LES ACTUALITES AUSTRALIENNES EN 2004

SOCIETE

 

Le 25 DECEMBRE : Le Bloc-notes de l'Associated Press : L'insolite du jour : Péché de gourmandise ... (Source : "http://permanent.nouvelobs.com")

Les douaniers australiens ne sont pas, mais alors vraiment pas du genre à plaisanter avec les règles régissant la quarantaine en matière de denrées alimentaires. Un ressortissant suisse l'a appris à ses dépens.
Dylan Pascal Graves a été interpellé à l'aéroport international de Perth - sur la côte ouest - alors qu'il tentait de faire entrer en fraude en Australie un ... salami.
Etudiant en Anglais dans l'Etat d'Australie-Occidentale, Graves a écopé d'une amende de 4 000 dollars australiens (2 284 euros) après avoir été pris en flagrant délit lors d'un contrôle de routine des gabelous en novembre dernier. L'Australie applique des règles très strictes en matière d'importation de produits agricoles et alimentaires. Outre les chiens renifleurs qui patrouillent dans les aéroports, les douaniers passent les bagages aux rayons X.
Le problème pour Dylan Graves est qu'il a affirmé aux douaniers - et ce à deux reprises - qu'il n'avait pas de nourriture. Or, un examen aux rayons X a révélé un salami de 400 grammes dans son bagage. Et quand les douaniers lui ont demandé pour quelle raison il ne l'avait pas déclaré, l'étudiant helvète a simplement répondu qu'il comptait bien le manger.
Graves a été inculpé pour fausse déclaration à un fonctionnaire dans l'exercice de ses fonctions et importation en parfaite connaissance de cause de nourriture interdite dans le pays.

Le 14 AVRIL : Australie : une adolescente de 13 ans autorisée à changer de sexe (Source : "edicom.ch")

Un tribunal australien a autorisé pour la première fois une adolescente de 13 ans, qui se considére comme un garço, à entamer un traitement pour changer de sexe. Médecins et experts en éthique médicale ont accueilli ce verdict avec réserve. La jeune fille, présentée sous le seul nom d'Alex, est devenue suicidaire au début de la puberté et se considère réellement comme un garçon emprisonné dans un corps de fille, a-t-on appris lors de l'audience du tribunal aux affaires familiales de Melbourne.
Alex a été élevée comme un garçon par son père, qui est décédé lorsqu'elle avait 6 ans. En dépit de témoignages affirmant que l'adolescente était trop jeune pour faire un choix en toute connaissance de cause, le tribunal s'est prononcé en faveur d'un traitement préliminaire en vue d'un changement de sexe. Il s'agit notamment d'un traitement non-définitif pour empêcher la jeune fille d'avoir ses menstruations jusqu'à l'âge de 16 ans, puis d'un traitement irréversible à la testostérone de deux ans pour favoriser la croissance des muscles et obtenir une voix plus grave, avant une intervention chirurgicales sur les parties génitales à l'âge de 18 ans.
C'est la première foid qu'un tribunal aux affaires familiales autorise un mineur à s'engager dans une procédure pour changer de sexe, uniquement à partir de données psychiatriques.
Le président de l'association médicale australienne, Bill Glasson, s'est déclaré surpris par cette décision. Il a estimé que la société devait traiter avec prudence ce genre de cas, particulièrementquand la personne concernée est si jeune.

Le 28 MARS : Les services secrets australiens recrutent en masse (Source : "edicom.ch")

La plus grande agence d'Australie recrute plus de 150 nouveaux espions, soit une hausse de 25 % de son personnel, afin d'agir de façon plus efficace contre le terrorisme, déclare le directeur de l'agence dans un entretien publié dimanche dans le quotidien "Sunday Telegraph". Dennis Richardson, le directeur général de l'Organisation australienne de la sécurité et du renseignement (ASIO) ajoute dans cet entretien qu'il pourrait y avoir des cellules terroristes "dormantes" en Australie.
"Au cours des 12 prochains mois, l'ASIO prévoit de recruter 150 officiers de plus dans toute une série de services" déclare M. Richardson. "C'est un chiffre important et cela reflète l'importanceque nous attachons au contre-terrorisme". La conséquence de cette vague de recrutement sera une hausse de 25 % de l'effectif de l'agence.
Dans un entretien télévisé dimanche, Le Premier ministre John Howard a déclaré que l'ASIO pourrait disposer d'autant de fonds qu'il est nécessaire pour lutter contre le terrorisme.
"La force des services de renseignements est réellement la plus grande capacité dont vous disposez pour lutter contre le terrorisme", a déclaré M. Howard. "Ceci n'est pas une guerre conventionnelle, ce n'est pas une guerre avec des armées déferlant à travers les frontières, c'est une guerre où vous devez renforcer vos agences de renseignements", a-t-il ajouté.

Le 24 MARS : Au pays des rebonds ! (Source : "iptsos.com")

En Australie, il n'y a pas que les wapitis et les kangourous qui font des bonds. Les pirates aussi sont de grands sauteurs.
Symantec vient de publier un rapport sur les pirates informatiques. Dans la liste des pays vainqueurs, comprenez où il y a le plus de pirates proportionnellement aux nombres de connectés, les USA prennent la tête (58 %). Vient ensuite le Canada, le Koweit, l'Irlande er l'Australie.
Les trois derniers de cette liste servent surtout de rebond aux pirates qui se servent des serveurs de ces pays pour attaquer d'autres machines dans le monde.

Le 14 MARS : Extradé pour piratage (Source : "presence-pc.com")

De mémoire, pour la première fois, une demande d'extradition a été demandée dans un cas de piratage. Il s'agit de l'un des membres du groupe DOD ("drink or die"), résidant en Australie, qui est mis en cause par les Etats-Unis, après que d'autres membres américainsdu groupe aient été arrêtés.
L'accusé, Hew Raymond Griffiths, 42 ans, n'a jamais mis les pieds aux Etats-Unis. D'après son avocat, il n'a commis aucun crime en Australie. Cependant, selon les documents remis à la cour de Sydney, l'activité du groupe consistait à cracker les codes secrets et à diffuser les logiciels, films, musiques et jeux américains bien avant leur sortie sur le marché. Ils distribuaient e,suite tout cela aux membres de leur "club".
Les membres américains ont été condamnés à des peines allant jusqu'à 4 années d'emprisonnement. Griffiths risque jusqu'à 10 ans et 500 000 dollars d'amende si la demande d'extradition est acceptée.

Le 18 FEVRIER : Vers la fin du homard ébouillanté en Australie ? (Source : "edicom.ch")

Plonger des homards vivants dans des marmites d'eau bouillante pour les tuer pourrait bien devenir une chose du passé en Australie si les défenseurs des droits des animaux obtiennent gain de cause.
La Société royale australienne de prévention des cruautés envers les animaux (RSPCA) demande l'arrêt de cette pratique et suggère que l'on "endorme" les homards en les mettant dans un réfrigérateur ou un congélateur puis qu'on les coupe en deux ou qu'on leur transperce le corps avec une pointe.
"Si vous plongez un crustacé vivant dans de l'eau bouillante, il le sent et vous le tuez de manière cruelle", a souligné le président de la RSPCA Hugh Wirth.
Wirth s'exprimait dans l'île méridionale de Tasmanie à l'occasion du lancement d'un nouveau guide pour tuer les crustacés. "Même s'il reste encore des traditionalistes, je pense que nous allons venir à bout de ces dernières résistances. Je suis persuadé que nous allons imposer cette nouvelle méthodologie", a-t-il dit.
Jill Mure, dont la famille dirige des restaurants de fruits de mer en Tasmanie depuis près de 30 ans, a expliqué qu'elle s'est depuis longtemps ralliée à la pratique du homard dans le congélateur.
"Je pense tout simplement qu'ils s'endorment très paisiblement. Je pense aussi que la méthode qui consiste à les jeter dans l'eau bouillante est révolue.

Le 6 FEVRIER : Peer-to-per : perquisitions en cascade contre les éditeurs de Kazaa en Australie (Source : "zdnet.fr")

Le propriétaire du système P2P a vu une série de perquisitions menées dans ses bureaux, aux domiciles de ses dirigeants, ainsi que chez des partenaires commerciaux. Curiosité judiciaire : cette enquête a été diligentée par l'industrie du disque.

Les bureaux de Sharman Netwoks, le propriétaire australien du logiciel d'échange de fichiers Kazaa, ainsi que les domiciles de ses deux principaux dirigeants, ont été perquisitionnés, dans la matinée du vendredi 6 Février.
L'action était menée par le Mipi (Music Industry Piracy Investigations), une division de l'association australienne défendant les intérêts des majors du disque (Australian Record Industry Association). Pour effectuer ses perquisitions, le Mipi a obtenu les mandats nécéssaires du juge fédéral Murray Wilcox. Le droit australien prévoit en effet que des ayants-droit puissent se voir temporairement confiés certaines missions de police judiciaire, comme des perquisitions et des saisies.
Cette procédure, dite Anton Pilar Order, permet de surprendre la personne visée qui n'est pas alertée auparavant des réquisitions judiciaires.
L'objectif était de rechercher et de saisir tout document permettant de prouver que Sharman Networks a violé la législation australienne sur la propriété intellectuelle (Australian Copyright Act).
Les différents buraux de l'éditeur Kazaa, situés dans les Etats du Queensland, de Nouvelle-Galles du Sud et de Victoria ont été fouillés de fond en comble. Les résidences privées de Nikki Hemming, P-DG de Sharman Networks, et de son bras droit, Phil Morle, directeur des technologies ont aussi été perquisitionnnés par le Mipi.

Des F.A.I. et des universités également perquisitionnés

Le Mipi a également conduit son actiion au sein de la société "Brilliant Digital Entertainment" (BDE), distributeur d'Altnet, partenaire de Sharman Networks, chargé de la diffusion et de la gestion des contenus payants sur le réseau "peer-to-peer". Les domiciles des deux principaux dirigeants de BDE ont fait l'objet de perquisitions.
Des opérations similaires ont également été menées dans les locaux de quatre fournisseursd'accès ainsi que trois universités , afin de collecter des données de connexion. Pour autant, le responsable du Mipi, Michael Speck, a assuré à ZDNet Australia, que ce coup de force visait les opérateurs de Kazaa, mais nullement ses utilisateurs.
"Nous ciblons les gros poissons, pas les individus", nous a-t-il précisé. "Voici un signal fort indiquant que le piratage de musique via le net est terminé en Australie".
En attendant les résultats de ces perquisitions, Sharman Networks qualifie ctte action de "tentative cynique" pour "perturber ses affaires commerciales" et estime qu'ellle représente "une extraordinaire perte de temps et d'argent". "L'affirmation que l'activité de Sharman est de faciliter ou encourager la violation de la législation sur le copyright est fausse", martèle la société dans un communiqué.

Le 28 JANVIER : Un dépôt d'éthanol de sept millions de litres en feu en Australie (Source : "edicom.ch")

Une explosion a mis le feu à un dépôt de sept millions de litres d'éthanol à Port Kembla, à une centaine de kilomètres au sud de Sydney, ont annoncé les pompiers. L'incendie, qui dégage des flammes de 60 mètres de haut, menace à présent des citernes de pétrole.
Un responsable des pompiers a déclaré que les soldatsdu feu s'efforçaient d'empêcher la propagation du sinistre en projetant de l'eau sur les cuves voisines. Il a ajouté que l'on ignorait les causes de l'explosion.
La déflagration a légèrement blessé un ouvrier. Une aciérie voisine a été évacuée.

Le 23 JANVIER : L'Australie "délocalise" des demandeurs d'asile. (Source : "courrierinternational.com")

Au coeur de la Micronésie, Nauru accueille une catégorie de population pas vraiment satisfaite de son séjour sur cette petite île du Pacifique. "Aux antipodes ds touristes qui se dorent la pilule sur les plages sans fin d'Australie, un groupe de demandeurs d'asile désespérés manifeste énergiquement pour pénétrer les consciences estivales et indolentes des continentaux, à défaut de pouvoir pénétrer leurs côtes", note le Christian Science Monitor. Plus d'une trentaine de réfugiés sont en grève de la faim depuis plus d'un mois afin que Canberra révise leur demande d'asile

S'ils adressent aux autorités australiennes, c'est que leur séjour à Nauru, ils le doivent à l'Australie, dont le Premier ministre John Howard a mis en place "la solution pacifique, une politique de dissuasion des boat people qui entreprend de les parquer dans les îles avoisinantes mais hors de la juridiction australienne". Il s'agit d'un arrangement financier entre Canberra et plusieurs îles du Pacifique Sud, qui acceptent de recevoir les demandeurs d'asile en attente d'une décision administrative et dont la majorité vient d'Afghanistan.
"Si la plupart des îles sollicitées ont rejeté l'offre, Nauru, qui a de gros besoins d'argent en raison de ses faibles infrastructures et de sa dépendance totale envers l'extérieur, pour l'eau potable comme pour l'essence et l'électricité, a accueilli près d'un millier de ces réfugiés contre environ 25 millions d'euros pour deux ans", note le quotidien américain.
A Nauru demeurent 284 réfugiés, "dans un centre de détention situé à côté d'une mine de phosphate abandonnée". Mais devant le pourissement de la situation, le gouvernement local exprime ses réticences. "Nous ne voulons pas que Nauru soit perçu comme un endroit où les gens sont installés pour y mourir" a déclaré le ministre des Finances de l'île.

De son côté, la gauche australienne plaide elle aussi en faveur d'une autre politique, plus humaine. Le 21 janvier, le leader de l'opposition travailliste Mark Latham s'est prononcé pour des procédures plus rapides concernant les demandes d'asile et la protection des enfants. En outre, il a demandé "l'abandon de la 'solution pacifique' et de la politique d'externalisation des centres de détention" rapporte le quotidien australien The Age. Néanmoins, la politique de "solution pacifique" du gouvernement HOward s'avère payante d'un point de vue électoral. "Après les attaques terroristes du 11 septembre, le durcissement à l'égard des boat people a remporté un franc succès auprès des électeurs" note le Monitor. Les Australiens restent traumatisés par l'expérience des boat people vietnamiens et cambodgiens des années 70 et 80.

Reste que l'attitude de l'Australie tranche avec celle de son voisin , la Nouvelle-Zélande, confronté au même problème. Time Pacific en donne une illustration saisissante. "La plupart des adultes australiens et néo-zélandais se souviendront de l'incident d'août 2001dans l'océan indien,quand 438 personnes furent sauvées d'un bateau en train de couler par le cargo norvégien Tampa" rappelle l'hebdomadairede Sydney. Pratiquement tous venaient d'Afghanistan. Demandeurs d'asile, ils se virent refuser l'entrée en Australie par le gouvernement de John Howard. Face à l'impasse diplomatique en haute mer, la Nouvelle-Zélande accepta d'accueillir autant de réfugiés du Tampa qu'elle le pouvait, soit initialement 150 personnes, des familles, des femmes avec des enfants, et 40 adolescents solitaires qui se sont parfaitement intégrésx.