LES ACTUALITES AUSTRALIENNES EN 2004

REGIONAL

 

Le 25 DECEMBRE : Australie : Noël raté sur la plage de Sydney (Source : "edicom.ch")

Les traditionnelles festivités de Nöel sur la plage de Bondi à Sydney en Australie ont été largement ruinées. L'alcool y a été interdit et un vent violent a découragé la plupart des fêtards. Seules 10 000 personnes se sont déplacées.
Il n'y a pas eu d'incident malgré la menace brandie par certains vacanciers de passer outre à l'interdiction d'amener de l'alcool sur la plage. Elle a été imposée par les autorités après que plus d'une centaine de fêtards en état d'hébriété avaient dû être repêchés l'an dernier par les maîtres nageurs.
Jusqu'à 40 000 personnes se retrouvent traditionnellement le jour de Noël sur la plage et les responsables craignaient qu'il n'y ait finalement des victimes.
"Tout le monde semble avoir accepté l'interdiction et on ne signale pas de cas de gens qui auraient tenté d'amener de l'alcool", a dit un porte-parole des maîtres nageurs. "Il n'y a que 10 000 personnes et c'est très tranquille", a-t-il dit.

Le 16 MARS : Bagarre entre gangs rivaux organisée par internet (Source : "edicom.ch")

Un homme qui a eu la main sectionnée par un sabre de samouraï le mois dernier était impliqué dans une bagarre entre gangs rivaux organisée par Internet, a annoncé un tribunal australien, mardi. La police et les procureurs ont fait cette affirmation lors de la comparution de son agresseur, Tuan Quang Maï, 19 ans.
Selon le ministère public, Maï étéit à la tête d'une bande de 15 membres qui, le 28 février, avait donné rendez-vous à un autre gang fort de 50 hommes pour une bagarre arrangée via internet dans un parc de l'est de Melbourne. Chacun des hommes était armé de sabres de samouraï, de battes de baseball, de barres de fer ou encore de manches de pioche.
Maï et sa bande ont commencé à affronter l'autre gang au sabre dans le milieu du parc. "La victime a eu la main sectionnée au cours de ce combat" a précisé le commissaire Anthony Zagari devant le tribunal. Le jeune homme de 21 ans a été emmené à l'hôpital où les chirurgiens ont travaillé toute la nuit pour rattacher sa main.
Selon Zagari, Maï affirme avoir agi en état de légitime défense.
La juge Lisa Hannan a accordé une remise en liberté sous caution et a ajourné le procès jusqu'au 7 juin prochain.

Le 18 FEVRIER : Les émeutes du quartier aborigène de Sydney ébranlent toute l'Australie (Source : "lemonde.fr")

Redfern, où des affrontements ont fait 50 blessés, est devenu le coeur d'un vaste trafic de drogue

Dans le quartier de Redfern, la vie "normale" a repris son cours après l'une des pires émeutes qu'a connue Sydney depuis les années 1970. Au bout de la rue Everleigh, au coeur d'un pâté de maisons qui forme un ghetto d'Aborigènes, une femme aux yeux hagards propose de la drogue aux passants. A cinq mètres de là, des policiers font comme si de rien n'était. Le "bloc", comme on l'appelle ici, est une marmite qui ne demande qu'à exploser de nouveau.
Une centaine de jeunes Aborigènes vivant dans ce secteur aux allures de bidonville, situé en plein centre de Sydney, ont bataillé pendant plusieurs heures contre 200 policiers, dimanche 15 février. Une cinquantaine de membres des forces de l'ordre ont été blessés par des jets de briques et de cocktails molotov. "J'ai balancé une brique sur un flic et il s'est écroulé par terre", se vante un collégien de 13 ans. Des jeunes du même âge s'en sont ensuite pris à la gare de Redfern en tentant de l'incendier".
Ces émeutes ont été provoquées par le décès, dans des circonstances troubles, d'un jeune de dix-sept ans, Thomas Hickey, retrouvé mourant par des policiers, samedi matin, après s'être empalé sur une grille suite à une chute de bicyclette. "TJ", comme on l'appelle dans le "bloc", avait quitté, il y a deux ans, sa ville natale de Walgett (dans l'ouest de l'Etat de Nouvelle-Galles du Sud) avec sa famille pour emménager à Redfern.
Les forces de l'ordre nient toute responsabilité, mais les jeunes du quartier sont persuadés que "TJ" est tombé, alors qu'il essayait d'échapper aux policiers qui le poursuivaient. "Les flics n'arrêtent pas de nous harceler", explique un adolescent. Les troubles n'ont pas vraiment surpris les résidents de Redfern. "Les jeunes étaient tristes et en colère après la mort de "TJ" et ils ne savent pas manifester leur frustration autrement que par la violence", dit Shane Phillips, un Aborigène de 39 ans.

"UN VERITABLE TAUDIS"

Des incidents de moindre ampleur avaient émaillé les dernières années. "Pour être franc, ajoute Bruce, le volontaire d'une association aborigène qui enseigne à des jeunes le métier de marin, je ne souhaiterais pas habiter dans ce coin 'est un véritable taudis et la drogue est partout présente."
Dans les années 1990, le "bloc" est devenu le centre d'un important trafic d'héroïne. Redfern "a été corrompu par les drogues et le crime" regrette Peter Valilis, l'un des dirigeants de l'"Aboriginal Housing Company" (AHC), l'association propriètaire des maisons du "bloc". La ruelle Everleigh est surnommée la "ruelle à 1 millions de dollars - une allusion aux revenus qu'emmagasineraient chaque année les trafiquants de drogues du quartier. L'allée Caroline est l'endroit où les héroïnomanes procèdent aux injections.
A Redfern, la présence de nombreux Aborigènes remonte aux années 1920. Beaucoup de membres de communautés reculées s'y sont retrouvés pour travailler dans les chantiers alentours. "Les logements étaient très bon marché", explique Adrian Newstead, le propriétaire d'une importante galerie d'art aborigène de Sydney. Dans les années 1970, le "bloc" a été le théatre de nombreuses émeutes entre résidents et policiers. La décennie suivante a marqué un certain renouveau de cette zone.
Les "anciens" du quartier sont partisans d'une solution radicale. "Il faudrait que les policiers arrêtent les trafiquants, qui sont la véritable cause des problèmes ici, au lieu de s'acharner sur les gamins qui commettent des petits vols", estime Shane Phillips. "Il faudrait ensuite raser les maisons du quartier pour reconstruire des habitations de meilleure qualité et les confier à des familles originaires du "bloc". Les trafiquants ne sont pas des gars qui sont nés ici", ajoute-t-il.
Les bulldozers ont déjà détruit 70 des 90 maisons de la zone au cours des sept dernières années. "Nous sommes dans un cercle vicieux, avoue Mick Mundine, le directeur général de l'AHC. Les logements ne cessent de se dégrader en raison du trafic de drogue. C'est pour cela que nous détruisons les maisons er essayons de redévelopper le "bloc". Les vingt résidences qui n'ont pas encore été démolies devront l'être d'ici 2005, a promis le Gouvernement de Nouvelle-Galles du Sud. Mais la communauté aborigène craint d'être obligée de déménager dans des banlieues éloignées.
Car Redfern est un rêve de promoteurs immobiliers. Situé tout près du centre d'affaires de Sydney, le quartier est un lieu de résidence idéal pour les "bobos". Ces dernières années, de nombreux immeubles de luxe ont été construits tout autour du "bloc". D'autres chantiers sont en cours. "Mais on va tout faire pour rester là, prévient Shane Phillips. La terre du "bloc" nous appartient après tout", précise l'Aborigène, qui a passé toute sa vie dans ce ghetto.

Autres références d'articles concernant les émeutes de Redfern du 15 février.
www.reuters.fr (Reuters France) : Emeutes à Sydney après la mort d'un jeune aborigène.
www.libération.fr (Libération) : Emeutes après la mort d'un jeune en Australie.
www.edicom.ch : Emeutes dans un quartier aborigène de Sydney : 40 policiers blessés.
www.edicom.ch : Australie : émeutes à Sydney après la mort d'un jeune aborigène
Le qutotidien permanent du Nouvel Observateur : Australie : Emeutes dans un quartier aborigène de Sydney
mesnouvelles.com : Emeutes dans un quartier aborigène de Sydney : 40 policiers blessés
www.geopolitique.com : Emeutes à Sydney après la mort d'un jeune aborigène
Radio-Canada.ca : Australie : les aborigènes en émoi

Le 3 FEVRIER : Le Conseil Municipal de Yarra à Melbourne, lauréat du Grand Prix des Nations Unies 2003 pour sa campagne en faveur des immigrants est-timorais (Source : "un.org" - Site de l'organiastion des Nations Unies)

Communiqué de presse : Note n°5845
Le Conseil municipal de la mairie de Yarra à Melbourne recevra, ce mercredi 5 février, le Grand Prix des Nations Unies 2003 pour la campagne en faveur du maintien des immigrants est-timorais en Australie. Parrainé par le Département de l'Information de l'ONU et l'Association internationale des relations publique (IPRA), ce prix annuel a été créé en 1990 pour récompenser les campagnes de relations publiques portant sur les questions prioritaires des Nations Unies. Il sera remis par le Secrétaire adjoint à la communication et à l'information, Shashi Tharoor, au cours d'une réception qui se tiendra au "Union League Club" à New York.
La campagne "Common Sense for East Timorese : Let them stay" du Conseil municipal de Yarra a été lancé après la décision du gouvernement australien de refuser le statut de résident permanent aux immigrantsest-timorais. L'ancien maire de Yarra, quartier qui accueille ces immigrants, a engagé la société Socom pour une campagne médiatique qui visait le Ministère fédéral de l'immigration. La campagne, qui portait, en particulier, sur les enfants est-timorais ayant grandi en Australie a convaincu le Ministère de faire valoir son pouvoir discrétionnaire pour permettre aux immigrants de demeurer en Australie. La campagne à démontré l'influence du gouvernement local sur les questions qui touchent directement la communauté ...

Le 8 JANVIER : L'incendie qui a ravagé 1.200 hectares en Australie est maîtrisé (Source : "edicom.ch")

Quelques 300 pompiers australiens ont maîtrisé mercredi un incendie qui a ravagé 2.000 hectares de broussailles dans le sud de l'Australie, a déclaré Cameron Wade, responsable des pompiers de l'Etat du New South Wales.
L'incendie s'était déclaré tôt lundi et a brûlé une grande partie de la forêt de Goonoo, à environ 25 kilomètres au nord-est de la ville de Dubbo dasn l'Etat du New South Wales. Le feu a été contenu, alors qu'il était à 7 kilomètres de la petite ville de Ballimore ...

Le 6 JANVIER : Un incendie ravage 1.200 hectares en Australie (Source : "edicom.ch")

Les pompiers australiens tentaient de contenir mardi un incendie qui a déjà ravagé 1.200 hectares de broussailles dans le sud de l'Australie, ont déclaré les services d'urgences australiens.
L'incendie s'est déclaré tôt lundi et a brûlé une grande partie de la forêt de Goonoo, à environ 25 kilomètres au nord-est de la ville de Dubbo dans l'Etat du New South Wales, mais aucune zone résidentielle n'était menacé par les flammes, a précisé Cameron Wade des pompiers du New South Wales.
Cameron Wade a ajouté que les vents de 50 km/h et les hautes températures, jusqu'à 43 degrés celsius, prévus pour la journée de mardi, pouvaient rendre le travail des pompiers plus difficile.
L'an dernier, l'Australie a connu ses pires incendies. Quatre personnes sont décédées et 500 maisons ont été ravagées par les flammes en janvier 2003 lors d'un important incendie dans la région de Canberra.