LE TERRITOIRE DU NORD

NORTHERN TERRITORY

 

 

 

Le Territoire du Nord n’est pas, comme son nom l’indique, un Etat mais un Territoire.

Il fut administré dans un premier temps par la Nouvelle-Galles du Sud, par l’Australie-Méridionale puis, en 1911, il est passé sous la tutelle directe du Gouvernement Fédéral. Le Territoire du Nord a reçu une large autonomie en 1978, bien que le Gouvernement ait toujours un droit de regard plus important que dans les Etats.

Sa population est clairsemée (173 500 habitants sur 1 346 000 km2) et son économie est plus vulnérable que dans le reste du pays, ce qui peut s'expliquer par le millieu géographique, peu favorable à l'implantation humaine (Densité : 1 hab. / 8 km2) et à la mise en valeur.
Les principaux paysage du Territoire sont :

Les paysages DESERTIQUES du “Red Heart” (Cœur Rouge), qui donnent de l’Australie une image traditionnelle d’un pays où la nature est intacte.
Les paysages sont très arides. Montagnes décharnées, massifs dunaires, lacs salés, plates-formes caillouteuses. La végétation y est très médiocre : Brousse clairsemée d'acacias, touffes d'herbes porc-épic, quelques beaux eucalyptus, qui profitent de l'humidité des alluvions du fond des vallées.

Les paysages TROPICAUX du “Top End” (La pointe Nord du Territoire).
Le Territoire du Nord connaît aussi un climat tropical, ce qui entraîne une augmentation de la densité de la végétation (savane et forêt claire d'eucalyptus). Le long de la côte, des forêts amphibies de palétuviers (mangroves) où vivent de nombreux crocodiles.

Le Territoire du Nord est étonnant par le contraste entre l’aridité du Centre et l’humidité du “Top End” durant la saison tropicale des pluies.

Le Territoire du Nord est délimité par :

- la Mer de Timor et le Golfe de Carpentarie au Nord
- l’Australie-Méridionale au Sud
- le Queensland à l'Est
- l’Australie-Occidentale à l'Ouest

Le Territoire du Nord connaît deux climats :
- Le climat désertique dans le Cœur Rouge
- Le climat tropical dans le Top End

La principale ressource du Territoire du Nord est l'élevage extensif de gros bétail pour la viande, rendu possible par l'existence d'une nappe d'eau souterraine, pompée par des éoliennes. Les “Pastoral holdings” sont immenses : La plus grande couvre près de 28 000 km2 (presque la superficie de la Belgique). Au total, elles occupent la moitié de la superficie du Territoire. Les bêtes, généralement de race Shorthorn, parfois croisées de zébu, sont à moitié sauvages. Une fois par an, elles sont regroupées et triées : Une partie des adultes est dirigée vers les gares ou les ports, transportées dans d'énormes camions.

Le Territoire du Nord possède aussi des ressources minières :
- Minerai d'uranium
- Bauxite, en particulier dans la péninsule de Gove
- Cuivre
- Manganèse
- Pétrole et gaz naturel

DARWIN

Darwin est la principale ville et Capitale du Territoire avec ses 78 100 habitants. Elle se trouve dans le Top End, au Nord du Territoire.

La seconde ville importante, qui, elle, se trouve dans le Cœur Rouge est ALICE SPRINGS

Les Aborigènes représentent environ 22 % de la population du Territoire, une proportion plus élevée que dans la plupart des Etats du Sud. La colonisation “européenne" fut aussi brutale que dans le reste du pays. Les Aborigènes essayèrent vainement de résister à la confiscation de leurs terres.
Au début de ce Siècle, la majorité des Aborigènes vivaient dans des réserves gouvernementales ou des missions chrétiennes. Certains vivaient sur des Cattle stations (exploitations de bétail), où ils étaient employés comme bouviers (*), mal rémunérés, ou comme domestiques.
D’autres vivaient en bordure des agglomérations, attirés par le tabac et les aliments, trouvant parfois un petit emploi, mais découvrant le plus souvent l’alcoolisme.
Ceux qui vivaient dans les parties reculées de l’Outback purent préserver leur mode de vie ancestral.

Au cours des années 1960, les Aborigènes du Territoire du Nord commencèrent à faire valoir leurs droits :
- En 1963, la tribu Yirrkala de la péninsule de Gove protesta contre les projets d’exploitation de la bauxite. Les Aborigènes ne purent pas s’opposer à l’activité minière mais la manière dont ils présentèrent leurs revendications (objets rituels et peintures sur écorce attestant leurs titre de propriété territoriaux) fit date dans l’histoire.
- En 1966, les membres de la tribu Gurundji de la “Cattle Station” de Wawe Hill se mirent en grève et demandèrent que leurs terres ancestrales, incluses dans la station, leur soient restituées. Un accord entre le Gouvernement et les propriétaires de l‘exploitation permit aux Gurundji de récupérer 3 238 km2.
- En 1976, l’“Aboriginal Land Rights Act (Northern Territory)” (Loi sur les Droits fonciers des Aborigènes dans le Territoire du Nord) est voté à Canberra. Cette loi permit la restitution aux Aborigènes de toutes les terres des réserves et des missions, et les autorisa à faire valoir leur titre de propriété sur toutes les terres avec lesquelles ils avaient des liens sacrés, à l’exception des terres déjà louées, situées dans les villes ou réservées à un usage spécial. Aujourd’hui, les Aborigènes sont propriétaires de presque 50 %
- En 1985, l’“Uluru National Park” (Parc National d’Uluru) est restitué aux Aborigènes, qui le loue au Gouvernement Fédéral pour en faire un Parc National.
(Voir les parties concernant Ayers Rock / Uluru, et les Aborigènes pour plus de précisions)
Les minerais extraits sur des terres aborigènes sont toujours propriété de l’Etat Fédéral. Mais il faut généralement une permission auprès des propriétaires aborigènes et s’acquitter des droits pour la prospection et l’exploitation des gisements.

Les lois sur les droits territoriaux dans le Territoire du Nord ont amélioré l’existence des Aborigènes. Ils ont quitté les réserves et se sont réinstaller sur leurs propres terres et sont retournés à leur mode de vie nomade.
Bien que l’ouverture politique se poursuive et que les Aborigènes soient plus à même de traiter sur un pied d’égalité, il existe toujours un fossé profond entre les deux cultures. Le racisme des “Blancs” n’a pas disparu et une “entente cordiale” entre les deux communautés est une question de longue haleine.
Toutefois, le “Native Title Act” (Loi sur les titres des Autochtones) voté en 1993 reconnaissant aux Aborigènes la propriété des terres qu’ils ont toujours occupées devrait contribuer à la réconciliation des deux parties.
Pour ces raisons, entre autres, il est généralement difficile pour un visiteur d’entrer en contact avec les Aborigènes. Cette situation évolue car les groupes aborigènes se montrent désireuxde faire découvrir , partager leur culture, selon leurs propres modalités. Dans l’ensemble, le tourisme sur les terres aborigènes est réglementé.
Les bénéfices pour les Aborigènes sont doubles :
- Le gain financier
- Faire connaître leurs coutumes et leur culture. Ceci permet petit à petit de résoudre les problèmes causés par l’ignorance et les malentendus du passé.

(Pour compléter cette partie sur les Aborigènes du Territoire du Nord, voir la partie sur les Aborigènes).

“BATHURST ISLAND” ET “MELVILLE ISLAND” - LES ILES “BATHURST” ET “MELVILLE”

Les Tiwi se sont mêlés aux Macassan, peuple de pêcheurs indonésiens qui fréquentaient les îles à la recherche de trepangs (concombres de mer).
Une colonie britannique, établie dans les années 1820 à Fort Dundas, près de Pularumpi sur l’île de Melville, échoua en grande partie à cause des mauvaises relations avec les Insulaires.
Ces deux grandes îles sont situées à environ 80 km de Darwin et sont habitées par les Aborigènes Tiwi. En raison de leur isolement, les insulaires Tiwi ont été tenus à l’écart des événements du continent jusqu’à ce Siècle. Ils ont donc pu préserver des formes uniques de culture. Par exemple, les poteaux funéraires pukamani, que l’on dresse autour des tombes après les avoir sculptés et peints de motifs symboliques et mythologiques.
Aujourd’hui, les Tiwi réalisent de l’artisanat, destiné à la vente, reproduisant des motifs traditionnels.
Le principal point de peuplement des îles est NGUIU au Sud-Est de l’île Bathurst, à l’origine catholique fondée en 1911. La majorité des Tiwi habitent sur l’île Bathurst et n’observent pas les traditions .Certains retournent quelques semaines par an sur leurs terres ancestrales de l’île Melville. Cette île compte aussi des descendants de pêcheurs japonais de perles, des métis d’européens et d’Aborigènes, déportés dans le Territoire du Nord lors de la politique d’assimilation du milieu de ce siècle.

“KAKADU NATIONAL PARK” – LE PARC NATIOANAL DE KAKADU

LES “MAC DONNELL RANGES” - LES MONTAGNES MAC DONNELL

Les “Mac Donnells Ranges” appelées aussi MacDonnell ou Macs, se situe au Sud d’Alice Springs. Les paysages sont magnifiques, de nombreuses gorges coupent les parois rocheuses. Au fond de ces gorges scintillent des trous d’eau : Les animaux abondent ainsi que les fleurs sauvages au printemps.
Les Mac Donnells sont divisées en deux parties :
- Les Mac Donnell orientales
-Les Mac Donnell occidentales

Plan de la région

Ochre Pits dans le "West Mac Donnell National Park" (Parc National des Mac Donnell occidentale)

Ochre Pits - Détails

AYERS ROCK- ULURU / LES MONTS OLGA – KATA TJUTA