LES ACTUALITES AUSTRALIENNES EN 2008

POLITIQUE

 

Le 25 DECEMBRE : Controverse autour d'un centre de rétention pour illégaux à 2 000 km des côtes australiennes (Source : "lemonde.fr")

Le gouvernement australien a ouvert un centre de rétention controversé pour immigrants illégaux, en s'attirant les critiques des associations de défense des réfugiés.

Après l'arrivée du septième bateau d'illégaux depuis septembre, intercepté récemment au large des côtes australiennes, le gouvernement travailliste a décidé d'utiliser un centre flambant neuf pouvant accueillir 800 personnes.

Le site, sur l'île Christmas, à plus de 2 000 kilomètres de la côte ouest du continent australien, avait été construit à l'initiative du précédent gouvernement, dirigé par le conservateur John Howard. Bien qu'ayant coûté 400 millions de dollars (194 millions d'euros), il restait jusqu'ici inutilisé, le gouvernement préférant se servir d'autres centres sur l'île. Avec les nouvelles arrivées d'immigrants illégaux, le ministère de l'immigration a expliqué ne pas avoir le choix. Cent soixante-quatre "boat people" sont arrivés, en effet, cette année en Australie.

L'idée d'un nouveau centre ne fait pas l'unanimité, y compris parmi les travaillistes. Un député du Labor a même utilisé le mot "stalag".

Pour l'organisation Amnesty International, "la sécurité en place et la nature déshumanisante du centre, avec ses caméras et ses clôtures électriques, est complètement inappropriée à l'accueil de personnes qui ont fui violence et persécutions". Beaucoup s'inquiètent des conséquences de la détention sur les arrivants. "Isoler ces personnes déjà privées de leur famille est clairement mauvais pour leur santé mentale", soutient Susan Metcalfe, militante de longue date pour la défense des réfugiés.

UN STATUT PARTICULIER

Le gouvernement subit également les critiques de l'opposition, pour qui ces arrivées sont la preuve que la politique d'immigration assouplie, mise en place depuis un an, échoue à dissuader les illégaux. Dès son arrivée, le ministre de l'immigration, Chris Evans, a en effet mis fin à la "solution Pacifique", politique très controversée qui consistait à maintenir les "boat people" dans des centres offshore, sur des îles du Pacifique, en attendant que leurs demandes soient traitées. Au mois de mai, le gouvernement a également éliminé le visa temporaire pour les réfugiés, pour leur offrir désormais la résidence permanente.

Chaque année, l'Australie accorde un visa de réfugié à une dizaine de milliers de personnes. Pour 2008-2009, elle a fixé le quota à 13 500, soit 500 places de plus qu'en 2007. Mais si les associations humanitaires ont salué l'action du gouvernement, elles combattent l'utilisation de Christmas Island comme zone d'attente. L'île, bien que territoire australien, a en effet un statut particulier.

"Il est beaucoup plus difficile pour les gens de demander l'asile depuis cette zone que sur le continent, car cela signifie que le demandeur d'asile n'a pas accès à un système indépendant d'appel, auquel il aurait pourtant droit sur le continent", précise Konstandinos Karapanagiotidis, du Centre de ressources pour les demandeurs d'asile. "Le gouvernement a hérité de son prédécesseur un centre tout neuf et une politique d'immigration qui était populaire dans la communauté, et il hésite à tout démanteler", soutient Susan Metcalfe.

Le 3 DECEMBRE : En Australie, le gouverneur général a démis le premier ministre en 1975 (Source : "google.com/hostednews/canadianpress")

Jusqu'où un gouverneur général peut-il aller lorsque le Parlement est en crise? Apparemment assez loin, si on considère comme un précédent ce qui s'est produit en Australie, il y a déjà 33 ans.

Le 11 novembre 1975, le gouverneur général australien John Kerr a démis le premier ministre Gough Whitlam et nommé le leader de l'Opposition, Malcolm Fraser, premier ministre. Cette intervention, politiquement explosive, a plongé l'Australie dans ce que plusieurs considèrent encore comme la pire crise constitutionnelle du pays.
M. Kerr était intervenu directement dans le processus politique, invoquant des pouvoirs rarement utilisés pour faire tomber le gouvernement et dissoudre le Parlement.
Le gouvernement travailliste de M. Whitlam détenait la majorité à la Chambre basse des représentants, mais le Sénat était contrôlé par une coalition des Partis libéral et country. M. Fraser était le chef libéral.

En octobre 1975, l'opposition a accusé le gouvernement d'irrégularités financières et bloqué l'adoption de la législation budgétaire au Sénat, espérant forcer le gouvernement à aller en élections. L'impasse a persisté pendant des semaines, et le gouvernement Whitlam faisait face à la perspective de manquer d'argent.
La crise a culminé lors de l'intervention dramatique de M. Kerr, après des tentatives de proposer des compromis.
M. Whitlam est devenu le seul premier ministre de l'Australie jouissant d'une majorité à la Chambre basse à être écarté de son poste. L'affaire avait secoué l'Australie et le Commonwealth, et suscité une avalanche de critiques, selon lesquelles il s'agissait d'un affront à la démocratie.

Aux élections subséquentes, en décembre, les électeurs australiens ont accordé une forte majorité à la coalition de M. Fraser à la Chambre basse. M. Fraser a aussi conservé une majorité au Sénat.
Il a été premier ministre pendant sept ans et demi, ce qui constitue les plus longs états de service pour un leader australien.

M. Whitlam s'est retiré du Parlement en 1978, après avoir essuyé une autre défaite électorale, l'année précédente.

Le 10 NOVEMBRE : La France et l'Australie se concertent, selon Jego (Source : "http://tempsreel.nouvelobs.com")

Selon le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, les deux pays sont d'accord sur le processus de résolution de la crise financière : d'abord stabiliser le système financier, ensuite renforcer la régulation

La France et l'Australie travaillent en concertation pour faire face à la crise financière, a déclaré lundi 10 novembre à Sydney, le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Yves Jégo, lors d'une visite consacrée à la coopération entre le pays continent et les territoires français du Pacifique.
"La crise est une raison de plus pour renforcer notre coopération et pour travailler dans un partenariat de plus en plus étroit", a-t-il déclaré à la presse.
Arrivé lundi en Australie, Yves Jégo devait être reçu dans la journée par le ministre des Affaires étrangères, Stephen Smith, pour discuter notamment de la préparation du sommet du G20 le 15 novembre à Washington, qui doit jeter les bases d'une réforme du système financier international.
"Nous souhaitons un partenariat plein et entier avec l'Australie, car nous partageons une vision commune sur la façon dont la communauté internationale doit agir pour sortir de la crise", a souligné Yves Jégo

Lutter contre les parachutes dorés

Selon lui, la France et l'Australie sont d'accord sur le fait que tous les gouvernements doivent travailler ensemble d'abord pour stabiliser le système financier. Ensuite, ils doivent ensemble renforcer la gouvernance pour empêcher les institutions financières de s'engager dans des opérations risquées, à la source de la tourmente actuelle, a-t-il déclaré.
Le Premier ministre travailliste australien Kevin Rudd a récemment exprimé une position similaire, souhaitant lutter à l'instar de la France contre les parachutes dorés.
Yves Jégo est en Australie pour consolider les liens avec ce pays et célébrer le 90e anniversaire de l'armistice de la Première guerre mondiale au cours de laquelle 46.000 soldats australiens ont péri en Europe.
"Le gouvernement souhaite travailler pour inscrire les territoires d'Outre-mer dans leur environnement régional", a-t-il déclaré.
La coopération franco-australienne s'effectue notamment à partir de la Nouvelle-Calédonie, située à 1.500 km à l'est de l'île-continent, et qui constitue pour l'Australie le quatrième marché à l'export pour le Pacifique, derrière la Nouvelle-Zélande, la Papouasie Nouvelle-Guinée et Fidji.
Yves Jégo se rendra mardi en Nouvelle-Calédonie, où il sera accompagné du secrétaire d'Etat australien pour les îles du Pacifique, Duncan Kerr, premier ministre du gouvernement travailliste de Kevin Rudd à se rendre dans l'archipel.

Le 29 OCTOBRE : L’UE et l’Australie renouvellent leur partenariat (Source : "diplomatie.gouv.fr")

Rama Yade, Secrétaire d’Etat chargée des Affaires étrangères et des droits de l’Homme, a présidé à Paris, le 29 octobre 2008, une réunion ministérielle entre la Troïka européenne et l’Australie. La Commission Européenne et le Secrétariat général du Conseil étaient représentés par Mme Benita Ferrero-Waldner, Commissaire aux relations extérieures, et M. Robert Cooper, Directeur général pour les relations extérieures du Secrétariat général du Conseil. M. Stephen Smith, ministre des Affaires étrangères, représentait l’Australie.

Cette rencontre s’est déroulée dans une ambiance particulièrement chaleureuse, qui confirme l’excellence des relations qu’entretiennent l’Union Européenne et l’Australie et la convergence de nos analyses sur les sujets bilatéraux, mais aussi, de manière générale, sur tous les grands défis mondiaux et régionaux. L’ensemble des questions d’actualité stratégiques, économiques et financières ont été abordées ainsi que les questions internationales, notamment la Georgie, la Birmanie, le changement climatique, la lutte contre le terrorisme, les droits de l’homme et la non prolifération nucléaire et la coopération dans la région Pacifique.

L’adoption d’un nouveau cadre de partenariat, fixant pour les 5 ans à venir des engagements de coopération au plan international et régional a été l’un des moments forts de cette réunion ministérielle. Ce nouveau document traduit la volonté partagée par l’Australie et l’Union Européenne de continuer à œuvrer à l’élargissement et à l’approfondissement de leurs échanges, d’ores et déjà importants qu’il s’agisse des relations politiques, économiques, culturelles et scientifique.

Rama Yade a marqué la volonté de l’Union européenne de continuer à œuvrer pour le renforcement de la relation bilatérale avec l’Australie. Elle s’est félicitée que la rencontre de ce jour ait permis d’imprimer un nouvel élan au dialogue dense existant entre l’Union européenne et l’Australie.

Bernard Kouchner, qui s’est rendu au déjeuner offert par le président de la République au président Hosni Moubarak, a participé à la fin de la réunion.

Le 1 er OCTOBRE : L’Australie tarde à ouvrir ses portes aux travailleurs océaniens (Source : "lhttp://24hdanslepacifique.com")

Pour combler le manque de main d’œuvre dans le secteur de l’agriculture, le gouvernement australien s’est engagé en août dernier à recruter aux alentours de 2 500 ressortissants des îles du Pacifique.

Un premier programme d’essai fera appel à des travailleurs de Kiribati, de Tonga, du Vanuatu et de Papouasie Nouvelle-Guinée et ce programme a maintenant été repoussé à l’année prochaine. Le ministre australien de l’immigration, le sénateur Chris Evans, a spécifié que la mise en place de toutes les procédures et directives requises nécessite du temps.

Le gouvernement a « la volonté d’essayer et de faire démarrer les choses dès que possible mais nous n’allons pas commencer tant que tout n’aura pas été réglé et toute une série de dispositions doit encore être mise en place. » Selon le sénateur, les autorités australiennes espéraient pouvoir lancer ce programme d’emploi avant la fin de l’année mais ont dû maintenant renoncer.

Ce programme de travail saisonnier suscite toujours un certain malaise au sein de l’opposition qui, contrairement aux agriculteurs, pense que des Australiens pourraient faire le travail.

Le 23 SEPTEMBRE : Australie : abandonner la monarchie ? (Source : "lefigaro.fr")

La majorité des Australiens ne veulent plus de la reine d'Angleterre comme chef d'Etat et sont favorables à l'instauration d'une République, selon un sondage publié aujorud'hui.

52% des personnes interrogées soutiennent la République, 40% y sont opposées et 8% ne se sont pas prononcés, selon cette enquête réalisée par l'institut Nielsen, auprès de 1.400 électeurs.

Ce sondage intervient alors que le gouvernement travailliste et l'opposition conservatrice sont tous deux dirigés, pour la première fois dans l'histoire de cette ancienne colonie britannique, par des républicains convaincus.
Le Premier ministre Kevin Rudd, qui a succédé en novembre dernier au royaliste John Howard, se qualifie lui-même de "républicain de longue date".
Le nouveau leader du Parti libéral (opposition), l'ancien banquier d'affaires, Malcolm Turnbull, élu la semaine dernière à la tête du parti, milite pour sa part pour l'instauration d'une République depuis dix ans.

En 1999, un référendum sur la question avait vu la défaite des républicains. Depuis, le débat est retombé, en raison notamment de la popularité d'Elizabeth II en Australie. Selon des sondages, si le Prince Charles venait à lui succéder sur le trône, les rangs des républicains gonfleraient sur le champ.
Bien que l'Australie soit indépendante depuis 1901, la reine Elizabeth II y a toujours le titre de chef d'Etat et son portrait figure encore sur les pièces de monnaie et les billets de banque.

Le 17 SEPTEMBRE : Nouveau dirigeant de l’opposition en Australie (Source : "http://24hdanslepacifique.com")

Brendon Nelson a perdu son pari. Après des mois de spéculations, de rumeurs de coup, de querelles intestines et la décision de l’ancien ministre des finances, Peter Costello, de ne pas briguer le poste de dirigeant du Parti libéral, Brendon Nelson, à la traîne dans les sondages, a voulu en avoir le cœur net et a convoqué l’exécutif du Parti hier matin pour soumettre son poste à l’approbation des cadres.

Les résultats sont tombés : 41 voix pour Brendon Nelson, 45 pour Malcolm Turnbull, le multimillionnaire de Sydney qui a tout de suite rappelé ses humbles origines. Malcolm Turnbull a aussi rendu hommage à son prédécesseur : « Brendon a dirigé le Parti dans une période difficile et l’a très bien fait. Nous avons une immense dette de gratitude envers lui. »

Dans l’une de ses toutes dernières interventions au Parlement à son poste de dirigeant de l’opposition, Brendan Nelson a brandi une boîte d’haricots en conserve en affirmant que c’est tout ce que les retraités australiens pouvaient se permettre de manger.
Le gouvernement lui a tout de suite rappelé que l’opposition avait à tout prix refusé d’augmenter les retraites quand elle était au pouvoir à la fin de l’année dernière.

Le 16 SEPTEMBRE : Australie : l’opposition veut vendre de l’uranium à l’Inde (Source : "http://24hdanslepacifique.com")

Le chargé des affaires étrangères au sein de la coalition d’opposition, Andrew Robb, affirme que la politique sordide du gouvernement travailliste australien met en péril les relations entre l’Inde et l’Australie.

Le gouvernement australien refuse de vendre de l’uranium à l’Inde tant que ce pays n’aura pas signé le Traité de non prolifération nucléaire.

Selon le chef de la diplomatie australienne, Stephen Smith, l’Inde comprend la position australienne et n’y attache pas une importance démesurée.

Andrew Robb n’est pas de cet avis et affirme que la position australienne consiste de dire à l’Inde « que vous pouvez acheter de l’uranium à quelqu’un d’autre, mais que nous ne vous faisons pas confiance avec le notre. ». Le chargé des affaires étrangères souligne que la décision du gouvernement australien aura une incidence sur les relations bilatérales mais qu’elle privera aussi l’Australie de milliards de dollars de revenus.

Le 28 AOUT : Australie/Electricité: un projet de privatisation mis en sommeil à Sydney (Source : "romandie.com")

L'Etat le plus peuplé d'Australie a annulé jeudi une décision parlementaire visant à privatiser son industrie électrique, un projet estimé à dix milliards de dollars australiens (un peu moins de 6 milliards d'euros).
Le gouvernement de Nouvelle Galles du Sud (sud-ouest) a mis fin au débat sur la vente de ses actifs dans la fourniture d'électricité après que les partis de l'opposition ont sabordé le projet en annonçant qu'ils ne le soutiendraient pas, arguant que ces actifs pourraient être rachetés par des entreprises étrangères.
L'ajournement du vote est intervenu en dépit de la convocation du Parlement local, avec un mois d'avance, par le Premier ministre de l'Etat, Morris Iemma, pour voter le montant de la facture de la privatisation.
Le débat a été repoussé au moins jusqu'au 23 septembre, mais des rapports estiment que le gouvernement devrait plutôt choisir de ne pas ranimer ce projet après avoir été forcé de le mettre au placard pour éviter un échec assuré.

Le 25 AOUT : Australie : une députée de droite fustige la droite (Source : "http://24hdanslepacifique.com")

Kay Hull membre du Parti national, c’est-à-dire de la coalition d’opposition Parti libéral - Parti national, ne comprend pas pourquoi le chef de file de l’opposition se bat bec et ongle pour torpiller le programme des travailleurs saisonniers océaniens annoncé par le gouvernement.

L’Australie va ouvrir ses portes à environ 2 500 travailleurs de Kiribati, de Tonga, du Vanuatu et de Papouasie Nouvelle-Guinée pour aider les agriculteurs australiens qui manquent cruellement de main d’œuvre. Ces agriculteurs se disent prêts à recruter 22 000 saisonniers.

Brendon Nelson, le chef de file de l’opposition a critiqué la volonté du gouvernement d’amener « des miséreux du Pacifique » pour aider les exploitants agricoles australiens alors que des chômeurs australiens cherchent du travail.

Kay Hull ne comprend pas et souligne que les fermiers de sa circonscription sont parfois contraints de laisser pourrir leurs fruits sur pied parce qu’ils n’arrivent pas à trouver d’ouvriers agricoles. Et cela fait des années que ça dure.

Kay Hull s’est déclarée excédée par son chef : « En toute honnêteté, je ne peux pas comprendre ce qu’il raconte en ce moment. »

Le 29 JUILLET : L'Australie met fin à la détention automatique des demandeurs d'asile (Source : "france24.com")

Le gouvernement australien du Premier ministre travailliste Kevin Rudd a annoncé la fin de la détention automatique pour les demandeurs d'asile. Une disposition controversée qui avait été mise en place par les conservateurs en 2001

Le gouvernement travailliste australien a annoncé mardi l'abandon de la politique controversée de détention systématique des demandeurs d'asile mise en oeuvre il y a sept ans par les conservateurs.
Le ministre de l'Immigration Chris Evans a déclaré que cette politique d'enfermement, dans des centres reculés, ne serait utilisée qu'en dernier recours.
"Les gens désespérés ne sont pas dissuadés par la menace d'une détention sévère. Ils fuient souvent des situations bien pires", a déclaré Evans dans un discours à l'Université nationale australienne.
Le Premier ministre Kevin Rudd avait déjà tenu une de ses promesses électorales en supprimant la rétention des demandeurs d'asile sur de petites îles de l'océan Pacifique.
Son prédécesseur, John Howard, avait instauré cette politique à la fin 2001, divisant le pays entre partisans et opposants à cette mesure.
Cette "solution Pacifique", qui envoya plus de 1.300 candidats à l'asile en détention sur l'île de Nauru et d'autres en Papouasie-Nouvelle Guinée en échange de millions de dollars versés par Canberra, avait été fortement critiquée par le Haut commissariat de l'Onu pour les réfugiés.
La détention des demandeurs d'asile et des immigrés dont le visa a expiré avait été instaurée par un gouvernement travailliste au début des années 1990 mais son renforcement dans un sens très répressif par le gouvernement Howard avait créé l'un des systèmes d'asile les plus sévères au monde.
Evans a déclaré que le gouvernement conserverait la possibilité de retenir des réfugiés arrivant par bateau afin de décourager les passeurs.
Un centre de rétention récemment construit sur l'île de Christmas, dans l'océan Indien, sera conservé pour des contrôles de santé, d'identité et de sécurité, a précisé le ministre.
Mais les autorités devront justifier dans quelle mesure les arrivants présentent un risque requérant une détention.
"Les enfants ne seront plus détenus dans un centre de détention pour immigrés", a aussi assuré Chris Evans.
Selon Amnesty International, les changements annoncés permettront de libérer environ 380 requérants actuellement détenus par l'Australie.
"C'est évidemment une bonne nouvelle", a déclaré un porte-parole de l'organisation, Graham Thom.
"L'Australie est le seul pays qui a obligé à la détention quiconque arrivait sans un document. Jusqu'à 2005, cela incluait les familles avec enfants."

DEBUT JUILLET : Le Premier ministre australien descend d'une petite voleuse de Londres (Source : "http://afp.google.com")

Le Premier ministre australien Kevin Rudd est le lointain descendant d'une jeune fille condamnée à mort à Londres en 1789 pour le vol d'une robe et finalement déportée en Australie, ont révélé jeudi des chercheurs australiens.
Quelque 160.000 condamnés ont été déportés de la Grande-Bretagne vers la colonie australienne entre 1788 et 1868, souvent pour des peines mineures. Leur rôle dans la construction du pays est aujourd'hui reconnu et objet de fierté pour leurs descendants, estime Heather Garnsey, directeur de la Société australienne de généalogie.

Mary Wade, lointaine ancêtre de M. Rudd et enfant des rues de Londres, fut arrêtée en 1788 à l'âge de 12 ans pour avoir dérobé à une autre enfant sa robe et ses sous-vêtements.
Condamnée à mort un an plus tard, elle vit sa peine commuée en déportation vers la colonie britannique de Nouvelle Galles du Sud, qui a maintenant pour capitale Sydney, selon des généalogistes australiens.

L'un des lointains aïeux du Premier ministre australien, du côté paternel, Thomas Rudd, fut également déporté en Australie après avoir été condamné en 1801 à une peine de 7 ans pour avoir acquis un sac de sucre de façon "irrégulière".
"Pour les Australiens, retrouver parmi leurs aïeux un condamné est comme la découverte du Graal, surtout s'il s'agit de leur premier ancêtre arrivé en Australie", assure M. Garnsey.

Le 16 MAI : Australie : le gouvernement diminue les impôts de 44,2 milliards de dollars (Source : "lesechos.fr")

Le gouvernement australien de centre-gauche a annoncé mardi la teneur de son premier budget, consistant notamment en une réduction d'impôts de 47 milliards de dollars australiens (44,2 mds USD) sur 4 ans, concernant les revenus moyens et inférieurs.
Le Trésorier du gouvernement, Wayne Swan, a d'autre part annoncé qu'il prévoyait un excédent budgétaire de 21,7 milliards de dollars australiens, soit 1,8% du PIB, pour l'année fiscale 2008-2009; cela malgré un accroissement des dépenses de l'Etat dans les secteurs de la santé, de l'éducation et de la lutte contre le réchauffement climatique.
M. Swan a également insisté sur le fait que le nouveau budget, qui procède à des économies dans d'autres secteurs, notamment en réduisant les aides sociales et les réductions fiscales aux ménages les plus favorisés, n'alimenterait pas l'inflation, dans un pays où les taux d'intérêt comptent parmi les plus élevés des pays développés.
Il a par ailleurs annoncé la création de trois fonds destinés à financer des grands projets nationaux et financés par l'excédent budgétaire prévu. Le plus important d'entre eux, le Building Australia Fund, doté de 20 milliards de dollars australiens, sera voué aux infrastructures (routes, ports et télécommunications).
Enfin le Trésorier a annoncé un quota d'immigration de 31.000 travailleurs qualifiés pour 2008-2009 et la suspension d'un certain nombre de taxes sur les investissements à l'étranger, destinée à faire de l'Australie un centre de services financiers pour la région Asie-Pacifique.

AVRIL : AUSTRALIE - Les moratoires des Etats fédérés remis en question (Source : "infogm.org")

En Australie, la culture du colza GM est autorisée au niveau fédéral mais plusieurs Etats australiens avaient décrété des interdictions sur leur territoire : l’Etat de Victoria, la Tasmanie, l’Australia occidentale (Western Autralia), la Nouvelle Galle du Sud (New South Wales) et l’Australie méridionale (South Australia). Autrement dit, seuls deux Etats australiens n’avaient pas adopté de moratoire sur le colza GM.

Fin novembre 2007, l’Etat de Victoria n’a pas souhaité prolonger son moratoire sur la culture du colza. Décrété en 2004 du fait “des divisions et incertitudes entre industries, secteur agricole, et communautés régionales sur l’impact de la culture du colza GM sur les marchés”, le moratoire a expiré fin février 2008. Mi-mars, la Nouvelle Galle du Sud a également levé son interdiction de culture du colza GM.

En revanche, l’Autralie occidentale et la Tasmanie les ont maintenus. Début février 2008, l’Australie Méridionale a, elle aussi, décidé de rester "sans OGM", jusqu’à la fin du mois d’avril au moins, "pour maintenir son image verte qui a été particulièrement importante dans le commerce de nourriture et de vin dans le monde entier" [1]. Les importateurs japonais de viande de cette région ont notamment insisté sur l’importance qu’ils accordaient à ce que les animaux n’aient pas été nourris avec des OGM. Les dirigeants de l’Etat ont déclaré qu’ils seraient "attentifs". Contrairement à la France, où les décisions régionales sont d’ordre symbolique, les interdictions australiennes étaient et restent légales.

Rappelons aussi qu’au Japon, l’Union des Consommateurs du Japon (UCJ) - qui réunit 1250 organisations, représentant, ensemble, plus de deux millions de membres - a, à plusieurs reprises, manifesté son souhait que l’Australie garde une production de colza exempte d’OGM. Le porte-parole de l’UCJ a d’ailleurs rencontré l’ambassadeur australien au Japon pour lui rappeler que sur les 18 pays qui cultivent du colza non GM, l’Australie est le seul exportateur de ce type de colza sur le marché international. Il lui a donc demandé de transmettre sa demande de maintien du moratoire australien sur le colza GM.

Le 18 AVRIL : Australie : le vote chrétien a «joué un rôle» dans la victoire du parti travailliste» (Source : "bonnenouvelle.ch")

Le vote chrétien a «joué un rôle» dans la victoire du parti travailliste australien. Les pentecôtistes ont pesé plus lourd que les catholiques dans l'issue de l'élection nationale de novembre 2007 en Australie, selon une étude récente.

L'étude révèle que les électeurs d'Eglises généralement considérées comme conservatrices au plan politique, comme les pentecôtistes, ont apporté leurs voix aux travaillistes australiens, parti de centre-gauche, vainqueurs du scrutin.

L'analyste politique John Black a étudié les résultats des élections. Il a découvert qu'en mettant l'accent sur la justice sociale, le leader du parti travailliste Kevin Rudd avait pris des voix à l'ancien Premier ministre John Howard dans certaines circonscriptions très disputées.

«Pour remporter une élection, il faut avoir beaucoup de voix», a déclaré John Black à l'émission «Religion Report» sur la station de radio nationale ABC. «Mais il faut également que ces voix soient prises dans les bonnes circonscriptions.»

Or Kevin Rudd aurait bénéficié de ses victoires dans des circonscriptions où la religion prend une place importante. Il a été désigné Premier ministre de l'Australie le 3 décembre, après la victoire du Parti travailliste à l'élection du mois précédent.

Selon John Black, la tendance électorale des anglicans et des catholiques romains ne s'est pas considérablement modifiée par rapport aux élections précédentes. Les fidèles d'autres Eglises se sont quant à eux tournés vers Kevin Rudd et le Parti travailliste.

Influence sur la politique

Cette situation met en lumière la nécessité, pour les partis politiques, de montrer leur intérêt pour l'électorat chrétien», écrit Jim Wallace, directeur général de l'Australian Christian Lobby, qui affirme vouloir promouvoir une politique fondée sur les principes chrétiens.

Toutefois, l'opinion des observateurs diffère au sujet de l'orientation que le nouveau gouvernement travailliste devrait prendre pour conserver le soutien des électeurs qui ont une forte identité chrétienne.

«Cette étude va avoir une influence modératrice sur la politique du gouvernement», a indiqué le chroniqueur Christopher Pearson dans le quotidien The Australian. Selon lui, le gouvernement doit adopter des politiques conservatrices sur des questions comme le mariage homosexuel, s'il ne veut pas s'aliéner les électeurs chrétiens.

Cependant, John Black a affirmé que Kevin Rudd avait attiré les chrétiens indécis. «En gros, les religions dans lesquelles la fréquentation de l'église serait importante et dans lesquelles l'activité au sein de la communauté est certainement plus intense seraient passées à gauche», a-t-il déclaré.

Il a souligné que la moralité sexuelle restait importante aux yeux de ces électeurs, mais que les questions de justice sociale avaient aussi influencé leur décision.

Au cours de la campagne électorale de 2007, Kevin Rudd a promis de ratifier le protocole de Kyoto sur le changement climatique et a présenté des excuses aux Aborigènes d'Australie pour les injustices passées. L'ancien Premier ministre John Howard s'est opposé à ces mesures. Les deux responsables politiques sont des chrétiens pratiquants.

Le 13 AVRIL : Une femme pour la première fois au poste de gouverneur-général » (Source : "7sur7.be")

Le Premier ministre australien Kevin Rudd a annoncé dimanche, pour la première fois dans l'histoire du pays, la nomination d'une femme au poste de gouverneur-général, dont le titulaire représente la reine d'Angleterre.

"Je suis heureux d'annoncer que la Reine, sur mes recommandations en qualité de Premier ministre d'Australie, a approuvé la nomination de son Excellence Madame Quentin Bryce en tant que prochain gouverneur général d'Australie", a indiqué M. Rudd dans un communiqué.

Le chef de l'Etat de l'Australie, une démocratie parlementaire membre du Commonwealth, est la Reine Elizabeth II, qui dispose sur place d'un représentant, le gouverneur-général, aux fonctions essentiellement honorifiques.

Le 9 FEVRIER : La fin de la « Solution pacifique » (Source : "rfi.fr")

Conformément à ses promesses électorales, le nouveau Premier ministre australien, le travailliste Kevin Rudd, a fait fermer le centre de rétention de Nauru, cette île perdue du Pacifique, formellement indépendante, mais qui à la demande des Australiens, a accueilli plus de 1 600 demandeurs d'asile depuis 2001, maintenus loin du « mainland » australien pendant l'examen de leur demande, qui pouvait prendre des années. En fermant le centre vendredi, Canberra a mis fin à l'un des volets les plus décriés de la politique d'immigration de l'ancien gouvernement conservateur de John Edward, « Solution pacifique », qui visait à dissuader les boat people de venir en Australie.

Tout a commencé en 2001, l'année de l'odyssée du Tampa : ce cargo norvégien, avec plus de 400 réfugiés asiatiques à son bord, est refoulé sans ménagement par la marine australienne hors des eaux territoriales du pays.

Réélu peu après cette affaire, John Howard se sent conforté dans cette nouvelle politique, articulée autour d'une idée simple : enfermer les demandeurs d'asile, loin de l'Australie et donc sans obligation juridique pour Canberra. Deux sites sont choisis : Manus,une petite île de Papouasie-Nouvelle Guinée, et Nauru, en plein Pacifique, ancienne colonie australienne de 20 kilomètres carrés, d'à peine 15 000 habitants, au paysage lunaire, dû aux ravages de l'extraction du phosphate qui a autrefois fait la richesse de l'île.

Un enfer sous les tropiques, où les réfugiés dépendent de l'eau, de la nourriture et des médicaments importés d'Australie. Plus de 1 600 migrants ont été internés dans ces camps, en un peu plus de 6 ans. Loin des journalistes et même d'avocats, souvent interdits de séjour.

En 2004, les bannis de Nauru avaient mené une longue et terrible grève de la faim pour briser le mur du silence. Le gouvernement Howard avait depuis discrètement abandonné le bagne de Papouasie. Mais il aura fallu un changement de majorité pour que Nauru soit également fermé.

L'Australie s'est engagée à continuer à aider Nauru, qui perd une importante source de revenus avec la fermeture du centre : en tout, Canberra a payé 289 millions de dollars australiens depuis 2001 à Nauru et Manus pour héberger ses demandeurs d'asile.

Le 19 JANVIER : Terrorisme Australie : Pour un changement radical de la stratégie de sécurité nationale (Source : "casafree.com")

Les terroristes à l'intérieur de l'Australie posent une plus grande menace que ceux de l'étranger, ce qui exige un changement radical de la stratégie de sécurité nationale, a rapporté samedi le quotidien Sydney Morning Herald.

Le gouvernement fédéral envisage de mettre plus de ressources à la disposition des communautés vulnérables locales, plutôt que de les affecter uniquement aux agences de renseignements, selon le journal.

En outre, le gouvernement australien cherche à élargir la définition sur la sécurité nationale, en y incorporant les menaces non conventionnelles, telles que le changement climatique, les désastres naturels et la sûreté économique.

Le gouvernement australien procèdera à une nouvelle évaluation sur les menaces venant tant de l'extérieur que de l'intérieur, avant de déterminer les façons les plus efficaces de mobiliser les ressources militaire, policière et financière pour répondre à ces défis.

Par exemple, sur le plan du contrôle des émeutes dans la région du sud du Pacfique, les autorités australiennes étudient actuellement la possibilité d'y déployer une force hybride.

Le Comité de la sécurité nationale a décidé de classifier les défis de sécurité en plusieurs volets, dont le commerce, l'économie, les aides étrangères, la défense, l'anti-terrorisme et la diplomatie.
Les deux Premiers ministres se sont rencontrés mercredi à Canberra et Mme Clarke a déclaré que par rapport au précédent gouvernement conservateur de John Howard, les terrains d'entente avec l'actuel Premier ministre australien, Kevin Rudd, sont plus nombreux. Mme Clarke a cité en exemple l'attitude de Kevin Rudd à propos de l'Irak. Comme la Nouvelle-Zélande, Kevin Rudd s'est toujours opposé à la guerre en Irak et a maintenant ordonné un retrait progressif des troupes australiennes. Deuxième terrain d'entente ; le Protocole de Kyoto. Dès son arrivée au pouvoir, Kevin Rudd a ratifié ce protocole comme l'a fait la Nouvelle-Zélande il y a plusieurs années. Après la rencontre de Canberra, Kevin Rudd a d'ailleurs annoncé la formation d'un partenariat entre les deux pays pour étudier des moyens à mettre en œuvre pour gérer l'impact des changements climatiques

Le 2 JANVIER : Australie-Immigration : Le test sera revu (Source : "lejdd.fr")

Face à la forte proportion d'échec, le nouveau gouvernement travailliste australien a annoncé qu'il allait revoir le test de citoyenneté imposé aux candidats à l'immigration par l'ancien gouvernement conservateur, et qualifié de raciste par certains de ses détracteurs. L'examen consiste en une série de questions sur l'histoire et les valeurs du pays, et plus de 20% des candidats échouent. Le ministre de l'Immigration, Chris Evans, a donc annoncé qu'il allait revoir le test dans l'année.