyenne. Les salaires étant relativement élevés et le rêve australien d'acheter sa maison, même avec des prix de l'immobilier en hausse, est demeuré accessible.

Il faut dire que l'Australie est le "lucky country", la nation chanceuse, selon l'expression du sociologue Donald Horne, très célèbre dans le pays mais mal interprétée - il critiquait en fait par cette phrase, en 1964, le manque d'innovation de l'Australie. Son sous-sol regorge de ressources minérales, dont les plus importants gisements d'uranium au monde. Elle est aussi l'un des principaux producteurs d'or et de minerai de fer de la planète. Depuis le début des années 2000, ces ressources lui ont assuré une prospérité qui semblait ne jamais devoir prendre fin, dopée par la demande chinoise.

Mais, désormais, les Australiens s'inquiètent. Avec la crise mondiale, six des dix principaux partenaires économiques du pays sont entrés en récession. Pour l'instant, l'Australie y échappe, mais les craintes sont importantes. Pour le premier semestre 2009, la croissance devrait ainsi s'établir à 0,25 %, selon la Banque de réserve australienne.

Dans tous les secteurs, les licenciements ont commencé. Holden, le constructeur automobile national, mais aussi les banques nationales ANZ et Macquarie, ou encore le géant minier BHP-Billiton, entre autres, ont annoncé des réductions de personnel. L'investissement souffre : dans les secteurs de la construction et des mines, nombre de compagnies ont décidé d'abandonner ou de repousser des projets. Ce pourrait n'être qu'un début. "La récession mondiale et de la division par deux de la croissance chinoise vont coûter 115 milliards de dollars australiens (59,1 milliards d'euros) au budget national et créer un déficit temporaire", a prévenu le premier ministre, Kevin Rudd.

En réaction, le gouvernement vient donc de proposer un grand plan de relance économique. Quelque 42 milliards de dollars vont être consacrés à des investissements variés, visant à soutenir les emplois et la consommation.

Le plan a été accueilli avec soulagement. Reste à savoir s'il parviendra à isoler l'Australie de la crise. Beaucoup estiment que le pays est mieux armé que d'autres - avec des excédents budgétaires et des finances saines qui lui permettent d'entrer en déficit en cas de besoin. Mais cela ne suffira pas à le protéger, préviennent des économistes. "L'Australie est très vulnérable, à cause de sa dépendance vis-à-vis des exportations de matières premières, mais aussi à cause du fort niveau de la dette privée totale", explique ainsi Steve Keen, professeur d'économie à l'université de Sydney Ouest. Dans les années 1990, le taux de chômage avait atteint 11 %. Selon les prévisions les plus pessimistes, cela pourrait arriver de nouveau. Les membres de la "génération Y" ont maintenant de bonnes raisons de s'accrocher à leur poste.

Le 4 FEVRIER : Viticulture - Un colosse au pied d'argile - L'Australie s'inquiète (Source : "cfo-news.com")

Souvent présenté comme l’un des surdoués de la viticulture mondiale, le vignoble australien traverse aujourd’hui une période de doute.

Les causes sont multiples. La première est liée à la conjoncture économique mondiale, qui pèse tout naturellement sur ses exportations. Selon certaine source, les expéditions de vins australiens vers l’étranger auraient chuté de 13% en un an. Le marché chinois se porte, lui, très bien, mais les acheteurs américains et anglais, premiers consommateurs de vins australiens, ne sont plus ce qu’ils étaient...

En second lieu, le réchauffement climatique amène une sécheresse grandissante sur certains terroirs viticoles qui deviennent arides. Les restrictions d’arrosage ne permettent plus aux producteurs d’inonder leurs vignes et plusieurs propriétés se trouvent ainsi menacées de disparition. Pourtant, parallèlement à ce phénomène, le vignoble australien est à nouveau confronté à un risque de surproduction. Certains opérateurs proposent une réduction drastique de la production de vins dans le pays. Il s’agirait de diminuer fortement les volumes des vins de modeste qualité, vendus à bas prix, sans bénéfice pour personne, et dont le stockage pour cause de mévente alourdit les cours du vrac.

Enfin, le phylloxéra est réapparu l’année dernière sur plusieurs parcelles. Il avait déjà été signalé dans la Yarra Valley il y a deux ans, et sa présence est l’une des pires nouvelles que l’on puisse annoncer à un vigneron. Pour l’heure, ses dégâts sont limités à quelques foyers d’infection bien répertoriés, mais on sait que l’animal se propage à la vitesse d’une épidémie. C’est donc un souci de plus pour les viticulteurs de ce pays, qui demeure avec 160.000 hectares le sixième producteur mondial.

© JDV - Le Journal Du Vin
Partenaire expert de CFO-news pour la rubrique vin et oenologie.

Le 2 FEVRIER : Crise : nouvelles mesures d'urgence en Australie et au Japon (Source : "afp sur "google.com")

Le gouvernement australien et la Banque du Japon ont annoncé mardi, chacun de leur côté, une série de mesures d'urgence pour soutenir leurs économies respectives face à la crise financière, mais ces nouvelles ont échoué à donner un coup de fouet aux marchés asiatiques.

L'Australie a dévoilé un plan de relance de 42 milliards de dollars australiens (20,8 milliards d'euros). "La récession mondiale pèse désormais sur l'économie australienne. La croissance ralentit et l'emploi va faiblir", a justifié le ministre de l'Economie et des Finances, Wayne Swan.

Le plan comprend quelque 28,8 milliards de dollars australiens dévolus à l'Education, aux logements et aux infrastructures routières ainsi qu'une enveloppe de 12,7 milliards en faveur des ménages aux revenus modestes.

Dans la foulée, la banque centrale australienne a abaissé son principal taux d'intérêt d'un point de pourcentage à 3,25%.

"La combinaison de politiques monétaire et budgétaire expansives maintenant en place va aider l'économie australienne à amortir les forces négatives venant de l'étranger", s'est félicité le gouverneur de la banque, Glenn Stevens.

Le Fonds monétaire international (FMI) avait mis en garde la semaine dernière contre une contraction de l'économie australienne de 0,2% en 2009 si aucune mesure n'était prise. Canberra avait déjà injecté en décembre 10,4 milliards de dollars australiens dans l'économie pour stimuler la consommation.

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Le 15 JANVIER : Le chômage en hausse en Australie (Source : "lefigaro.fr")

Le taux de chômage a atteint 4,5% en décembre en Australie, son plus haut niveau depuis près de deux ans, alors que la crise mondiale affecte le dynamisme économique du pays-continent, a indiqué aujourd'hui le Bureau des statistiques.
Avec 43.900 travailleurs à temps complet en moins, par rapport au mois précédent où le chômage était de 4,4%, le niveau global de chômeurs atteint en décembre son plus haut niveau depuis mars 2007.
En tout 7,6 millions d'Australiens sont employés à temps plein tandis que le travail à temps partiel concerne 3,1 millions de personnes, soit une hausse de 42.800, pour une population totale d'environ 21 millions de personnes.
Ces chiffres sont "bien meilleurs" qu'attendus, a toutefois déclaré à l'agence Dow Jones, Kieran Davis, économiste en chef au sein du groupe bancaire ABN AMRO.
La hausse du travail à temps partiel témoigne cependant d'une réduction des heures de travail offertes par les employeurs, annonçant des réductions d'effectifs, a-t-il également indiqué.

Le 13 JANVIER : Australie : les exportations dévissent pour la première fois depuis 1995 (Source : "vitisphere.com")

Les exportations de vin sur l'année ont connu leur première baisse depuis 1995 en Australie. La crise financière mondiale et la volatilité des taux de change sont pointés du doigt par les professionnels comme les principaux détraqueurs de la demande internationale. La baisse est de 11 % en volume, avec 698 millions de litres exportés et de 18 % en valeur, avec 2,465 milliards de dollars australiens ; la chute en valeur dépasse tout ce que l'Australian Wine & Brandy Corporation avait enregistré depuis sa création en 1993. L'analyste de l'AWBC, Peter Bailey, explique : " Durant la première moitié de l'année, un dollar australien trop fort à mis une énorme pression sur les prix australiens sur nos marchés stratégiques, où la pression sur les prix de nos concurrents est intense. Dans la seconde moitié, la baisse du dollar australien a calmé la pression sur les prix, tandis que la récolte 2008, bien plus élevée qu'on ne l'avait anticipée, a levé les contraintes d'offre. Malheureusement, la crise mondiale a commencé à gagner nos marchés clés à ce moment là aussi."
Les gains en Chine (+32 % en valeur) n'ont pas compensé les baisses sur les deux premiers marchés d'export des Australiens : le marché britannique (-10 % en volume et -18 % en valeur) et le marché américain ( (-5,6 % en volume et -26,5 % en valeur).