LES ACTUALITES AUSTRALIENNES EN 2009

INTERNATIONAL

 

LE 31 MARS : Australie: un présumé criminel de guerre hongrois risque l'extradition (Source : "google.com")

Un homme d'origine hongroise, âgé de 87 ans et accusé d'avoir tué un jeune juif durant la Seconde guerre mondiale, risque d'être extradé de l'Australie vers la Hongrie après le rejet mardi d'un appel contre cette procédure.
Charles Zentai, arrivé en Australie après la Seconde guerre mondiale, est accusé d'avoir battu à mort un adolescent, Peter Balazs, en 1944 à Budapest alors qu'il était soldat dans l'armée hongroise, alliée à l'Allemagne nazie.
En août, la justice australienne a estimé que l'homme pouvait faire l'objet d'une extradition, mais le présumé criminel de guerre multiplie depuis les procédures pour contester cette décision. Il a notamment fait appel devant la Cour Fédérale.
Juge de cette haute juridiction, John Gilmour, a confirmé mardi la décision autorisant l'extradition, considérant que les poursuites contre Zentai sont constitutives de crime de guerre.
Cependant, M. Zentai dispose encore de la possibilité d'un autre appel devant la Cour fédérale en formation plénière et il a indiqué qu'en cas d'échec, il porterait l'affaire devant la Haute Cour.
L'homme a émigré en Australie après la guerre. Il vivait paisiblement dans le ville de Perth, sur la côte ouest du pays, lorsque le gouvernement hongrois a entamé une procédure d'extradition à son encontre en mars 2005.
La justice a été saisie du cas de M. Zentai par le Centre Simon Wiesenthal, qui traque les criminels de guerre nazis à travers le monde.
Si son extradition aboutit, M. Zentai sera le premier Australien poursuivi pour crime de guerre

LE 18 MARS : Brèves du Pacifique : Un soldat australien tué en Afghanistan (Source : "http://24hdanslepacifique.com")

c’est la neuvième victime déplorée au sein des troupes australiennes déployées en Afghanistan.
Le soldat, membre des Forces opérationnelles, effectuait une patrouille à pied prés d’un village situé à 12 kilomètres au nord de Tarin Kowt, dans la province d’Uruzgan, lorsque le bataillon a été attaqué par prés de 20 rebelles munis de lance-grenades. Le bataillon australien a riposté et c’est à cette occasion que le soldat a été mortellement blessé. L’attaque n’a fait aucune autre victime au sein des forces australiennes. Il n’a pas été précisé si les rebelles ont essuyé eux aussi des pertes.

LE 16 MARS : L’Australie défend son attitude dans le Pacifique (Source : "http://24hdanslepacifique.com")

L’ancien directeur des services de Gouvernance économique du secrétariat du Forum des îles du Pacifique, Roman Grynberg, est convaincu que la fermeté maladroite de l’Australie dans les négociations commerciales avec les nations océaniennes du Pacifique nuit à l’image des Australiens dans la région.

Et M. Grynberg de préciser : « Les îles sont les seuls endroits au monde où l’Australie et la Nouvelle-Zélande peuvent frapper du poing sur la table étant donné qu’elles sont relativement puissantes pour le faire. Mais je sais que si après un quart de siècle, vous continuez à taper du poing sur la table, vous êtes perdants dans les îles car les gens arrêtent de vous écouter. »

Simon Crean, ministre australien du commerce a souligné que ce type d’attitude arrogante n’aura pas lieu d’être tant qu’il occupera ses fonctions de ministre du commerce et a rappelé qu’il s’est entretenu avec tous ses homologues de la région pour découvrir leurs aspirations à propos de l’Accord du Pacifique sur les relations économiques plus étroites (PACER).

Simon Crean a ajouté que l’Australie est aussi disposée à financer un poste de Conseiller commercial pour aider les nations océaniennes dans leurs négociations commerciales.

Et enfin, M. Crean espère aussi pouvoir organiser le mois prochain une réunion informelle entre tous les ministres de la région pour discuter de PACER

LE 11 MARS : L’Australie pourrait offrir une aide financière au Zimbabwe (Source : "afrik.com")

Elle serait prête à céder 10 millions de dollars au gouvernement d’unité nationale

L’Australie pourrait être le premier pays occidental a fournir une aide financière au Zimbabwe a déclaré aujourd’hui son Ministre des Affaires étrangères, Stephen Smith. Un versement cependant conditionné à un aboutissement de l’enquête sur l’accident de voiture dont a été victime le Premier Ministre Morgan Tsvangirai et qui a coûté la vie à son épouse.

Mercredi, le ministre des Affaires étrangères Stephen Smith a déclaré que, "L’Australie fournira 10 millions de dollars pour aider le Premier ministre Morgan Tsvangirai et le soi-disant gouvernement d’unité du Zimbabwe à rétablir l’eau courante et les services de santé afin de soulager les souffrances du peuple zimbabwéen". L’assistance de l’Australie au Zimbabwe, à ce jour, a été limitée à l’aide humanitaire, a-t-il ajouté.
L’Australie fournissait déjà de l’aide humanitaire au Zimbabwe par le biais des ONG mais pas de financement direct pour le gouvernement dirigé par le Président Robert Mugabe. Stephen Smith a dit que l’Australie reconnaissait qu’il y avait des risques sur la nouvelle politique mise en place par le Zimbabwe et ne se faisait "pas d’illusions quant à la fragilité de la situation politique".

Les analystes politiques interrogés par Afrik.com considèrent que ce changement de position de l’Australie ne signifie nullement que les doutes sur la situation au Zimbabwe soient levés mais qu’il s’agit néanmoins d’une nouvelle inclinaison. "Certainement une première depuis le début de la crise et l’on peut anticiper que plusieurs pays qui refusaient de traiter avec le gouvernement Mugabe pourraient suivre," nous a déclaré John Makumbe. "C’est une indication de la bonne volonté, ils sont prêts à élargir leur aide, à condition qu’il y ait un changement de direction, à de nombreux égards, du nouveau gouvernement ".

Au Zimbabwe, le nouveau gouvernement d’unité sera fortement tributaire des bailleurs de fonds occidentaux et les investisseurs sont nécessaires au sauvetage de l’économie qui est dans un état catastrophique avec un taux de chômage de 90%, l’hyperinflation et des pénuries pour la plupart des produits de base. Morgan Tsvangirai a indiqué que la reconstruction de l’économie pourrait coûter 5 milliards de dollars.

Mardi, le Fonds monétaire international a déclaré qu’il ne pouvait pas verser des fonds au Zimbabwe jusqu’à ce que les arriérés du pays aient été remboursés et qu’une politique économique responsable soit mise en place.

Stephen Smith a laissé entendre, ce même jour, que l’Australie pourrait changer sa politique à l’égard du Zimbabwe et aider le Premier ministre Tsvangirai à reconstruire son économie dévastée. Mais il a également dit qu’il devait y avoir une enquête approfondie sur l’accident de voiture qui a blessé Tsvangirai et tué sa femme, afin que toute suspicion sur une éventuelle tentative d’assassinat soit clarifiée. Une façon de lier l’aide financière au retour d’un état de droit.

LE 9 MARS : Coopération militaire entre l’Australie et le Timor Leste (Source : "http://24hdanslepacifique.com")

Le ministre australien de la défense, John Fitzgibbon, s’est rendu au Timor pour procéder à l’ouverture d’un nouveau Centre de formation militaire financé par l’Australie.
Ce Centre s’inscrit dans le cadre des efforts de Canberra pour assurer une formation militaire aux Forces de défense du Timor Leste dans les domaines des communications, de la logistique, de l’ingénierie et de la médecine.
C’est la deuxième fois que John Fitzgibbon se rend au Timor Leste. En compagnie cette fois du ministre des affaires des anciens combattants, Alan Griffin, et du chef des forces de défense australiennes, Marshall Angus Houston.
La délégation australienne s’est entretenue avec le Premier ministre, Xanana Gusmao et le Président, José Ramos-Horta. Les discussions ont porté sur les autres secteurs de coopération qui seront nécessaires à l’avenir, comme la sécurité maritime et sur l’enseignement de l’anglais.
Xanana Gusmao est ensuite parti dimanche pour une visite de quatre jours au Japon pour des entretiens avec le gouvernement et une rencontre avec l’empereur Akihito

LE 5 FEVRIER : L’accord vin Union Européenne / Australie met un terme aux “Champagnes” australiens (Source : "viti-net.fr")

Le nouvel accord vin qui a été signé entre la commission européenne et le gouvernement australien instaure la protection des appellations européennes et des mentions traditionnelles et clarifie les pratiques œnologiques acceptées pour les vins australiens importés en Europe

Les producteurs de vins australiens ne pourront plus utiliser l’appellation "Champagne" pour leurs vins pétillants ni d’ailleurs aucune autre Aoc ou indication géographique de vins de pays. L’utilisation d’appellations d’autres pays d’Europe comme "Port" ou "Sherry" leur est également interdite. L’accord signé en décembre dernier entre la commissaire européenne Mariann Fischer Boel et le ministre australien des affaires étrangères va permettre des échanges entre l’Australie et l’Union européenne sur de nouvelles bases plus claires et plus favorables aux indications géographiques européennes.
“Nous avons obtenu, et c’est essentiel, la protection de nos indications géographiques et de nos mentions traditionnelles » s’est félicitée la commissaire européenne Mariann Fischer Boel.. Conclu après de longues négociations, l’accord remplace un précédent traité datant de 1994 qui avait laissé en suspens la question des indications géographiques européennes. Outre la protection de celles-ci sur le marché australien, le nouveau texte instaure également la protection de mentions traditionnelles, comme vin doux naturel, clairet, château, clos, cru artisan, cru bourgeois, cru classé, edelzwicker, sur lie, hors d’âge, vendanges tardives, villages etc. pour les appellations citées dans l’accord. D’autres mentions traditionnelles comme "auslese" en Allemagne ou "Amontillado" en Espagne sont aussi protégées.

L’Union européenne premier marché export de l’Australie

Les producteurs australiens disposent d’une période transitoire d’un an concernant l’utilisation des dénominations Burgundy, Chablis, Champagne, Graves, Manzanilla, Marsala, Moselle, Port, Sauterne, Sherry et White Burgundy. Des appellations d’ailleurs plus vraiment utilisées en Australie.

Par réciprocité, la filière vin australienne obtient la protection de ses propres indications géographiques (112 au total). L’accord indique aussi que “l’Australie peut autoriser l’utilisation, sur son territoire, de termes identiques aux mentions traditionnelles européennes, dès lors que le consommateur n’est pas induit en erreur, que l’origine du produit est indiquée et que la dite utilisation ne constitue pas un cas de concurrence déloyale”.
Par ailleurs, les producteurs australiens bénéficient de la reconnaissance par l’Union européenne de nombre de leurs pratiques œnologiques : usage de copeaux (autorisés désormais par l’UE pour les producteurs européens), aération à l’aide d’argon, emploi de cônes de centrifugation, recours à l’osmose inverse (pour la désalcoolisation) etc. Sont également autorisés à l’importation les vins australiens au titre alcoométrique volumique de 20% au plus, les vins clarifiés au moyen de caséine, d’albumine, de lait. Ces vins seront soumis à l’obligation européenne d’étiquetage des substances allergènes à partir de mai prochain. Les vins européens collés à la caséine ou à l’ovalbumine, ou traités par osmose inverse (pour en augmenter le degré d’alcool) pourront être exportés en Australie. Selon le ministère de l’Agriculture australien, en 2007/2008, l’Australie a exporté 397 millions de litres de vins vers l’UE (soit la moitié de ses exportations viticoles) et a importé 18 millions de litres d’Europe.

LE 5 JANVIER : AUSTRALIE • Les ex-prisonniers de Guantanamo toujours indésirables (Source : "courrierinternational.com")

Après avoir annoncé que l'Australie envisageait d'accueillir d'anciens détenus du centre de détention américain implanté sur l'île de Cuba, Canberra a fait volte-face sur la question. "Bon débarras", se réjouit The Australian, qui évoque Mamdouh Habib, innocenté après avoir passé trois ans à Guantanamo, conseillant à son pays de ne pas recevoir ses anciens codétenus. La justice a été bafouée, concède le quotidien conservateur, mais nombre de ces hommes n'en sont pas moins dangereux. L'autre ex-prisonnier australien, David Hicks, n'a-t-il pas été jugé coupable de s'être entraîné avec les mêmes terroristes qui se battent aujourd'hui contre les troupes alliées en Afghanistan ? "S'il n'était pas originaire d'Adélaïde, il ferait partie de ceux que [le gouvernement] ne veut plus accueillir dans le pays", conclut le journal.

LE 3 JANVIER : L'Australie ne veut pas accueillir des détenus libérés de Guantanamo (Source : "http://tempsreel.nouvelobs.com")

Le vice-Premier ministre australien Julia Gillard a affirmé samedi que son pays ne voulait pas accueillir des détenus libérés de la prison militaire de Guantanamo, à Cuba.
Selon Julia Gillard, l'administration Bush a été informée vendredi qu'une seconde demande, faite début décembre pour accueillir un nombre indéterminé de ces détenus, avait été rejetée.
Elle a précisé que ces prisonniers ne répondaient pas aux critères rigoureux fixés par son pays en matière de sécurité et d'immigration, et que son gouvernement avait déjà rejeté une requête similaire formulée début 2008 par l'administration Bush.