LES ACTUALITES AUSTRALIENNES EN 2007

SCIENCES

 

Le 6 SEPTEMBRFE : Les cellules de sportifs australiens conservées (Source : "sport.fr")

Les meilleurs clubs sportifs australiens envisagent de conserver des cellules souches de leurs joueurs pour les aider à guérir plus vite en cas de blessure, indique la presse australienne jeudi.

La technologie nécessaire est développée par une société de Melbourne, Mesoblast, qui assure qu'elle pourrait être mise en place l'année prochaine si elle reçoit le soutien des clubs, rapporte le Sydney Morning Herald.

Des clubs issus des championnats de rugby, de rugby à XIII, de football ou de football australien ont montré de l'intérêt pour ce procédé, selon le directeur médical de Mesoblast, Silviu Itescu, cité par le journal. Il reviendrait à environ 20.000 dollars australiens (12.100 euros) par joueur.
Les clubs ont la possibilité de contracter une assurance particulière pour couvrir les coûts, a expliqué Itescu au Sydney Morning Herald.

Les cellules souches seraient prélevées dans la moelle épinière de la colonne vertébrale des joueurs sous anesthésie locale en une demi-heure, puis cultivées en laboratoire pendant six semaines.
Elles seraient ensuite conservées dans une banque de cellules souches, prêtes à être transplantées en cas de blessure.

Les cellules souches sont des cellules qui se développent dans différents types de tissus corporels et font l'objet d'un grand intérêt actuellement dans la communauté scientifique, pouvant potentiellement révolutionner les greffes et d'autres domaines de la chirurgie.
Les chercheurs espèrent que les cellules prélevées chez le patient ne seront pas rejetées par son système immunitaire, ce qui peut arriver avec la transplantation de cellules en provenance d'un autre donneur.

Le 15 AOUT : Australie : une nouvelle invention médicale pour éviter l´amputation (Source : "cctv.com")

Un nouvel appareil qui peut injecter du sang dans un membre mourant a eu des résultats positifs durant un essai sur les patients. Selon les médecins australiens, l'action de cet appareil aiderait le corps à développer de nouvelles artères. Cette invention pourrait sauver des milliers de patients de l'amputation.

Malcolm Brown a une maladie de sang qui a pour conséquence des dangers de caillots et d'ulcères pour ses pieds.

Trois chirurgiens lui ont dit qu'il devrait subir une amputation de la jambe.

Son dernier espoir était de recourir à cette nouvelle pompe australienne.

Malcolm a déclaré que l'idée seule de perdre une jambe lui était insupportable.

Malcolm Brown, Patient

"Une mobilité réduite et l'idée de vivre avec une jambe seulement et essayer de continuer à vivre ainsi ,avec ma famille ,c'est tout simplement horrible".
Un petit appareil est implanté dans la cuisse du patient lui-même relié à une pompe extérieure.
Le sang est pompé dans l'artère de la jambe, et la pompe va augmenter la pression artérielle. Et puis le sang est réinjecté dans la jambe. 5 jours aprés l'opération, les médecins sont satisfaits.
Et d'aprés le chirurgien de Malcolm, il pourra désormais retrouver une vie normale".

Dr Rod Lane, Chirurgien

"Il est capable de remarcher, il est parti en vacances, et peut conduire sa voiture, il peux prendre les escaliers, donc il retourne à une vie normale."
Avec des résultats positifs lors des 3 premières tentatives, les chirurgiens australiens envisagent maintenant d'appliquer cette technique à 100 patients qui devaient être amputés.
L'Institut Royal de chirurgie en Australie pense que cet appareil est prometteur, mais déclare que pour l'instant, il ne peut pas se prononcer sur les risques pontentiels ou les avantages sur le long terme pour.

Le 15 AOUT : L'Australie annonce le financement de 19 projets de recherche internationaux (Source : "tv5.org")

Une équipe de chercheurs australiens a accueilli favorablement l'annonce des 5,2 millions AUD (soit 3,2 millions EUR) attribués au financement de 19 projets de recherche impliquant des partenaires internationaux. Sept de ces nouveaux projets impliquent la coopération au titre du sixième programme-cadre (6e PC) de recherche de l'UE, et 14 au total mettent en jeu des partenaires européens.

«L?Australie effectue actuellement des recherches en science de classe mondiale, et ces projets permettent aux chercheurs éminents du pays de participer davantage à la communauté internationale de la science au sein de la communauté scientifique internationale. Cela enrichira notre partenariat avec d'autres pays», a déclaré la Ministre australienne de l'éducation, la science et la formation, Julie Bishop.

Les 19 projets recevront un financement dans le cadre du régime de subvention compétitif du programme australien intitulé «International Science Linkages» (ISL - Relations scientifiques internationales). L'initiative fait partie du plan gouvernemental intitulé «Backing Australia's Ability» («Soutenir la capacité australienne») qui s?étend sur 10 ans. Elle dispose d'un budget de 8,3 milliards AUD (soit 5,12 milliards EUR).

Les projets mettant en jeu des partenaires européens couvrent les thèmes suivants :
- le développement de blé résistant aux nématodes ;
- l'inversement du diabète chez les chiens à travers une thérapie génique ciblée sur le foie ;
- la confection de puces à ADN ayant une activité chimique de gradient à l'échelle micro en utilisant la technologie de traitement plasma ;
- le développement d'un interrupteur optique ultra-rapide pour des réseaux optiques de 100 gigaoctets (GB/S) par seconde ;
- le développement de variétés de plantes pouvant lutter contre le changement climatique ;
- l'organisation d'un atelier sur la conception de matériaux fondée sur la mécanique ;
- l'accueil d'un congrès sur les communications optiques et optoélectroniques ;
- le développement d'écrans à couleur flexible fondés sur des revêtements de polymères auto-organisables ;
- les études concernant de nouvelles technologies microbiennes pour le traitement amélioré des eaux usées industrielles ;
- la compréhension de la croissance des feuilles sur les plantes ;
- la mise au point de nouveaux médicaments qui ciblent le récepteur de benzodiazépine périphérique microbien ;
- l'utilisation de technologie optique avancée en vue de contrôler et d'optimiser la performance des réacteurs de fusion ;
- le développement de technologies pour la communication efficace au sein de groupes de travail, particulièrement dans des groupes de réseaux clinique au sein de services sanitaires ;
- l'organisation d'un colloque international sur les diagnostiques vétérinaires en laboratoire.

Le 5 AOUT : Australie : Le caractère épicé des vins rouges enfin identifié (Source : "vitisphere.com")

Après huit années de recherche, des chercheurs de l’Institut australien de recherche sur le vin viennent d’identifier le composé responsable du caractère épicé des vins rouges et notamment la Syrah. «Nous sommes soulagés d’avoir découvert, après toutes ces années, que cet arôme poivré tant recherché dans les vins rouges est dû à un seul composé et non pas à l’interaction de plusieurs composés aromatiques, car dans ce cas, nos recherches auraient été difficilement exploitables pour les wine-makers », a commenté Mango Parker, une des scientifiques impliquée dans le projet. « La prochaine étape va être de faire des essais de viticulture et vinification pour déterminer comment nous pouvons accroître la concentration de ce composé dans nos vins rouges. C’est un arôme qui est apprécié des consommateurs, il faut que nous l’optimisions ».

Le 11 JUILLET : Australie : un calamar géant rejeté par la mer (Source : "tsr.ch")

L'un des calamars géants les plus impressionnants qu'on ait jamais découverts s'est échoué sur une plage australienne. Les scientifiques ont entamé une course contre la montre afin d'étudier cette mystérieuse créature.

Le calamar a été trouvé par un promeneur mardi soir à Ocean Beach, près de Strahan, sur la côte ouest de la Tasmanie. «Il est gigantesque», a déclaré mercredi aux médias le conservateur en chef du Tasmanian Museum, Genefor Walker-Smith. «Il mesure environ huit mètres.»

250 kilos sur la balance

Les scientifiques prélèveront des échantillons de l'animal, identifié comme un Architeuthis, dont la taille peut atteindre dix mètres et le poids dépasser 275 kilos. Celui de Tasmanie pesait 250 kg. Ses tentacules étant très abîmées, la longueur totale de la créature n'a pu être déterminée avec exactitude, a noté un porte-parole de Tasmania Parks and Wildlife.

Le 9 MAI : GÉNÉTIQUE DES POPULATIONS : L’isolement des premiers Australiens (Source : "http://tempsreel.nouvelobs.com")

Une seule vague de migration humaine serait responsable du peuplement de l’Australie et de l’actuelle Papouasie, selon une nouvelle étude génétique. Ces peuples seraient ensuite restés isolés pendant 50.000 ans.

Les aborigènes d’Australie et les Mélanésiens de Papouasie-Nouvelle-Guinée seraient les descendants d’une même branche d’hommes modernes partis d’Afrique il y a environ 50.000 ans, selon une nouvelle étude menée par des spécialistes de la génétique des populations. Les premiers habitants du Sahul, un continent qui regroupait alors en un seul bloc la Nouvelle-Guinée, l'Australie et la Tasmanie, eurent ensuite très peu voire pas du tout de visite, selon Toomas Kisivild et ses collègues.

Ces chercheurs ont étudié le chromosome Y (transmis par le père) et l’ADN mitochondrial (transmis par la mère) d’Aborigènes australiens et de Mélanésiens à partir d’échantillons d’ADN. L’analyse révèle que ces deux populations sont issues d’un même groupe d’Homo sapiens qui a quitté l’Afrique et progressé à travers l’Asie pendant environ 2.000 générations avant d’atteindre le Sahul.

Les populations d’Australie et de Papouasie, dont les terres ont été séparées par la mer il y a 8.000 ans, sont demeurées très isolées, toujours selon Kisivild (Tartu University, Estonie/ Cambridge, GB) et ses collègues. Leurs résultats suggèrent qu’il y a eu très peu de brassage génétique depuis 50.000 ans.

La colonisation de l’Australie, séparée du reste du continent asiatique par la mer, a toujours fait l’objet de nombreux débats. Les fossiles découverts sur ce continent suggèrent que plusieurs lignées de populations l’ont occupée. En effet le plus vieux fossile, âgé de 45.000 ans, est plus fin et plus proche de l’homme moderne qu’un autre fossile vieux de seulement 20.000 ans.

Pour Kisivild et ses collègues, ces différences sont le fruit de l’évolution d’une population isolée, non d’un métissage avec d’autres hommes. Leurs travaux, publiés cette semaine dans les PNAS, confirment selon eux la théorie de l’Out of Africa, théorie selon laquelle nous descendons d’un homme moderne sorti d’Afrique il y a 50.000 ou 60.000 ans, qui a peu à peu colonisé l’Europe et l’Asie et remplacé les populations existantes.

Le 8 MARS : Sciences : Australie : Stockage du carbone dans le bois enfoui (Source : "netbois.com")

Environ 4.5 millions de tonnes de bois et de produits dérivés sont déposés tous les ans dans les décharges municipales australiennes. Les émissions de gaz à effet de serre provenant de la décomposition de ces matériaux ont été estimées à 8 millions de tonnes, une quantité semblable à celle des émissions produites par les transports aérien et ferroviaire dans le pays.

Des chercheurs du centre de recherche coopératif sur les émissions de gaz à effet de serre (Cooperative Research Centre for Greenhouse Accounting) et du ministère de l'environnement de l'état de Nouvelle-Galles du Sud ont quantifié la proportion de carbone restituée dans l'atmosphère sous forme de CO2 par des matériaux en bois enfouis depuis une quarantaine d'années dans des décharges municipales près de Sydney.

Les débris déterrés (meubles, palissades, branches etc.) étaient très peu décomposés, et n'avaient perdu qu'environ 10% de leurs poids d'origine, une perte bien inférieure à celle estimée antérieurement de l'ordre de 50%. Le processus de décomposition anaérobique dans les sites d'enfouissement est donc bien plus lent que lors des tests de laboratoire. Dans les décharges, les microorganismes s'attaquent préférentiellement aux ordures ménagères organiques si bien que les produits ligneux restent longtemps intacts. A l'issue de ces quatre décennies, seulement 3,5% du carbone capturé dans la structure du bois ont été libérés dans l'environnement sous forme de dioxyde de carbone et de méthane. Les estimations obtenues à partir des données de laboratoire indiquaient des taux de décomposition bien plus élevés, de l'ordre de 20 a 25%. Il ressort de cette étude que le bois est donc capable de stocker efficacement le carbone pendant de longues périodes dans des conditions appropriées.

La fabrication de matériaux de construction en bois consommant peu d'énergie, l'utilisation renforcée du bois dans l'industrie du bâtiment présenterait donc des avantages certains en termes de réduction des émissions de carbone.

La prise en compte des produits finis à base de bois en tant que puits de CO2 sur le marché des crédits et quotas de CO2 ouvrirait des perspectives intéressantes pour les producteurs de bois et encourageait le reboisement.

Le 31 JANVIER : Trésor de fossiles découvert en Australie (Source : "sciencepresse.qc.ca")

Des scientifiques ont trouvé le squelette complet d'un lion marsupial ainsi que les os d’autres mammifères préhistoriques dans une caverne souterraine en Australie. Un véritable trésor qui leur permettra de mieux comprendre la disparition mystérieuse de ces animaux préhistoriques.

La bête mesurait plus de 3 mètres et était probablement le prédateur le plus craint du continent australien. Le lion marsupial qui vivait à l’ère du pléistocène gardait ses rejetons dans sa poche comme le kangourou aujourd’hui. Mais ce mammifère a mystérieusement disparu d’Australie, il y a 50, 000 ans, peu après l’arrivée des premiers humains. Une douzaine de squelettes de ces lions, ceux de huit espèces de kangourous disparues ainsi que les os de 69 vertébrés ont été découverts parmi une multitude de fossiles sous les plaines arides de Nullarbor au sud de l’Australie. Les centaines de fossiles découverts étaient exceptionnellement bien préservés. Les animaux semblent être tombés dans des cavernes souterraines et les os n’ont pas été soumis aux rigueurs habituelles de la fossilisation. Les espèces découvertes vivaient il y a très longtemps, de 800,000 à 200,000 ans avant notre ère.

La découverte stupéfiante de tous ces fossiles étonne les scientifiques : qu’est-ce qui a bien pu faire disparaître toutes ces espèces de mammifères qui vivaient dans l’ancienne Australie ? Les paléontologues estiment que le climat à l’époque était aride et similaire à celui que connaît le continent aujourd’hui. Les changements climatiques ne seraient donc pas entièrement responsables de la disparition de ces gros mammifères.

Pendant des millions d’années, l’Australie aride fut peuplée de créatures immenses telles de wombats de la taille d’un rhinocéros, de lézards de plus de sept mètres et de lions carnivores qui vivaient dans les arbres. Il y a 45,000 ans, alors que les premiers humains foulaient le sol australien, ces grands animaux ont peu à peu disparu. Le continent a perdu 90% de ses animaux géants en quelques milliers d’années. Pourquoi? Plusieurs experts croient qu’à cette époque, l’Australie a connu sa dernière période glaciaire et que les grands mammifères n’ont pas réussi à s’adapter aux nouvelles conditions météorologiques plus froides et plus sèches. D’autres scientifiques pointent du doigt nos ancêtres, affirmant que les humains à leur arrivée ont détruit à la fois les animaux et leurs habitats par la chasse et le feu. Enfin, certains chercheurs comme Judith Field, archéologue à l’Université de Sydney, estiment qu’il s’agirait plutôt d’une combinaison des deux explications. Les changements climatiques auraient rendu ces gros mammifères plus vulnérables et l’arrivée des humains n’aurait que précipité de peu leur extinction.