LES ACTUALITES AUSTRALIENNES EN 2007

NATIONAL

 

Le 3 DECEMBRE : Australie : Kevin Rudd prête serment comme Premier ministre (Source : "romandie.com")

Le leader du parti travailliste australien, Kevin Rudd, a prêté serment en tant que 26e Premier ministre d'Australie lundi après sa victoire aux élections législatives du 24 novembre mettant fin à 11 ans de pouvoir du conservateur John Howard.
M. Rudd a prêté serment devant le gouverneur général d'Australie, représentant de la reine Elizabeth II, Michael Jeffery, au palais du gouvernement à Canberra, lançant ainsi une nouvelle ère au cours de laquelle, le nouveau leader de centre-gauche a promis d'inverser les politiques mises en place par son prédécesseur.

Sous les yeux de son épouse Therese Rein, une femme d'affaires millionnaire et de leurs trois enfants, M. Rudd a juré, sur la bible "de servir l'Australie, le pays et le peuple, comme Premier ministre".
"C'est un jour important pour nous car nous tournons une nouvelle page ouverte sur l'avenir", a déclaré à la presse M. Rudd.
Kevin Rudd a promis notamment de signer rapidement le protocole de Kyoto sur les émissions des gaz à effet de serre, que l'Australie refusait jusqu'à présent de ratifier, s'alignant sur la position américaine.
"Comme je l'ai annoncé avant l'élection, notre premier acte sera d'engager le processus de ratification du protocole de Kyoto", a indiqué le nouveau Premier ministre qui doit participer à la conférence sur le climat qui s'ouvre lundi à Bali (Indonésie).

M. Rudd sera secondé par Julia Gillard, numéro 2 du parti travailliste, nommée vice-Premier ministre et qui hérite également d'un important portefeuille coiffant l'Education et l'Emploi.
Le nouveau gouvernement, qui compte 42 ministres et autres ministres-délégués ou secrétaires d'Etat, devait tenir sa première réunion lundi, à l'issue de la cérémonie d'intronisation de M. Rudd.
M. Rudd a également annoncé que les 550 soldats australiens présents en Irak seraient rapatriés d'ici à la mi-2008.
"Nous n'avons pas encore commencé les négociations avec les Etats-Unis sur le sujet", avait-il indiqué vendredi. "Nous rencontrerons bientôt l'ambassadeur des Etats-Unis en Australie afin d'établir un calendrier de discussions", avait ajouté M. Rudd.

M. Rudd, ancien diplomate, avait promis un retrait des troupes australiennes s'il était élu, tout en indiquant qu'ils laisserait en Irak des soldats, dont ceux chargés d'assurer la sécurité de l'ambassade.
L'Australie dispose d'environ 1.500 militaires impliqués dans les opérations concernant l'Irak. Seuls 550 soldats, déployés dans le sud du pays, sont concernés par le retrait annoncé.
La question de la présence militaire australienne en Irak et de l'alignement sans faille de la diplomatie du pays continent sur celle de son allié américain ont été au centre de la campagne électorale.
Le Premier ministre battu John Howard a fortement pâti de sa décision de maintenir, contre vents et marées, des troupes en Irak.

Le 29 NOVEMBRE : Australie : Un rocker et une Asiatique au gouvernement (Source : "rfi.fr")

Le nouveau Premier ministre australien, le travailliste Kevin Rudd, a rendu publique jeudi la composition de son gouvernement de centre gauche, qui comprend quatre femmes et une ancienne star du rock. En remportant les élections législatives de samedi, Kevin Rudd a mis fin à 11 ans de pouvoir du Premier ministre conservateur John Howard.

Kevin Rudd n'a surpris personne lorsqu'il a nommé l'écologiste et ex-rocker Peter Garrett à l'environnement.

Toutefois, le portefeuille de l'ancienne star du groupe Midnight Oil a été amputé des questions relatives au climat.

Preuve de la priorité qu'il entend accorder à cette question, Kevin Rudd a en effet créé un ministère dévoué exclusivement au changement climatique, ministère qu'il a confié à Penny Wong.

A l'âge de 39 ans, cette sénatrice originaire de Malaisie devient ainsi la première femme de souche asiatique à faire partie d'un gouvernement australien.

Rupture avec la tradition

Kevin Rudd a également renoué avec la tradition, abandonnée sous son prédécesseur, de désigner un secrétaire d'Etat au Pacifique Sud, signe de l'intérêt qu'il entend donc accorder à la région.

Preuve enfin qu'il voulait s'entourer des élus les plus compétents qui soient, Kévin Rudd a lui-même choisi ses ministres.

Il a ainsi rompu avec la tradition qui voulait que les élus travaillistes, et non point le Premier ministre, sélectionnent parmi eux les membres du cabinet, non pas selon leurs compétences, mais en fonction de leur appartenance à telle ou telle tendance de la gauche.

Le 28 NOVEMBRE : Immigration : comment peut-on être australien ? (Source : "lemonde.fr")

l est 17 h 45, la fanfare entonne What a Wonderful World, de Louis Armstrong, et la salle des fêtes de la mairie de Leichhardt, dans la banlieue de Sydney, se remplit petit à petit. Il fait bon, les pales des ventilateurs tournent au plafond, les petits gâteaux attendent sur une nappe en papier au fond, tout le monde est de bonne humeur. Les invités arrivent en famille ou entourés d'amis, en talons aiguilles ou en tongs, avec ou sans poussette, un peu émus ou rayonnants de satisfaction. C'est un grand jour pour madame le maire, Carolyn Allen, qui émerge, parée d'une toge noire bordée d'hermine : "C'est ma première cérémonie de naturalisation", prévient-elle.
Mme Allen n'a pas à s'inquiéter. La soixantaine de nouveaux citoyens qui vont prêter serment devant elle ont adopté le mode de vie local et sa décontraction bien avant de prendre la nationalité australienne. A chacun a été distribuée, à l'entrée, une enveloppe avec un petit drapeau, les deux formules du serment d'allégeance - au choix, "devant Dieu" ou à la nation - et le texte de l'hymne national, que l'on chantera en choeur à la fin. Après le discours très positif de Mme Allen - qui se félicite de l'arrivée d'un gendre libano-australien dans sa propre famille -, chaque nouveau citoyen se voit remettre un superbe certificat de nationalité par le maire et pose pour une photo, certificat en main.

Il y a M. et Mme Aznavoorian, venus d'Arménie, Mme Zheng, venue de Chine, près de Pékin, qui apprécie "le climat d'ici, la qualité de l'air et l'environnement". Il y a un très beau jeune couple, sosies d'Angelina Jolie et de Brad Pitt, Sud-Africains d'origine, avec leurs deux enfants dans les bras. Elle a été expatriée par son entreprise et ils ont décidé de rester ; la perspective d'élever leurs enfants sans violence et sans criminalité les a convaincus de prendre la nationalité australienne.
Et puis il y a Michael Bucker, américain, 31 ans, originaire de Seattle, arrivé il y a cinq ans. Il a épousé une Australienne, a eu un bébé. La famille aurait pu repartir à Seattle, mais l'Australie, "c'est mieux pour élever des enfants : c'est une société moins violente, plus soudée, avec des valeurs familiales plus fortes qu'aux Etats-Unis". Sa femme, qui travaille à l'Opéra de Sydney, est elle-même fille d'immigrés. Ses beaux-parents sont là - pour rien au monde ils n'auraient manqué la cérémonie - et ne se font pas prier pour raconter leur odyssée à eux, couple de médecin et infirmière venus de Birmanie en 1969 pour fuir la dictature.

Michael Bucker et sa femme font partie des 45 % d'Australiens qui sont nés à l'étranger ou ont un parent né à l'étranger. La grande île-Etat-continent est un pays d'immigrés, c'est connu, "hormis les populations indigènes", précise-t-on aujourd'hui. Ils sont arrivés par vagues successives, d'Irlande, de Grande-Bretagne. La ruée vers l'or, à partir de 1850, a attiré les Chinois, provoquant la première éruption de xénophobie, mais, jusqu'à la seconde guerre mondiale, l'immigration a été essentiellement anglo-saxonne. L'après-guerre a vu déferler les vagues grecques et italiennes, ouvrant la voie à une immigration économique massive.

Des 21 millions d'habitants que compte l'Australie aujourd'hui, 6,6 millions sont arrivés depuis octobre 1945, venant de 200 pays différents, dont 10 % au titre de programmes humanitaires d'accueil de réfugiés. Dans la seule période 2001-2006, la population australienne s'est enrichie de 755 000 immigrés. Et l'Australie prévoit d'en absorber 153 000 de plus dans l'année. Sans drames majeurs : le dernier incident important a eu lieu en décembre 2005, lors de batailles rangées entre jeunes Australiens d'origine libanaise et "Anglo-Australiens" sur les plages de Cronulla, près de Sydney. Les heurts ont fait des blessés, mais pas de morts. Depuis, des programmes sociaux ont mis de l'huile dans les rouages, un designer a eu l'idée du "burqini", maillot de bain couvrant tout le corps, pour permettre aux jeunes musulmanes de devenir maîtres-nageurs. Et Cronulla est retournée à la baignade.

"Oui, c'est relativement harmonieux", reconnaît Kuranda Seyfi Seyit, attablé au Mado Café, dans la rue principale d'Auburn. Auburn, faubourg de Sydney peuplé en grande majorité d'immigrés du Moyen-Orient, d'Afrique et de Chine, compte trois mosquées, dont l'une assez imposante. La variété des commerces et des tenues vestimentaires témoigne de cette diversité, à laquelle contribuent 30 % d'habitants anglo-australiens. Arrivé de Turquie à l'âge de 1 an, Kuranda Seyit, 39 ans, a été notamment policier avant de diriger le Forum sur les relations islamiques en Australie. Comme beaucoup d'autres musulmans, il constate que le sentiment anti-islamique s'est accru depuis le 11 septembre 2001. Mais "nous ne sommes pas allés, comme vous, jusqu'à interdire le hidjab à l'école", dit-il. Lorsqu'il parle des Australiens, Kuranda Seyit dit "nous".

Lors de la campagne électorale pour les législatives du samedi 24 novembre, l'immigration a été presque absente des débats. "Le sujet, estime Paul Kelly, doyen des intellectuels australiens, a été tranché par l'immigration pratique, impulsée par la croissance économique." Pour Paul Kelly, la grande réussite de John Howard, le premier ministre libéral, battu samedi après onze ans de règne, c'est d'avoir "imposé une forte immigration multiraciale et multiculturelle, tout en renforçant l'identité australienne. Le pays est à la fois plus cosmopolite et plus nationaliste. Nous vivons dans une partie du monde où le nationalisme est en hausse, et Howard a saisi ce sentiment".

La recette est simple. Chaque année, le gouvernement fixe un objectif d'immigration. Sans discrimination d'origine géographique ou ethnique, affirme le porte-parole du département de l'immigration, Sandi Logan, mais à partir des besoins concrets en main-d'oeuvre. Une liste des secteurs souffrant de pénurie est dressée. Cette année, l'Australie accueillera 102 000 travailleurs qualifiés et leurs familles, auxquels s'ajouteront 13 000 réfugiés humanitaires et un peu plus de 20 000 personnes au titre du regroupement familial. A l'autre bout, les candidats à l'immigration font leur demande sur Internet et calculent leurs points : il faut 100 points pour prétendre à un visa de travail de trois ans. Le candidat parle anglais couramment ? 25 points. Il a entre 30 et 34 ans ? 25 points. Il a la chance d'être médecin, dont on manque cruellement ? 60 points ! Il veut bien aller dans des régions rurales ? 20 points...

Le 27 NOVEMBRE : Elisabeth II en disgrâce en Australie (Source : "letemps.ch")

Entre Kevin Rudd, nouveau chef du gouvernement australien et John Howard, premier ministre défait lors des législatives de samedi, les différences abondent. Le premier a déjà promis de retirer les troupes australiennes d'Irak et de signer le protocole de Kyoto. Mais aussi de présenter aux aborigènes ses excuses au nom du peuple australien, geste que son prédécesseur a toujours refusé de faire. Il y a une dernière différence de taille: John Howard était un fervent monarchiste. Kevin Rudd veut tout simplement rompre les liens qui unissent l'Australie à la reine d'Angleterre.

Souvenirs de Port Arthur

Même si c'est un thème récurrent down under, il n'est pas anodin que le premier ministre australien fraîchement élu en fasse une priorité. «Nous n'avons pas fixé un calendrier, mais le temps est proche de voir un Australien à la tête de l'Etat», a déclaré Kevin Rudd durant la campagne électorale. Symboliquement, cette rupture d'avec la monarchie britannique est considérable. Des villes, des rues, même la langue comportent des intonations très britanniques.

Au bagne de Port Arthur, dans l'Etat de Tasmanie, suinte encore aujourd'hui la politique (sombre) de l'Empire. La reine Elisabeth II, qui ne s'est rendue que peu de fois en Australie où elle est représentée par un gouverneur général, ne semble pas offusquée par ce désir républicain. Il y a quelque temps, elle précisait que «l'avenir de la monarchie en Australie relève du peuple australien qui est le seul habilité à décider par des moyens démocratiques et constitutionnels». Cet affadissement monarchique est confirmé par les derniers sondages: 45% des Australiens plaident pour l'instauration d'une république; 36% souhaitent conserver la monarchie.

Un référendum sur la «République australienne» pourrait avoir lieu en 2010. Les affinités géopolitiques de l'Australie changent. Après avoir sanctionné John Howard pour avoir été trop proche de George Bush, les Australiens sont sur le point de couper les ponts avec Buckingham Palace. Pour mieux se rapprocher de la Chine, dont Kevin Rudd parle parfaitement la langue?

Le 26 NOVEMBRE : AUSTRALIE • Les travaillistes reprennent la main (Source : "courrierinternational.com")

Conduit par Kevin Rudd, le Parti travailliste a battu assez facilement la coalition sortante de John Howard. Mais le futur Premier ministre se veut pragmatique avant tout

En Australie, l'idéologie est morte. L'électorat s'en est assuré ce week-end. Le pays compte désormais un nouveau dirigeant tout aussi conservateur que celui qu'elle vient de rejeter. La transition s'est faite sans heurts, sans effusions de sang et sans pitié. Sans heurts parce que le Premier ministre élu, Kevin Rudd, s'est engagé à faire preuve de pragmatisme politique, de conservatisme en matière fiscale, et à défendre la sécurité de nos frontières. Il est également le seul membre du Parti travailliste qui assiste régulièrement aux réunions de prière du groupe parlementaire. Sans effusions de sang parce que la campagne électorale n'a jamais été hargneuse et ne s'est jamais abaissée à des attaques sur la vie privée des candidats. Elle s'est cantonnée au combat d'idées. Sans pitié parce que le Premier ministre sortant, John Howard, censé être le maître en politique, a probablement perdu son siège au Parlement.

Par conséquent, le système politique australien, l'une des plus vieilles et des plus stables démocraties du monde, connaît un renouvellement de dirigeant certes spectaculaire, mais assorti d'un changement d'orientation modeste. L'électorat a choisi un leader qui a relégué l'aile gauche utopiste de son parti aux oubliettes. Dans son dernier discours de politique générale de la campagne, il n'a pas une seule fois prononcé les mots "syndicat", "Aborigènes", "repentance", "réfugiés" ou "multiculturalisme". Le courant utopiste des travaillistes et des verts va devoir accepter cette réalité. L'Australie s'est dotée d'un Premier ministre travailliste au caractère bien trempé, à la volonté de fer, à l'intellect bouillonnant, qui a donné à l'électorat ce qu'il attendait. On a dit que M. Howard [68 ans] était trop vieux, qu'il était resté trop longtemps au pouvoir [depuis 1996] et qu'il avait fait preuve d'un orgueil démesuré ; que la législation Work Choices [le nouveau code du travail, d'inspiration libérale] était allée trop loin. Tout cela est vrai, mais le problème du gouvernement était plus profond.

Sa politique manquait de profondeur et ses solutions miracle sentaient trop le cynisme, comme si les cadeaux fiscaux et les subventions suffisaient à acheter la loyauté de l'électorat. Le secteur des affaires suscite actuellement toutes les convoitises, et les profits record sont engloutis par les énormes frais, salaires et émoluments des dirigeants d'entreprise. Rien de tout cela ne convient à un électorat qui est censé travailler plus, qui s'endette et dont la précarité augmente. John Howard a aussi fait preuve en 2006 d'une absence de vision choquante : il s'est quasiment voilé la face devant le plus grand défi que va devoir relever le pays, les changements climatiques et la question de l'eau. Les réponses qu'il a daigné apporter sont arrivées trop tard et sont restées incomplètes. C'est cette attitude qui a permis à Kevin Rudd de séduire sans effort les jeunes électeurs, en se présentant comme l'homme qui avait son avenir devant lui.

Article paru en anglais dans "The Sydney Morning Hérald"

Le 26 NOVEMBRE : Victoire travailliste en Australie (Source : "humanite.fr")

législatives . Le Labor de Kevin Rudd évince le premier ministre conservateur John Howard.

Le parti travailliste (le Labor) de Kevin Rudd a remporté samedi, avec plus de 53 % des suffrages, une large victoire aux élections législatives en Australie, et a mis fin à onze ans d’hégémonie des libéraux et conservateurs menés par le premier ministre sortant, John Howard.

« Il est temps d’écrire une nouvelle page de l’histoire de notre nation », a déclaré Rudd devant ses partisans, à son quartier général de Brisbane (Queensland). La cote de Howard a pâti de son alignement inconditionnel sur l’allié américain et de sa décision de maintenir, contre vents et marées, des troupes en Irak. Les travaillistes se sont précisément engagés à rapatrier les quelque 1 500 soldats australiens stationnant en Irak. Cette promesse a été critiquée par George W. Bush, mais Rudd, dès samedi soir, a semblé faire patte de velours : « J’adresse ce soir mon salut à notre grand ami et allié, les États-Unis. »

Par ailleurs, Howard a perdu du terrain sur un autre thème important de la campagne électoral : le réchauffement climatique. L’Australie, tout comme les États-Unis, s’est refusée jusqu’ici à signer le protocole de Kyoto. À peine élu Rudd a annoncé qu’il se rendrait à la conférence de Bali, en décembre, et qu’il envisageait une ratification « rapide » de Kyoto.

Surtout, la flexibilité du travail à l’australienne (workchoices) a été l’enjeu numéro un de ces élections, la nouvelle législation, entrée en vigueur en 2006, imposant une déréglementation du système de protection sociale et toute une série d’interdictions aux syndicats. Là aussi les travaillistes ont annoncé la couleur : ils reviendront sur les « workchoices ».

Le 25 NOVEMBRE : Australie: le successeur désigné de John Howard refuse le rôle de chef de l'opposition (Source : "http://tempsreel.nouvelobs.com")

Peter Costello, successeur désigné du Premier ministre australien sortant John Howard, a annoncé dimanche qu'il ne souhaitait pas être le chef de l'opposition, au lendemain de la victoire du Parti travailliste aux élections législatives.
Peter Costello, ministre des Finances depuis 11 ans dans le gouvernement conservateur de John Howard, était pressenti pour assumer le rôle de chef de l'opposition aux travaillistes de Kevin Rudd, futur Premier ministre.
"Le moment est venu pour moi d'ouvrir un nouveau chapitre de ma vie", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse organisée dimanche à Melbourne, dans le sud de l'Australie.
Peter Costello a précisé qu'il honorerait le mandat de trois ans de député pour lequel il a été réélu samedi, avant de se tourner vers le secteur privé.

Reconnaissant la défaite de son camp, John Howard l'avait intronisé samedi soir comme son successeur à la tête du Parti libéral, principale formation de la coalition conservatrice au pouvoir depuis près de 12 ans en Australie.
Les anciens ministres de l'Environnement Malcolm Turnbull et des Affaires étrangères Alexander Downer apparaissent désormais comme les successeurs les plus probables de Howard à la tête du Parti libéral.

Au lendemain du scrutin, le Parti travailliste de Kevin Rudd obtenait dimanche plus de 53% des voix, après dépouillement de plus de 75% des bulletins de vote des 13,5 millions d'électeurs australiens, contre 46,6% pour les libéraux de Howard, selon les résultats fournis par la commission électorale.
Les travaillistes comptaient ainsi 83 des 150 sièges de la chambre basse du Parlement, soit 23 de mieux que lors du scrutin de 2004. Les libéraux obtenaient, eux, 47 sièges.

John Howard était en passe de perdre dans sa circonscription de Bennelong, pourtant traditionnellement conservatrice, au bénéfice de Maxine McKew, ancienne journaliste de télévision charismatique. Le résultat définitif ne devrait être connu que dans les prochains jours, après le comptage des bulletins de vote par correspondance.

Le 23 NOVEMBRE : Australie: les Aborigènes attendent des excuses nationales (Source : "liberation.fr")

Demain, se dérouleront les élections législatives en Australie. En cas de victoire, l'opposition travailliste a promis d'encourager la réconciliation sous la forme d'excuses nationales aux aborigènes.

En cas de victoire aux élections législatives qui se dérouleront demain en Australie, les aborigènes, population la plus défavorisée du pays, pourraient obtenir ce que le Premier ministre leur a toujours refusé: des excuses officielles.

« Evidemment de grandes injustices ont été commises envers le peuple indigène mais je n'ai jamais souhaité d'excuses nationales parce que je ne crois pas que la génération actuelle puisse être tenue responsable des errements de ses parents », a récemment déclaré John Howard.

En revanche, l'opposition travailliste a promis, qu'en cas de victoire samedi, elle encouragerait la réconciliation sous la forme d'excuses à la "génération volée" des Aborigènes.
Ce terme fait référence aux milliers d'enfants aborigènes enlevés de force à leur famille pendant un siècle jusqu'aux années 60, pour être placés dans des institutions ou des familles européennes, dans le cadre d'une politique d'assimilation.
Porte-parole des travaillistes sur les questions aborigènes, Jenny Macklin, a estimé que ces excuses constituaient un geste juste et équitable, à même de provoquer «un électrochoc» dans les relations raciales.

Malgré des divergences d'analyse, d'un bout à l'autre de l'échiquier politique, le sort de la communauté aborigène est considéré comme une honte pour un des pays les plus prospères au monde.
Les Aborigènes représentent environ 470.000 des 20 millions d'habitants d'Australie. Pourtant, ils totalisent 25% de la population carcérale, affichent un taux de mortalité infantile et de maladie cardio-vasculaires trois fois supérieur à la moyenne nationale, tandis que leur espérance de vie est de 15 à 20 ans inférieure.

Le mois dernier, John Howard a proposé un référendum national sur la reconnaissance du peuple aborigène dans le préambule de la Constitution.
Les Aborigènes ont jugé l'idée électoraliste et bien en deçà des excuses qu'ils espèrent.
« C'est un geste désespéré d'un homme qui l'est tout autant », a déclaré Helen Moran, co-présidente de Conseil pour une journée nationale d'excuses.

Le 14 OCTOBRE : Elections nationales en Australie le 24 novembre (Source : "lemonde.fr")

Des élections nationales se tiendront le 24 novembre, a annoncé dimanche John Howard, le Premier ministre conservateur australien.
Aux commandes depuis onze ans, Howard est distancé dans les sondages par ses adversaires travaillistes, qui ont su séduire la jeunesse. Une enquête d'opinion, publiée dimanche, montre que l'opposition dispose désormais de 59% d'intentions de vote contre 41% pour la majorité.

"Qu'ils m'aiment ou qu'ils me détestent, les Australiens savent quelles sont mes positions sur les questions importantes qui concernent leur avenir", a-t-il lancé.
Howard a souligné que l'Australie connaissait une période de prospérité remarquable, mais il a prédit que le meilleur restait peut-être à venir.
"Mais cela ne s'arrivera pas automatiquement. Ce pays n'a pas besoin d'une nouvelle équipe, il n'a pas besoin de vieilles équipes, il a besoin de la bonne équipe", a-t-il martelé, dévoilant ce qui pourrait servir de slogan de campagne au Parti conservateur.
De ces élections, pourrait dépendre le maintien des troupes australiennes en Irak, mais aussi l'orientation de l'île-continent en matière de défense de l'environnement. A ce jour, l'Australie n'a pas signé le protocole de Kyoto.

Âgé de 50 ans, Kevin Rudd, le dirigeant travailliste, a promis un renouvellement de la classe politique en cas de victoire du Labour, d'engager une refonte de la protection sociale, de l'Education nationale, et de revenir sur les réformes controversées de la législation du travail décidées par les conservateurs.
Ces dispositifs, qui permettent de recruter, mais aussi de licencier plus facilement, sont l'une des principales motivations des primo-votants et des électeurs âgés de moins de 29 ans pour choisir la gauche plutôt que vers les conservateurs.
La formation de Rudd n'a besoin d'obtenir que de 16 sièges, sur les 150 que compte la chambre basse du Parlement australien, pour prendre les rênes du pouvoir. Cet objectif semble à la portée du Labour, à qui les enquêtes d'opinions garantissent une progression de 20 sièges.

A la recherche d'un cinquième mandat, Howard tente de renverser la tendance, soulignant la bonne santé de l'économie australienne et ses efforts en matière de sécurité. La semaine dernière, le taux de chômage a atteint son niveau le plus bas en 33 ans.
"Le problème d'Howard, c'est que l'élection à venir s'est transformée en référendum sur la question de savoir s'il est resté trop longtemps au pouvoir, s'il est trop âgé ou fatigué, ou s'il a un projet", écrit Glenn Milne, un éditorialiste du Sunday Telegraph.

Le 13 OCTOBRE : Des élections se préparent en Australie (Source : "matin.qc.ca")

Le Premier ministre John Howard a rendu visite au gouverneur général de l'Australie dimanche. Une formalité qui annonce sa prochaine annonce d'élections générales, plus tard dans la journée.

Ces élections, que John Howard annoncera probablement lors d'une conférence de presse tenue peu de temps après sa rencontre avec le Gouverneur général Michael Jeffery, décideront de si l'Australie rappellera ses troupes d'Irak et du sort du règne de plus de onze ans de M.Howard.

Le leader du Parti travailliste de l'opposition Kevin Rudd, un ancien diplomate parlant le chinois, a le dessus dans l'opinion publique sur le conservateur John Howard depuis des mois.

La télévision a montré John Howard souriant et saluant les spectateurs alors qu'il entrait dans la résidence officielle de M.Jeffery à Camberra, la capitale de l'Australie.

Le 20 AOUT : L'Australie renforce ses lois de lutte contre l'immigration illégale (Source : "radioaustralia.net.au")

En Australie, de nouvelles lois de lutte contre les travailleurs illégaux sont entrées en vigueur. Employer consciemment une personne vivant illégalement en Australie ou en dehors des conditions fixées par son visa de travail est dorénavant une infraction criminelle. Les individus qui commettent ce fait punissable devront payer plus de 13 000 dollars soit 912 000 F.CFP et les entreprises des amendes à la hauteur de 66 000 dollars soit 4,6 millions de F.CFP par travailleur illégal. Selon le ministre de l'immigration, Kevin Andrews, une campagne d'information a été menée auprès des employeurs, qui ont été fortement incités à vérifier les visas des personnes qu'ils embauchent. Au sujet des immigrants illégaux, le gouvernement fédéral a annoncé la fermeture du tristement célèbre camp de détention de Baxter, situé dans les environs de Port Augusta en Australie du Sud. Les douze détenus restant seront envoyés dans d'autres centres de détention du pays.

Le 6 AOUT : AUSTRALIE : La "génération volée" obtient réparation (Source : "courrierinternational.com")

Un Aborigène enlevé à sa mère à l'âge de 1 an dans le cadre de la politique d'assimilation forcée menée dans les années 1950 vient de recevoir 525 000 dollars (330 000 euros) à titre de dédommagement. C'est la première fois que la justice australienne indemnise une victime de la "génération volée".

Une dizaine d'années après la publication du rapport "Bringing them Home", qui a fait connaître au grand public la tragédie des enfants aborigènes volés, la Cour suprême d'Australie-Méridionale est la première juridiction du pays à reconnaître aux victimes un droit à l'indemnisation. Cette décision de justice historique stipule que Bruce Trevorrow, 50 ans, a été victime de traitements illégaux et soumis à une détention abusive en étant retiré à sa famille et placé dans une famille blanche en 1957, alors qu'il n'avait que 13 mois.

La décision du juge Thomas Gray devrait faire jurisprudence. Les dirigeants aborigènes ont salué cette sentence et l'ont qualifiée de victoire. "Je veux dire au gouvernement australien et au peuple australien qu'il est temps pour eux d'accepter l'histoire de leur pays", a déclaré Lowitja O'Donoghue, l'ancienne présidente de l'ATSIC, la Commission pour les Aborigènes et les insulaires du détroit de Torres. "Il est temps de comprendre que la génération volée a bel et bien existé au lieu de se perdre dans les querelles historiques qui font rage depuis la publication du rapport 'Bringing them Home'."

Bruce Trevorrow a été séparé de sa mère en décembre 1957 lors de son admission à l'hôpital pour enfants d'Adélaïde pour une gastro-entérite. Plus de six mois plus tard, sa mère écrivait à la Commission de protection des Aborigènes, pour récupérer son fils : "Je vous écris pour savoir si mon fils Bruce va bien et quand il va rentrer, demandait-elle dans sa lettre en juillet 1958. Je n'ai pas oublié que j'ai un bébé là-bas." Malheureusement, l'enfant avait déjà été confié à une autre famille. La commission a choisi de mentir, a-t-on appris au tribunal, et lui a répondu que son fils "allait mieux" mais que les médecins devaient encore le garder pour son traitement.

Le jugement comporte 300 pages, et il a fallu dix-huit mois au juge Thomas Gray pour rendre son verdict. Il a établi pour la première fois qu'enlever un enfant à sa famille dans ces circonstances constituait un emprisonnement abusif et un manquement de l'Etat à son devoir de protection des citoyens. M. Trevorrow, qui vit à Bairnsdale et souffre de dépression chronique depuis son plus jeune âge, a encouragé les autres membres de cette génération volée à suivre son exemple. "Continuez, c'est tout ce que j'ai à vous dire", a-t-il déclaré à la sortie du tribunal.

M. Trevorrow a précisé que cette somme, qui lui servira à rembourser le crédit de sa maison, signifie que l'Etat reconnaît enfin ses souffrances. "Evidemment, cet argent ne me rendra pas ce que j'ai perdu", a-t-il ajouté. Il a confié que sa vie n'avait été qu'une succession de hauts et de bas. Interné plusieurs fois, il a fait de la prison, est devenu alcoolique et a souffert toute sa vie de dépression. "J'étais incapable de remonter la pente." Bien que sous le choc des événements, il s'est dit heureux de savoir que la justice reconnaissait que l'Etat avait mal agi. "Le temps est venu pour moi d'avoir l'esprit en paix."

Le tribunal a admis que sa famille adoptive l'avait traité comme un des siens et s'était bien occupée de lui, qu'il n'avait pas souffert de malnutrition ni de mauvais traitements – il allait à l'église avec eux et participait aux activités familiales. C'est à l'âge de 3 ans que de graves problèmes psychologiques sont apparus. Il a souffert notamment de trichotillomanie, un comportement qui conduit les enfants à s'arracher les cheveux de manière compulsive. Les médecins diagnostiquèrent une dépression. Il avait un retard de langage, mâchonnait ses vêtements, abîmait ses livres et volait. Sa famille lui disait qu'il était blanc. Sa peau foncée était attribuée à de lointains ancêtres.

Cette expérience empêcha M. Trevorrow de nouer des liens affectifs et son état empira quand il fut rendu à sa famille d'origine à l'âge de 9 ans parce que sa mère adoptive ne savait plus quoi faire de lui. Il a raconté devant le tribunal combien il avait été choqué de découvrir qu'il venait d'une famille aborigène alors qu'il croyait que sa mère était blanche.

Selon Fred Chaney, membre de la Commission australienne de réconciliation et ancien ministre des Affaires aborigènes, il est "regrettable que cet homme ait dû se rendre au tribunal pour obtenir réparation… Les Etats australiens ont publié un rapport recommandant qu'une solution administrative modérée soit trouvée mais, à l'exception de la Tasmanie, rien n'a été fait pour mettre en place cette décision. Vous voulez mon avis ? C'est une honte."

Penelope Debelle and Jo Chandler
The Age

Le 26 JUIN : Situation tendue en Australie (Source : "euronews.net")

La situation se détériore entre Camberra et les aborigènes qui craignent les nouvelles mesures pour lutter contre la pédophilie, notamment les examens médicaux systématiques des enfants. Les associations aborigènes représentées par Pat Turner qui se réunissaient aujourd'hui dénoncent des mesures fantômes: "Le gouvernement utilise les abus sexuels sur les enfants comme un cheval de Troie pour prendre le contrôle de nos territoires." La semaine dernière le premier ministre John Howard a annoncé l'envoi de renforts de police pour superviser les autorités locales: "Nous qualifions la situation d'urgence nationale. "

Le rapport d'une commission gouvernementale dénonçait la multiplication des agressions sexuels sur les enfants... Conséquences directes des conditions de vie misérables des autochtones australiens... Des vies, des familles ravagées par l'alcool.

L'interdiction de l'alcool et de la pornographie dans les communautés du nord doit durer 6 mois... Elle concerne 50 000 personnes sur les 460 000 aborigènes vivant en Australie.

Deux cents ans après l'installation des européens sur l'île-continent les autochtones restent aujourd5;hui des citoyens de deuxième rang, pour eux qui ont une espérance de vie largement inférieure à la moyenne nationale, cette mesure est vécue comme une discrimination supplémentaire, notamment par ces femmes: "On aura plus aucun droit sur nos enfants, si après les avoir examiné, ils décident de les envoyer loin de nous." "J'ai comme le sentiment qu'il s'agit d'un nouveau cas de "Génération Volée", parce que ces enfants vont êtres arrachés à leurs mères, à leurs pères, leurs grands-parents, "

Au début du 20ème siècle et jusqu'à la fin des années 60, sous prétexte de vouloir les civiliser les gouvernements ont retiré à leurs familles des milliers d'enfants aborigènes. Ils étaient placés dans des institutions ou dans des familles blanches. En 1997 le rapport "Ramenez-les à la maison" dénonce une politique contraire aux droits de l'homme."

Le 27 AVRIL : Un travailliste à la tête de l'Australie ? (Source : "lejdd.fr")

Le chef des travaillistes australiens, Kevin Rudd, 49 ans, s'est positionné comme l'alternative politique en Autralie où se dérouleront en octobre ou novembre prochain des élections législatives. Kevin Rudd place le changement climatique au coeur de son programme et est un fervent opposant à la guerre en Irak. Les sondages créditent les travaillistes de 17 points d'avance et plebiscitent Rudd pour le poste de Premier ministre.

Le 6 AVRIL : John Howard fait appel au secteur privé (Source : "abc.net.au")

Le Premier ministre australien. John Howard, redouble d'ardeur pour « vendre » sa réorganisation radicale de la législation du travail à la population australienne et prend le secteur privé à témoin.
Depuis plusieurs jours, M. Howard tente de convaincre la communauté des affaires de débloquer des fonds pour investir dans une campagne de publicité en faveur de la nouvelle législation du travail proposée par le gouvernement.
Un appel reçu froidement par le secteur privé, notamment l'Association nationale des commerçants, comme le dit Patrick McKendry : « Je ne pense pas que notre rôle est de financer une campagne politique pour faire la promotion d'un projet de loi particulier. »
John Howard a répondu que toute personne en faveur de la législation proposée devrait la soutenir.
Pour l'opposition, John Howard est de plus en plus désespéré.
Pour les syndicats, le gouvernement australien veut revenir au XIX siècle qui refusait aux salariés leurs droits les plus fondamentaux.

Le 15 FEVRIER : L'armée australienne devrait recruter dans le Pacifique (Source : "tahitipresse.pf")

Deux analystes militaires de renommée estiment que le manque chronique de recrues dans les forces armées australiennes peut être résolu du jour au lendemain en ouvrant les frontières aux Insulaires du Pacifique Sud qui désirent s'expatrier en Australie.

Hugh White et Anthony Bergin ont interpellé le gouvernement pour qu'il se penche du côté de ses voisins pour leur offrir la nationalité australienne en échange à ceux et celles qui acceptent de rejoindre l'armée.

Cette proposition n'a pas été rejetée d'emblée par le ministre de la défense, Bdrendan Nelson.

Au nombre des avantages énumérés par les deux analystes, le professeur White, de l'Université nationale australienne, indique que des recrues des pays insulaires dans l'armée australienne permettront de mettre en place des relations plus étroites avec des pays en situation difficile comme le Timor-Leste, Fidji ou les îles Salomon.

Le gouvernement australien désire augmenter de 20% son personnel militaire au cours de ces 10 prochaines années. L'armée australienne subit beaucoup de pression en ce moment avec des déploiements de troupes en Irak, en Afghanistan, au Timor-Leste et dans le Pacifique. L'armée australienne n'a pas subi de telles pressions depuis la guerre du Vietnam.

Pour l'Association des forces armées australienne, la proposition des deux analystes est " moralement répugnante ". Le porte-parole de cette Association, Neil James, a remis en question une société qui n'est pas prête à se défendre mais disposer à payer des étrangers pour le faire à sa place.

Pierre Riant - ABC/Radio Australia

FEVRIER : Australie - Rapport annuel 2007 (Source : "rsf.org")

Le gouvernement de John Howard a continué d’étoffer son arsenal de lois antiterroristes, dont certaines représentent une menace pour la confidentialité des sources des journalistes et la liberté d’expression

L’adoption par le Sénat, en mars 2006, de la loi sur l’interception des communications, a augmenté les risques d’abus dans l’utilisation contre la presse des législations antiterroristes. Le texte autorise en effet les écoutes sans réel contrôle judiciaire, notamment des journalistes qui enquêtent sur les affaires de terrorisme et de crime organisé. La loi antiterroriste de 2005 a déjà été utilisée pour contraindre plusieurs professionnels des médias à fournir leurs informations à la police ou à la justice.

Deux reporters du Herald Sun risquent toujours une peine de prison pour avoir refusé de révéler leurs sources à propos d’un article sur une décision controversée du gouvernement conservateur. En août, un tribunal a rejeté leur appel après avoir refusé de leur reconnaître le privilège de la protection des sources.

Autre recul en 2006, le refus, en septembre, de la Haute Cour d’autoriser un journaliste à accéder à des documents sur la politique fiscale du gouvernement. L’Australian Press Council a dénoncé cette décision qui va donner aux autorités un “nouvel élan pour supprimer les informations embarrassantes”. En février, le gouvernement a également interdit à la presse de couvrir librement l’arrivée sur le territoire de réfugiés papous. D’une manière générale, de nombreuses restrictions sont imposées aux journalistes qui s’intéressent à la situation dans les camps de demandeurs d’asile en Australie.

Le 23 JANVIER : Le drapeau australien interdit de Festival (Source : "abc.net.au")

Toute la classe politique australienne ou presque est montée hier au créneau pour condamner les organisateurs d'un grand festival de musique « Big Day Out » qui conseillent aux spectateurs de ne pas entrer dans l'enceinte du festival avec le drapeau australien.
Lors de récents incidents et d'un précédent Festival le drapeau australien a été la source de vives tensions ethniques. Ce drapeau a en effet été utilisé par des nationalistes ou des ultra-nationalistes qui ont obligé des personnes, qui de toute évidence n'avaient pas les yeux bleus et les cheveux blonds, à prêter allégeance devant le drapeau australien.
Les organisateurs ont donc décidé de bannir le drapeau le temps du Festival pour éviter tout incident et empêcher le nationalisme agressif.
Pour le Premier ministre de l'État de Nouvelle-Galles du Sud, Morris Ieama, l'attitude des organisateurs est honteuse. Pour Mark Vaile, le dirigeant du Parti National, elle est stupide et ridicule, du politiquement correct qui a dépassé les bornes. Le Premier ministre, John Howard est intervenu, l'opposition également, la presse s'est déchaînée et même Pauline Hanson, l'ancienne dirigeante du parti « One Nation », est revenue sur le devant de la scène pour lancer un appelle à la désobéissance.
Seuls les Démocrates ont fait cavalier seul en estimant que les organisateurs ont pris une décision sage qui vise avant tout à assurer la sécurité des spectateurs. Que vous le vouliez ou non, soulignent les Démocrates, des racistes ont détourné le drapeau australien.

Le 8 JANVIER : Australie : on reparle de l'uranium, contre le réchauffement climatique (Source : "tahitipresse.pf")

Le gouvernement australien exerce de vives pressions sur les autorités de l'État d'Australie occidentale pour obtenir la suppression de l'interdiction d'exploitation de l'uranium dans cet État.

Le ministre australien de l'environnement, Ian Campbell, souligne que l'Australie occidentale possède de vastes réserves d'uranium qui pourraient aider à réduire le réchauffement climatique par le développement de l'industrie nucléaire civile.

Le ministre de l'environnement considère comme "obscène" cette interdiction d'exploiter de l'uranium en Australie occidentale. Sur place les écologistes craignent que le gouvernement fédéral intervienne pour annuler et remplacer l'interdiction en vigueur.

Toutefois, Helen Caldicot, scientifique antinucléaire de haut-niveau, a rejeté les affirmations du ministre australien de l'environnement, estimant que "à moyen-terme, les centrales nucléaires produiront les mêmes conséquences des gaz à effet de serre émis par les centrales électriques".

Le 8 JANVIER : Australie : l'opposition condamne la politique de John Howard dans le Pacifique Sud (Source : "tahitipresse.pf")

Le Premier ministre australien, John Howard, ne cesse de citer 'l'arc d'instabilité' pour décrire la situation et les problèmes qui caractérisent la région. Pour le nouveau chef de l'opposition, Kevin Rudd, chef de file du Parti travailliste, cet " arc d'instabilité " n'est que la progéniture de la politique océanienne de John Howard.

Dans un article publié dans un journal du dimanche, le Sunday Telegraph, John Howard affirme que le Pacifique Sud est confronté à des problèmes tenaces de pauvreté, de mauvaise gouvernance et de corruption. "Nous essayons de faire quelque chose", a-t-il souligné en expliquant que l'Australie doit jouer un rôle stabilisateur dans la région du Pacifique.
Pour le chef de l'opposition, les propos de John Howard sont bourrés de bonnes intentions mais le Premier ministre est à la tête du pays depuis maintenant 11 ans et ce n'est que ce week-end que John Howard commence à articuler un nouveau plan pour la région.
C'est pendant ces 11 années de pouvoir conservateur de John Howard, a souligné Kevin Rudd, que le Pacifique Sud-Ouest est devenu un arc d'instabilité avec une implosion politique au Timor Oriental, des relations bilatérales difficiles avec la Papouasie Nouvelle-Guinée, une crise diplomatique avec les îles Salomon et un coup d'état militaire à Fidji.
Si l'Australie veut améliorer la situation, a indiqué Kevin Rudd, elle doit s'attaquer à la pauvreté et à la corruption.