LES ACTUALITES AUSTRALIENNES EN 2009

SOCIETE

 

LE 7 AVRIL : Camcording : un pirate australien condamné à une peine très légère (Source : "numerama.com")

Le projet de loi Création et Internet a donné aux députés l'occasion de voter un amendement anti-camcording qui assimile à la contrefaçon "toute captation totale ou partielle d'une oeuvre cinématographique ou audiovisuelle en salle de spectacle cinématographique". Totalement inutile du point de vue juridique puisque le fait de filmer un film en salle était déjà assimilé à la contrefaçon, l'amendement présenté par le député UMP Christian Kert permettait à la France d'afficher son accord de principe avec une vaste campagne internationale de lutte contre le camcording (voire notamment ici, ou là).

"Nous avons, pour beaucoup, assisté dans des salles de cinéma au spectacle détestable de spectateurs qui enregistrent le film pour le passer ensuite frauduleusement sur Internet", assurait sans crainte du ridicule Christian Kert pour présenter son amendement.

"Les spectateurs se plaignent auprès de la direction du cinéma, laquelle essaie de faire intervenir des forces de police qui, du fait de l’insuffisance (de la loi actuelle), refusent la plupart du temps d’intervenir", regrettait-il.

L'Australie, elle aussi, participe à la lutte contre le camcording. Le 13 février dernier un pirate de 26 ans, Craig Farrugia (aucun lien), voyait ainsi la police de New South Wales et l'AFACT (le groupe anti-piratage australien) débarquer chez lui. Ils emportaient alors du matériel d'enregistrement vidéo et des ordinateurs utilisés pour filmer et diffuser sur Internet des films comme Bedtime Stories, Beverley Hills Chihuahua, He’s Just Not That Into You, Marley and Me, et Yes Man. L'homme fournissait ses films au groupe PreVail, qui se chargeait de les distribuer sur des serveurs FTP, des newsgroups ou BitTorrent.

Les enquêteurs ont pu remonter la piste grâce à un watermark inséré sur la bande vidéo du film, invisible à l'oeil nu, qui permet en cas de piratage de retrouver la salle de cinéma d'où a été filmée la copie pirate.

Immédiatement, Farrugia a plaidé coupable des 18 chefs d'accusation retenus contre lui, et l'on s'attendait à une peine particulièrement sévère pour décourager les organisations pirates de continuer leurs activités. PreVail avait diffusé plus de 200 films en 3 ans et demi, et la loi australienne permettait au tribunal de condamner le jeune homme à une amende de 60.500 dollars australiens (31.000 euros) pour chacune des contrefaçons, et à une peine de cinq ans d'emprisonnement.

Mais TorrentFreak rapporte que Craig Farrugia a été condamné à seulement 5.400 dollars australiens, soit 2.875 euros, et qu'il a été laissé libre. Il devra simplement veiller à adopter une bonne conduite pendant au moins 18 mois pour ne pas voir sa peine aggravée.

Le lobby du cinéma australien s'est dit satisfait du principe de la condamnation, mais déçu par la punition, qui "ne reconnaît pas le dommage que ce délit particulier peut avoir sur l'industrie".

LE 6 AVRIL : Le Poker censuré en Australie (Source : "http://fr.pokerstrategy.com")

Plusieurs noms de domaine de poker, tels que PokerStars et Full Tilt Poker, avaient été placés sur une liste de sites dangereux en Australie. Le gouvernement voulait en interdire complètement l'accès.

Un ouragan de colère s'est levé en Australie quand le site de renseignements anonymes wikileaks.com a publié une liste de sites web que l'Australian Communication and Media Authority (ACMA) voulait censurer. La vague de réaction a forcé le ministre de la communication australien, Stephen Conroy, à s'excuser pour les erreurs faites dans sa politiques de censure d'Internet. Cette politique aurait rendu l'accès à certains sites de poker, tels que PokerStars ou Full Tilt Poker, complètement impossible.

Plus de 2.000 sites étaient sur la liste noir compilée par l'ACMA dans le cadre d'un programme test qui aurait, une fois fini, permis aux ISP australiens de bloquer totalement l'accès à ces sites. Ces sites devaient être bloqués dans le secret le plus total, ce qui a encore augmenté la levée de boucliers.

A l'origine, la liste avait été créée pour bloquer les sites dangereux, qui présentaient de la matière pouvant nuire aux enfants. Des sites avec pornographie pédophile, viols, mode d'emploi de fabrication d'armes et un assortiment de sites dégradants et pervers étaient placés correctement sur la liste de suppression d'accès pour l'Australie. Malheureusement, la complexité d'une telle tâche nécessite un filtrage si serré qu'il est pratiquement impossible de le réaliser, résultant dans la mise au ban de nombreux autres sites qui n'avaient rien à faire sur la liste.

« C'est la plus grande pile de stupidité, créée de manière complètement absurde, par la plus grosse brochette de débiles qu'il m'ait jamais été donnée de voir », a déclaré Ross Wheeler, Président de Albury.net.au, un fournisseur ISP régional. « Tous les ISP que je connais ont déclaré, soit publiquement, soit en privé, que c'est impossible à réaliser, que ce soit techniquement ou en pratique. » La fuite a heurté de nombreuses susceptibilité, avec comme résultat le retrait du programme test par de nombreux ISP et une forte pression de leur part en faveur de l'abandon complet de l'idée.

Stephen Conroy a fait des vagues

Le 26 mars, le ministre Conroy apparaît sur une émission de questions-réponses d'ABC pour répondre aux questions au sujet du plan controversé. Juste avant son passage, wikileaks.com a planté sous le nombre trop important de visite, et plus de 2.000 vidéos de spectateurs mécontents avaient été posté sur le site web d'ABC. « Nous n'avons jamais rien vu de pareil à l'avalanche que Stephen Conroy a créée. »

Bien qu'il ait admis qu'il ait été dommage que quelques sites qui n'avaient rien à y faire se soient retrouvés sur la liste, il a défendu son idée et son projet et a jugé la publication de la liste dans les médias comme étant malheureuse.

Le poker explose en Australie, où se tient l'Aussie Millions, un des plus gros tournois du monde, où le jeu online est extrêmement florissant et d'où viennent plusieurs champions du monde. Avec la présence de Joe Hachem, une célébrité du cru, la possibilité d'une censure effective de sites tels que PokerStars et Full Tilt Poker semble heureusement bien lointaine

LE 20 MARS : Filtrage : la blacklist australienne ne contiendrait pas que des sites pédophiles (Source : "numerama.com")

Hier, Numerama faisait un point sur les mesures de filtrage des sites pédopornographiques que prévoit d'imposer le gouvernement aux fournisseurs d'accès à Internet. Nous évoquions alors le cas de l'Australie, où le fait de pointer vers des blacklists étrangères est interdit, et nous relevions le problème de la non-publication des listes de sites blacklistés en indiquant que ne pas publier la liste est s'exposer à l'arbitraire, et prendre le risque que des sites parfaitement légitimes soient bloqués, comme ça avait été le cas de Wikipedia en Grande-Bretagne.

Or l'actualité nous rattrape. Wikileaks, qui a déjà publié les listes de sites censurés au Danemark (près de 4.000 sites), en Thaïlande (environ 11.500) ou encore en Finlande (env. 800 sites), a publié la liste établie par l'Autorité Australienne des Communications et des Médias (ACMA). Celle-ci est censée référencer uniquement les sites pédophiles, dont la liste pourrait bientôt être transmise aux FAI australiens qui auront l'obligation de les bloquer. Or selon TorrentFreak, la liste qui contient environ 2.400 entrées est effectivement dominée par la pédopornographie, mais pas seulement.

Plusieurs sites pornographiques légaux à la YouTube sont inclus dans la liste, mais également des sites religieux (sic), différentes pages Wikipedia (encore...), des sites sur l'euthanasie, et même une agence de voyage et le site d'un dentiste.

Le site de pari en ligne Betfair.com est également blacklisté, alors que le jugement de janvier 2007 qui l'avait banni d'Australie a été renversé en appel en mars 2008.

Les sites de liens BitTorrent TorrentSpy et TorrentFive sont également référencés par Wikileaks parmi les sites blacklistés en Australie.

Interrogé, le ministre des communications australien Stephen Corroy a assuré que la liste publiée par Wikileaks n'était pas la liste officielle établie par l'ACMA, qui ne contiendrait en fait "que" 1050 entrées. Mais l'on voit bien toute la difficulté d'établir une liste de sites censurée qui ne soit pas soumise au contrôle public. Il faut alors croire le gouvernement et son autorité administrative sur parole, et croire qu'il est incapable d'erreurs qui puissent justifier le moindre recours.

LE 4 MARS : Un professeur australien transforme YouTube en salle de classe (Source : "actualitte.com")

Assurément, voilà une manière peu orthodoxe d'enseigner, mais pour ce professeur d'informatique de l'université de Nouvelle-Galles-du-Sud, l'introduction de YouTube comme support pédagogique semble une solution aussi efficace que le podcast.
Durant toute l'année passée, Richard Buckland a filmé ses cours et les a diffusés sur YouTube et iTunes. Bilan des courses, plusieurs étudiants arrivent cette année avec une avance considérable sur l'enseignement et un soutien scolaire assuré par les émissions qu'ils peuvent retrouver chez eux.
« Je ne connais pas un autre endroit dans le monde où l'on fasse cela », confie Richard, qui accorde là un certain confort aux étudiants. Ces derniers peuvent en effet se rendre à un cours par semaine, en direct, et assister aux autres, ceux de l'année passée depuis leur ordinateur n'importe où ailleurs.
Selon lui, cette méthode permet de dynamiser l'enseignement de l'informatique : quand on a une passion pour ce sujet, voire un certain talent, on trouve peut-être inadapté le cadre scolaire rigide. Et d'espérer que cette méthode motivera plus encore les élèves qui s'ennuieraient en classe.
Mais en outre, la diffusion sur YouTube permet au monde entier de profiter de son enseignement et l'on consulte ses cours depuis l'Afrique, la Chine, l'Inde ou l'Iran et l'Arabie saoudite. En permettant l'accès à ce contenu pédagogique pour des personnes qui n'y auraient pas autrement eu accès, Richard estime faire plus encore son travail de prof.
Si des universités comme Stanfort ou Berkeley voire le MIT publient déjà des centaines d'heures de cours sur YouTube, jusqu'à présent, l'initiative de Richard est une première en Australie...

LE 3 MARS : «Job de rêve» : la stratégie qui a payé (Source : "lefigaro.fr")

A 23 ans, Ben Henry fait partie, avec une autre Française, des 50 candidats retenus pour tenter de décrocher le fameux poste de «gardien» d'une île australienne paradisiaque.

Ben Henry fait des envieux. Sur 34.684 candidatures, ce jeune Lyonnais de 23 ans fait partie des cinquante postulants retenus pour obtenir le «meilleur job du monde». Rien de moins. Avec une autre Française, Manon Schmidin, il a été sélectionné par les organisateurs de ce casting géant. Mais il devra encore faire ses preuves pour le deuxième round de cette redoutable sélection, début avril, où 10 prétendants seront retenus. Enfin, en mai, un entretien d'embauche prévu avec les organisateurs déterminera qui est l'heureux gagnant.

L'enjeu de cette course folle à l'embauche? Un CDD de six mois pour devenir le «gardien» de l'île Hamilton, une île tropicale sur la Grande barrière de corail en Australie. Un travail tout simplement qualifié de «meilleur job du monde» par cette incroyable opération de communication orchestrée par la région du Queensland, où se trouve le lagon du bonheur. Et on comprend vite pourquoi : le futur concierge du paradis sera payé 12.500€ par mois pour se dorer la pilule sur les plages, nager avec les dauphins, les tortues ou les poissons clowns dans une eau à 28°C... Seule véritable «contrainte» : enrichir chaque semaine un blog avec photos et vidéos. Budget de l'opération : 1 million d'euros

Ben Henry s'y voit déjà. Le jeune homme a mis toutes les chances de son côté pour obtenir le poste : il a créé des t-shirts à son effigie et même son propre site Internet (www.benforbestjob.com), sur lequel on peut retrouver ses interviews et autres textes sur les préparatifs du voyage : une note sur le passeport qui a été refait, une marque de soutien aux victimes des feux en Australie, ou encore des liens vers les sites touristiques australiens. S'il est l'heureux gagnant, il partira avec sa petite amie.

Travaillant en alternance à Lyon dans le marketing en ligne, Ben dit avoir développé toute une stratégie pour parvenir à ses fins «dès la première semaine des dépôts de candidatures». Une stratégie à laquelle il a rapidement consacré «2 à 3 heures par jour», comme il le raconte dans un entretien au Post. Interrogé par lefigaro.fr, il se dit aujourd'hui «très satisfait» mais «sous la pression des médias», qui «veulent tous un bout du gâteau».

Les candidats ont été départagés sur une vidéo d'une minute, dans laquelle ils devaient montrer leur motivation. Celle de Ben a été conçue «pour cibler les compétences recherchées pour le job». «Je pense que si on regarde les autres candidatures, on peut voir que 75% d'entre eux ne prennent pas ça au sérieux. C'est comme s'ils allaient à l'entretien en short et en tongs! Les gens connaissent peu la candidature web, où pourtant, l'originalité et le sérieux priment» estime-t-il. Ce qu'il a de plus que les autres ? Sa «capacité à faire parler de [lui] et à mener à bien une opération de communication», avance-t-il.

Une entreprise prise très au sérieux par Ben Henry, qui a notamment tenu à développer ses atouts en volleyball et en natation. Sportif confirmé, il reconnaît que les organisateurs «en disent peu» sur ce qu'il faudra faire sur l'île, mais se dit «motivé par les conditions de travail et le salaire».

Pour la prochaine étape, Ben n'hésitera pas à passer à la vitesse supérieure, avec envois de mails et impressions de t-shirts ou de badges à distribuer dans la rue. Une «campagne à l'américaine», comme il le dit lui-même. Une campagne de communication bien rôdée, en tout cas.

Lucide, le jeune candidat conclut toutefois : «Je ne me fais pas d'illusion, je sais que ce n'est pas gagné. En revanche, c'est une expérience que je pourrai valoriser quand j'arriverai sur le marché du travail, en mai prochain. Ça me fait connaître et ça cadre parfaitement avec ce que j'aime : le marketing en ligne».

Manier les nouvelles technologies est d'ailleurs l'atout principal qu'une organisatrice reconnaît à Ben Henry, dans un reportage de Sept à Huit.

LE 24 FEVRIER : Crise en Australie : les équipages de sous-marin se préparent à abandonner le navire (Source : "corlobe.tk")

La flotte sous-marine australienne est en danger de devenir insoutenable à cause du manque chronique de marins qualifiés. Presque la moitié de tous les sous-mariniers veulent quitter la marine dès que possible, selon un rapport confidentiel du ministère australien de la défense.

Une étude psychologique de la force sous-marine, obtenue par The Australian, révèle que près de la moitié de tous les sous-mariniers ont l’intention d’abandonner la marine dès qu’ils le peuvent, à un moment où il y a déjà si peu de sous-mariniers qu’il est à peine possible d’envoyer en mer 3 des 6 sous-marins de la classe Collins.

Le rapport s’interroge sur la capacité de la marine australienne à armer la flotte actuelle de sous-marins à un moment où le gouvernement australien prévoit, comme l’a révélé The Australian en 2007, de se doter d’une flotte de 12 sous-marins dans le cadre du prochain livre blanc.

Le rapport indique que le moral s’est effondré : des sous-mariniers expliquent qu’ils sont surchargés de travail, mal payés et mal reconnus. Ils se sentent rejetés de la marine.

Les officiers sont amers parce qu’ils n’ont pas le droit aux primes de fidélisation : ils sont donc moins payés que les marins qu’ils commandent.

L’étude a montré qu’un quart des équipages de sous-marins souffre d’un manque chronique de sommeil et pense que leur travail (patrouiller dans les océans) est inutile.

Selon le rapport, "Tous les équipages de sous-marins parlent d’un niveau relativement bas d’adhésion envers l’institution, suggérant que beaucoup commencent à perdre le sens de l’esprit de corps envers l’institution."

Le rapport, écrit en juin dernier, avait été demandé pour évaluer les attitudes au sein de la force sous-marine à un moment où les équipages actuels sont sous pression à cause du manque de personnel.

Le récent boom minier en Australie Occidentale a provoqué le départ de nombreux sous-mariniers aux fortes compétences techniques vers des emplois à terre et mieux payés.

La marine a essayé d’attirer plus de sous-mariniers en offrant des primes de 60.000 AUS$ (30.000 €) pour les non-officiers qui prolongent leur engagement de 18 mois et en réduisant le temps passé en mer. Mais l’étude montre que ces mesures ont eu peu d’impact, la pluapart des sous-mariniers jugeant les salaires insuffisants pour justifier de passer autant de temps loin de leur maison et de leur famille.

Sur 3 sous-marins — les HMAS Rankin, HMAS Waller et HMAS Collins, l’étude a découvert que plus d’un quart de l’équipage travaille en moyenne 11 heures par jour, et que le même nombre dort 5 heures ou moins par nuit.

"Ces résultats indiquent que près d’un quart de l’équipage d’un sous-marin semble souffrir d’un manque de sommeil chronique," indique le rapport. Cela a des conséquences sur le niveau de sécurité et le moral.

Il y a néanmoins quelques éléments positifs. 60% des équipages indiquent ainsi qu’ils aiment le type de travail qu’ils font et qu’ils ont confiance dans leurs officiers supérieurs.

"Les répondants ont indiqué de haut niveau de travail d’équipe, une grande confiance pour leurs supérieurs immédiats et un sentiment général d’être valorisé et respecté au niveau de l’unité (sous-marin). Mais ces éléments positifs ne se traduisent pas en une plus grande adhésion pour la marine," explique le rapport.

Il avertit qu’il va y avoir une exode d’officiers supérieurs — et par conséquent d’expérience — à moins que le système de primes ne soit modifié pour les concerner.

Référence :
The Australian (Australie)

LE 23 FEVRIER : Australie : 34.000 personnes ont postulé au "meilleur job du monde" (Source : afp sur "google.com")

Plus de 34.000 personnes originaires de 200 pays différents ont répondu à l'annonce du "meilleur job du monde", consistant à se faire payer pour flâner sur une île australienne, ont annoncé lundi les autorités de l'Etat du Queensland (nord-est de l'Australie).
Un flot de 7.500 candidatures envoyées à la dernière minute ce week-end a porté le nombre total d'aspirants au poste de "gardien" de l'île tropicale d'Hamilton, sur la Grande barrière de corail, à 34.684, a précisé le gouvernement local.
Les candidatures pouvaient être envoyées jusqu'à dimanche minuit (heure GMT).

"La réaction a été phénoménale et bien supérieure à ce que nous attendions", a jugé le responsable de l'office du tourisme du Queensland Anthony Hayes.
Ce sont les Américains qui ont montré le plus d'intérêt à l'annonce avec 11.565 candidatures, suivis par les Canadiens (2.791), les Britanniques (2.262) et les Australiens (2.064), ont détaillé les autorités dans un communiqué.
Parmi les derniers candidats figuraient le fils de l'acteur et crooner américain Dean Martin, Ricci, et un imitateur de Barack Obama en quête de reconversion.

Les candidats devaient envoyer une vidéo en anglais d'une minute expliquant pourquoi ils étaient les plus qualifiés pour le poste.

En plus d'un salaire de 150.000 dollars australiens (105.000 dollars américains) pour les six mois, l'heureux élu bénéficiera d'un billet d'avion depuis son domicile jusqu'à l'île paradisiaque.
En retour, il (ou elle) aura pour mission de prendre le soleil, flâner sur des plages immaculées, explorer les fonds marins, faire du bateau et surtout d'alimenter chaque semaine un blog avec photos et vidéos.
Logé dans une luxueuse villa avec piscine et golf, le gardien idéal devra être âgé d'au moins 18 ans, être bon nageur, "excellent communicant" et capable de lire et écrire en anglais

Cette initiative s'inscrit dans le cadre d'une campagne destinée à préserver l'industrie touristique du Queensland, qui pèse 18 milliards de dollars, pendant la crise économique.

Une première sélection de 50 candidats sera annoncée le 2 mars. Parmi eux, 11 lauréats se rendront sur l'île pour passer des entretiens d'embauche à partir du 3 mai. La réponse finale sera connue le 6 mai.

LE 22 FEVRIER : Journée de deuil en Australie en hommage aux victimes des incendies (Source : "http://tempsreel.nouvelobs.com")

Les Australiens ont observé dimanche une journée de deuil en hommage aux victimes des incendies qui ont dévasté 3.900 kilomètres carrés de terres et végétation dans le sud-est du pays au début du mois, faisant 209 morts selon un dernier bilan, encore provisoire.

La plus importante cérémonie a rassemblé plusieurs milliers de personnes dans un stade de Melbourne, en présence du Premier ministre australien Kevin Rudd et de la princesse Anne d'Angleterre, représentant la reine Elizabeth II.

"Nous avons été témoins au cours des derniers jours de souffrances indicibles. Nous avons perdu pères et mères, grands-pères et grands-mères, nous avons perdu des frères, des soeurs, des fils et des filles", a déclaré Kevin Rudd. Le "Samedi noir" du 7 février, durant lequel canicule, sécheresse et vents violents se sont conjugués pour déchaîner une véritable tempête de feu dans l'Etat de Victoria, le plus touché, sera désormais marqué chaque année d'une minute de silence.

M. Rudd s'est engagé solennellement à ce que "chacune" des localités touchées soit reconstruite, "brique par brique, maison par maison, école par école, église par église, rue par rue".

John Brumby, chef du gouvernement de l'Etat de Victoria, a estimé que "ces feux nous ont uni dans la douleur (...) et nous unirons dans la reconstruction. Car nous reconstruirons". Quelque 1.800 habitations et exploitations agricoles ont été détruites.

Toutes les chaînes de télévision du pays ont interrompu leurs programmes pour retransmettre en direct la cérémonie, diffusée par ailleurs sur des écrans géants dans des parcs et lieux publics de Melbourne. Les cloches ont résonné à partir de 11h (23h en France samedi) dans toute la ville au début de la cérémonie.

Kevin Rudd, la princesse Anne et d'autres dignitaires ont chacun déposé une fleur blanche sur une grande couronne disposée devant une scène, avant de se recueillir. Des pompiers en uniforme ont également déposé des fleurs, au son du didgeridoo, instrument traditionnel australien.

Selon un dernier bilan dimanche, les différents sinistres dont certains pourraient être d'origine criminelle ont fait 209 morts. Mais les enquêteurs trouvent encore des corps calcinés dans les décombres, et le bilan va encore s'alourdir

LE 16 JANVIER : Buzz du moment : gardien d'une île australienne pour près de 13.000 euros par mois (Source : "latribune.fr")

Comment une offre d'emploi publiée sur Internet censée être "le meilleur job du monde" se transforme en quelques clics en extraordinaire campagne publicitaire touristique. Une opération marketing menée avec succès par les autorités australiennes.

Qui savait jusqu'à maintenant situer l'île Hamilton? Grâce à l'extraordinaire campagne promotionnelle réalisée par un état australien, le Queensland (Est du pays) pour promouvoir la Grande Barrière de Corail, parions que nous serons moins nombreux à ignorer cette partie du Globe.
Cela démarre par une offre d'emploi publiée sur Internet au début de la semaine. Pas n'importe laquelle bien sûr. Le job, vendu carrément comme "le meilleur du monde" consiste à être gardien d'une île au large de l'Australie. Pas besoin d'être nécessairement australien puisque les candidatures sont valables depuis tous les pays du monde.
Les termes du contrat d'une durée déterminée de six mois et dont les grandes lignes sont détaillées sur le site www.islandreefjob.com sont plus qu'alléchants: logé dans une luxieuse villa avec piscine et golf, le ou la candidate idéal(e), d'au moins 18 ans, doit maîtriser l'anglais, savoir communiquer (répondre aux interviews, explorer les lieux pour découvrir de nouvelles activités pour les touristes, alimenter le site Internet de l'Office du Tourisme via un blog dédié avec photos et vidéos, aimer la pêche car il faudra notamment alimenter les poissons (1.500 espèces recensées).

Le tout pour la coquette somme de 76.500 euros pour la période, soit près de 13.000 euros par mois...et bien sûr, le billet d'avion depuis son domicile jusqu'à l'île Hamilton est offert. On est loin du salaire versé aux gardiens d'immeubles....
Oui mais là, ce CDD -bien réel- est le prix d'un concours lancé par les autorités australiennes de l'Etat du Queensland, dans le cadre d'une campagne destinée à préserver son industrie touristique. Les candidatures seront closes le 22 février et le lauréat prendra ses fonctions le 1er juillet prochain.

Une heure après la mise en ligne sur le Net plus de 350 candidatures étaient enregistrées et 250.000 connexions. Puis le site, surchargé, a planté. "Nous sommes innondés de demandes avec environ 300.000 visiteurs sur le site hier (mardi, ndlr)", a indiqué Nicole McNaughton, une porte-parole de l'Etat du Queensland interrogée par l'Agence France Presse. Depuis, tout est revenu à la normale et le site fonctionne.

LE 5 JANVIER : Les classiques cartonnent en Australie avec une couverture 'old school' (Source : "actualitte.com")

Mener une campagne marketing efficace n'est pas forcément joué d'avance et en tentant un coup de rétro pour l'Australie, l'éditeur Penguin jouait un poil de kangourou avec le feu. Pourtant, il a édité 50 titres, à 50/50 fiction et non fiction, avec une couverture orange et crème, bien rétro, aux couleurs du logo de l'éditeur, et en l'espace de 6 mois, 250.000 exemplaires ont été vendus. Certains même repartent en réimpression.

Pour Peter Blake, directeur de la filiale australienne à l'origine de l'idée, il s'agissait de donner un goût de classique aux livres, pour influencer l'esprit des lecteurs. « Même si vous ne connaissez pas Geoffrey Robertson, vous pensez Il fait partie de la collection, j'ai confiance en cette maison et puisqu'il est entouré d'auteurs comme Waugh ou Fitzgerald, il doit être bien ».

Osé, voire risqué, mais pari gagné. Et ce projet mûri depuis une dizaine d'années n'a pourtant reçu le feu vert qu'en 2008 ; d'ailleurs, les têtes pensantes avaient si peu confiance que l'idée a été limitée à l'Australie, la Nouvelle-Zélande et l'Inde. Des réticences qui aujourd'hui font sourire Peter, et qui sont pourtant contraires aux habitudes et audaces de la maison, mais voilà, désormais on parle d'une parution en Angleterre pour cette année.

Vendus pour 9,95 $ AU (5 €) soit moins que le prix d'un paquet de cigarettes en Australie, le public s'est pris d'affection pour ce retour aux sources classiques, emballé par une couverture sans fioritures. Une manière tout à la fois de ressortir quelques vieux textes et de les remettre au goût du jour, tout en songeant au porte-monnaie en deuil des consommateurs.

Les textes choisis ont été piochés dans les années 30 mais également entre 50 et 60. Immédiatement reconnaissables, il ne s'agit pas de jouer sur le levier de la nostalgie. « Nous avons constaté que les jeunes ont également bien reçu cette collection, et qu'elle les a attirés », conclut Peter. On se souviendra qu'en France, c'est Points qui a donné un coup de neuf aux Nobel, en leur offrant un lifting à l'inverse de l'idée de Penguin, et une couverture relookée par les étudiants d'Arts Déco.

LE 31 DECEMBRE : L'Australie est passée en 2009 (Source : "http://tempsreel.nouvelobs.com")

Sydney est passé en 2009 aux environs de 14h heure française, avec un magnifique feu d'artifice suivi par près d'1,5 million de spectateurs.

L'année 2009 commence en fanfare de l'autre côté du globe. Sydney, plus grande ville d'Australie, s'est offert son plus important feu d'artifice jamais organisé, avec cinq tonnes de fusées et d'explosifs, pour un coût de quelque cinq millions de dollars australiens (soit près de 2,5 millions d'euros), plus du double de l'an dernier.

Un feu d'artifice record suivi par… une foule record : environ un million et demi de personnes assistaient au traditionnel feu d'artifice tiré au dessus de la baie de Sydney et de son illustre opéra.

"C'est 30% de plus sur le Harbour Bridge (qui traverse la baie de Sydney) que les années précédentes. Personnellement je ne pense pas qu'il puisse y avoir trop de feux d'artifice, plus il y en a, mieux c'est", a expliqué le responsable du feu d'artifice Fortunato Foti.

Visiteurs du monde entier

Une queue de plusieurs milliers de personnes était déjà en place plus de douze heures avant le début de la fête aux meilleures places pour voir le feu d'artifice. Afin de prévenir les débordements dus à l'alcool, deux mille policiers étaient également mobilisés.

"C'était vraiment bien, probablement les plus beaux feux d'artifice que j'ai jamais vus, et l'atmosphère était excellente" a affirmé Dani Rogers, 26 ans, venu de Brisbane dans le nord-est de l'Australie.

"C'était une expérience extraordinaire!", assure la Britannique Jessica Williams, 29 ans, qui relève que les festivités du Nouvel An à Sydney sont réputées dans le monde entier.