LES ACTUALITES AUSTRALIENNES EN 2005

NATIONAL

 

Le 31 MARS : Baby boom en Australie (Source : "saphirnet.info")

L'Australie a enregistré son plus fort taux de natalité depuis neuf ans, laissant supposer que les couples sont plus disposés à faire des enfants, en raison du faible taux de chômage et de la bonne santé de l'économie, selon des chiffres du Bureau des statistiques australiens.
133 000 bébés sont nés entre avril et septembre 2004, un chiffre jamais atteint sur une période de six mois depuis 1990. Sur douze mois, de septembre 2003 à septembre 2004, le nombre de naissances s'élève à 255 100, soit le plus fort taux de natalité depuis neuf ans.
Craig James, économiste au sein de l'institut CommSec, a indiqué que ce baby boom semblait être le résultat d'une confiance solide des consommateurs et du faible taux de chômage de 5,1 %. "Le chômage est à son plus bas niveau en 28 ans, les salaires sont en hausse et la confiance est forte. Les gens pensent que le moment est propice pour fonder une famille", a-t-il déclaré mercredi au journal "The Australian". Le taux de natalité en Australie était en déclin depuis 1990, tombant à environ 125 000 naissances entre avril et septembre 2002.

Le 23 MARS : L'Australie assouplit sa politique d'immigration (Source : "lemonde.fr")

^Après plusieurs années de fermeté, le gouvernement fédéral australien a décidé, mercredi 23 mars, d'assouplir sa politique à l'égard des demandeurs d'asile arrivés illégalement sur son territoire. Les personnes qui ont vu leurs demandes de statut de réfugié rejetées et qui ne peuvent pas retourner dans leur pays d'origine vont bientôt recevoir un permis de résidence temporaire..
Pour obtenir ce précieux sésame, ces émigrants devront toutefois abandonner les procédures judiciaires qu'ils ont lancées contre les pouvoirs publics et seront contraints de rencontrer, au moins une fois par mois, un fonctionnaire du ministère de l'immigration. Ces personnes devront enfin rentrer dans leur région d'origine dès que l'occasion se présentera.

Une centaine de détenus devraient être concernés par cette nouvelle réglementation. Certains de ces demandeurs d'asile sont en effet incarcérés depuis plusieurs années. Peter Qasim, un séparatiste musulman originaire du Cachemire, vit ainsi depuis plus de six ans derrière de hauts grillages surmontés de fil de fer barbelé. Le plus ancien détenu des camps de réfugiés australiens ne devrait toutefois pas pouvoir bénéficier du nouveau visa, car Canberra l'accuse de ne pas avoir suffisamment coopéré avec le ministère de l'immigration.
Cet assouplissement de la politique d'immigration australienne était largement souhaité par la majorité parlementaire ainsi que par plusieurs membres du gouvernement. Le premier ministre fédéral, John Howard, a cependant tenu à préciser qu'il n'avait "aucunement l'intention de modifier la politique de détention obligatoire - de tous les émigrants illégaux -. Cette politique fonctionne très bien".
La coalition au pouvoir était parvenue à remporter les élections fédérales de 2001 en renforçant le mesures répressives à l'encontre des boat people qui arrivaient en masse sur ses côtes. Les 433 demandeurs d'asile, originaires principalement d'Afghanistan, qui avaient été recueillis cette année-là à bord du cargo norvégien Tampa, avaient ainsi été incarcérés. Ces derniers mois, les critiques concernant l'incarcération pour de nombreuses années d'étrangers en situation irrégulière ont toutefois commencé à se multiplier en Australie. En décidant de créer un nouveau visa, le gouvernement a visiblement cherché à calmer l'opinion.

Plusieurs spécialistes estiment que le premier ministre aurait pu aller plus loin dans sa réforme. Pour Bruce Baird, député du Parti libéral proche de John Howard, le nouveau permis de séjour n'est qu'un "petit pas en avant". "Cette annonce reconnaît que la détention obligatoire de personnes innocentes est immorale et qu'elle va à l'encontre des principes législatifs les plus fondamentaux", condamne Max Phillips. "S'il est acceptable que ces demandeurs d'asile sans pays vivent dans notre communauté, alors pourquoi ne pas permettre aux autres demandeurs d'asile de faire de même lorsque leurs demandes d'asile sont examinées ?" demande le porte-parole de la Coalition pour l'action en faveur des réfugiés une association qui a prévu de manifester, vendredi 25 mars, à Adélaïde devant la maison de la ministre de l'immigration, Amanda Vanstone, avant de se rendre dans le camp de détention de Baxter, situé dans l'État d'Australie Méridionale. L'association Project SafeCom dénonce également "un trop petit pas qui arrive trop tard". Amnesty International, qui a publié, mercredi, un rapport critiquant très fermement la politique d'immigration en Australie, juge que la réforme gouvernementale "demande aux gens d'abandonner des droits assez fondamentaux". Ces groupements de défense des demandeurs d'asile reconnaissent toutefois que ce nouveau permis de séjour représente un changement significatif de la stratégie gouvernementale.

Le 03 FEVRIER : Le prince Charles en Australie du 28 février au 5 mars (Source : "tahitipresse.pf")

Le prince Charles est attendu du 28 février au 5 mars en Australie, où il ne s'est pas rendu depuis 1994, a annoncé jeudi le Premier ministre, John Howard.

Le prince se rendra à Perth, capitale d'Australie Occidentale, à Alice Springs dans le centre du pays, ainsi qu'à Melbourne, Sydney et Canberra, a indiqué M. Howard. L'Australie est une ancienne colonie britannique. Il a également indiqué que le développement durable, la qualité des services publics et l'intégration des communautés seraient les thèmes dominants de cette visite
La dernière visite en Australie du fils de la reine d'Angleterre avait été perturbée par un jeune étudiant de 24 ans, qui avait tiré avec un pistolet de starter en direction de la tribune où se trouvait le prince, lors des cérémonies de la fête nationale à Sydney.
Le jeune homme, qui avait été condamné à 500 heures de travail d'intérêt général, avait indiqué qu'il voulait par son geste attirer l'attention sur le sort des boat-peaple cambodgiens.
Après sa visite en Australie, le prince Charles doit se rendre en Nouvelle-Zélande et à Fidji.