LE RECIT

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JEUDI 17 DECEMBRE 1998 / VENDREDI 18 DECEMBRE 1998

Cela faisait longtemps qu'on en parlait,
Encore plus longtemps que j'en rêvais,
Trois mois qu'on l'organisait,
Aujourd'hui, Olivier et moi, nous partions !

7h 40 heure française : Maman dans sa Polo de Volkswagen nous laisse à Orly sud, après une approche sans problème.
Nous sommes allés nous installer hier soir à Marly, ce qui nous permet un réveil plus tardif …

Le voyage se décompose comme suit :
Paris Londres 1h 20
Londres Singapour 12h 45
Singapour Sydney 7h 50
TOTAL VOL 21h 55
Escale : Londres 0h 50
Singapour 1h 30
TOTAL ESCALES 2h 20
TOTAL THEORIQUE VOYAGE 24h 15

Avant de partir, cette durée m'inquiète un peu … Mais quand je réalise que ce voyage est un rêve d'enfant que je vais effectuer cette année, je me dis que le temps passera bien assez vite.

Nous avons acheté un billet à la Compagnie nationale australienne QANTAS (sans U) mais suite à des accords entre divers compagnies de différents pays du monde, dont Qantas et British Airways, c'est effectivement cette dernière qui nous mène à Singapour, dans un avion British Airways avec du personnel British Airways.

Les bagages sont enregistrés à 8h 05. Nous partons donc de Orly sud et nous les récupérerons à Sydney, à l'autre bout du monde. C'est vraiment intéressant l'informatique même s'il y a parfois quelques ratés ! …
Nous embarquons vers 9h 30 et partons à l'heure prévue.

British Airways est bien la grande Compagnie aérienne dont j'ai entendu parler. Rien n'est laissé au hasard pour le bien-être des passagers, même sur un trajet aussi court que Paris - Londres (petit déjeuner).
Après un court arrêt au terminal 4 de l'aéroport de Londres-Heathrow , nous entamons la longue partie du voyage : Londres - Singapour dans un Boeing 747-400 de British Airways. Nous comprenons au cours des 12 heures de vol que l'avion va jusqu'à Perth, capitale de l'état d'Australie Occidentale. Pour notre part, nous changeons d'avion à Singapour direction Sydney.
Nous constatons que nous avançons car à 15h 45, heure française, il fait nuit.
Notre premier réel contact avec l'Australie, outre la destination finale de l'avion, consiste à goûter un vin d'Australie Méridionale au cours du repas principal entre Londres et Singapour, composé en plat principal de saumon frais pour moi et de poulet pour Olivier.
Le palais devra s'habituer aux vins australiens mais après cette première, on se dit que cela vaudra le coup de persévérer.

L'escale à Singapour se déroule pour le mieux puisque nous avons notre carte d'embarquement pour le Singapour - Sydney depuis Londres. Nous restons donc la zone de transit et je me mets à rêver en voyant certaines destinations des avions. Allez ! Ne faisons pas la fine bouche : La mienne me convient parfaitement.
L'avion direction Sydney part de Singapour avec une heure de retard. Olivier croit comprendre que le problème nous retardant est un problème de bagages, ceci expliquant
peut-être notre souci à Sydney. Nous ne confirmerons jamais cette hypothèse.
Troisième partie du vol et heureusement dernière, entre Singapour et Sydney. L'avion, un Boeing 767 de la Compagnie Qantas, Vol QF 124 arrive de Bombay(Mumbai) en Inde
Sur ce vol, qui dure quand même plus de 7 heures, ce qui reste long, pour passer le temps, la Compagnie propose à ses passagers de suivre en temps réel sur l'écran télé leur propre voyage.
Les cartes présentées sont de plus en plus précises et les infos variées et intéressantes :
- Vitesse de l'avion
- Altitude
- Température extérieure
- Durée restante jusqu'à destination (Sydney)
- Distance parcourue (en miles et en mètres)

C'est assez fabuleux de se savoir à 10 000 mètres d'altitude et de se dire qu'il fait moins 49°C dehors.
Et dire que British Airways, une des premières compagnies au monde n'a pas équipé ses avions de ce système …
Malheureusement pour nous, les vols intérieurs de Qantas ne l'ont pas non plus. Dommage car j'aurais bien aimé savoir au dessus d'où nous passions.
Les 7 heures de cette partie du voyage passent plus rapidement. Peut-être parce que je sais que le but de ce long voyage est au bout, mais aussi parce que je dors.
Arrivés avec 50 minutes de retard à Sydney, les formalités douanières se déroulent sans soucis. Nous avons tout ce qu'il faut, en particulier le visa, pour passer trois semaines au pays des KANGOUROUS …
Deuxième étape, après les formalités douanières : La récupération des bagages.
C'est la seule qui ne se déroule pas comme nous l'aurions souhaitée : Après les avoir attendus un moment, nous comprenons qu'ils ne sont sûrement pas dans les soutes de notre avion. La personne du service "bagages" nous confirme que nos bagages ne sont pas sur l'aéroport de Sydney. Nous constatons aussi que deux autres personnes ont le même problème.
Qantas est équipée d'un système mondial de suivi des bagages par ordinateur (a worldwide computerised baggage tracing system). En effet,Olivier avait sur son billet deux codes barres correspondant à nos deux bagages, grâce auxquels la personne sait en quelques instants que nos sacs ne sont pas à Sydney. Je crois même qu'elle sait précisément où ils se trouvent, bien qu'elle ne nous le dise pas. Nous prenons rendez-vous le lendemain matin : Nos sacs nous seront rapportés le plus tôt possible à l'hôtel où nous trouvons, dont nous lui donnons l'adresse. La compagnie Qantas nous offre aussi le kit masculin et féminin (différent !) des affaires de rechange pour voyageurs sans bagage. Cela rend service !
Tout en sachant qu'il y a que très peu de bagages qui se perdent réellement, cela me tracasse quelque peu (sic !). Ces démarches effectuées et après quelques instants de flottements, nous trouvons le chauffeur de la limousine qui doit nous mener à notre hôtel. La publicité n'était pas mensongère : La définition de la limousine australienne n'est pas différente de la française. Le regard d'Olivier, assis dans cette voiture, traduit un grand bonheur que je suis heureuse de partager avec lui.
Nous récupérons la clé de notre chambre sans problème, très heureux d'être à Sydney mais aussi fatigués de ce voyage un peu fou.
Nous nous couchons vers minuit, heure locale, vendredi soir.

Une de nos questions majeures lors de ce voyage a été de savoir l'heure qu'il était. En effet, l'Australie est divisée en trois fuseaux horaires et les Etats/Territoires n'appliquent pas tous l'heure d'été. La première chose que l'on fit à l'arrivée à l'aéroport, après chaque vol intérieur fut de regarder une pendule et de mettre nos montres à l'heure.

 

SAMEDI 19 DECEMBRE 1998

Pour ma part, je ne dors que deux heures, à cause du décalage horaire. Vers 4 heures du matin et le réveil d'Olivier, nous commençons à discuter de nos projets, de nos envies : Nous ne nous recouchons pas.
Le petit déjeuner de l'hôtel permet pour 11 dollars australiens chacun de bien entamer la journée : Il est à volonté et très varié : Jus de fruit (orange, pomme …), fruits frais, céréales, fromages, pancakes (mon délice !), pains variés, beurre, confitures, café, thé ou lait … Bref ! Un vrai bonheur dans l'assiette pour commencer la journée.
A 9h30, nous partons à la découverte de Sydney "The 2000 Olympic Games City" (slogan inventé par moi-même). Nous nous dirigeons vers la Baie, la fameuse baie que tout le monde connaît pour être le symbole de la ville et plus particulièrement son Opéra . La scène devient surréaliste : Nous sommes à Sydney en Australie à 17 000 kilomètres de chez nous.
Pour arriver sur la Baie, nous remontons d'abord "Oxford Street", la rue de notre hôtel, qui traverse, outre Paddington notre quartier, deux autre quartiers. Ensuite, nous trouvons la verdure du centre - ville : Hyde Park, dans lequel nous nous promenons et que nous adoptons. Nous arrivons donc devant l'Opéra par "Macquarie Street" où se trouvent la Bibliothèque de l'Etat (State Library), le Parlement (Parliament House) et l'Hôpital de Sydney (Sydney Hospital), qui sont tous les trois des monuments chargés d'Histoire.
On peut voir sur la même rue le Ritz Carlton, où nous assistons à une scène peu ordinaire : Le groom de l'hôtel se trouvant au milieu du boulevard (elle s'appelle Street mais est quand même large)qui arrête les taxis. Autant vous dire que ceux-ci ne se font pas prier pour s'arrêter.
Ca y est ! Nous sommes devant l'Opéra. C'est bien celui que nous connaissons en France.
Aujourd'hui, c'est à notre tour de le mitrailler de photos.
En face de l'Opéra et donc de nous, il y a le second symbole de la ville de Sydney :"The Harbour Bridge" (le Pont du Port). S'il a un rôle touristique, on peut monter dans un des pylônes pour la vue de la Baie et de l'Opéra, le Pont sert aussi à relier les deux côtés de la Baie, le centre - ville au Sud à North Sydney, comme son nom l'indique, au Nord.
Pour notre part, nous décidons de monter sur le Pont (mais pas dans le pylône) pour avoir une autre vision de l'Opéra et de la Baie. La route pour automobiles est séparée du trottoir et heureusement car la circulation est dense. De l'autre côté de la route, le pont accueille un train, style notre R.E.R. parisien.
Pour aller sur le Pont, nous traversons le quartier des Rocks, un des quartiers historiques de la ville. Il est d'autant plus animé que le marché a lieu le samedi et le dimanche.
De l'Opéra aux Rocks, nous passons sur "Circular Quay", lieu d'où partent les ferries aujourd'hui et où ont débarqué les premiers forçats, il y a plus de 200 ans, créant à Sydney Cove la première colonie d'Australie.
Après avoir fait l'aller-retour sur le pont, jusqu'au deuxième pylône, celui le plus proche de North Sydney, pris des photos et apprécié le paysage (la Baie est vraiment merveilleuse), nous allons manger dans une brasserie sur "Circular Quay", dans une ambiance sympa.
Nous vivons de vrais instants de BONHEUR, où tout ce que j'avais lu, imaginé devient réalité. Après avoir mangé, nous rentrons à l'hôtel pour prendre des nouvelles de nos bagages et nous reposer. Le décalage horaire plus la marche nous ont fatigués !
Les bagages sont à l'hôtel vers 14h quand nous y arrivons. Les affaires semblent bien rodées chez Qantas. Notre seul regret : Ne pas savoir précisément ce qui s'est passé.
Quant à la sieste, elle s'est avérée plus longue que prévue (15h à 19h30).
Ce soir, nous retournons manger sur "Circular Quay" mais pas au même endroit que ce midi.
Comme nous l'avions décidé, nous retournons dans ce quartier en repérant le chemin entre l'hôtel et la gare centrale, ce qui ne raccourcit pas le trajet. En effet, nous avons besoin de repérer la gare car nous allons chercher le camper van en banlieue lundi matin.
De la gare au quai, nous remontons "Georges Street" qui traverse plusieurs quartiers, assez populaires vers la gare, plus riches vers le quai. C'est aussi intéressant de voir un même endroit le jour et la nuit, même s'il n'est pas particulièrement tard.
Nous constatons aussi que Sydney a les mêmes problèmes que toutes les grandes villes riches du monde entier.
Au retour, sur "Macquarie Street", nous assistons à un magnifique feu d'artifice, sans savoir ce qui se fête.
"Oxford Street", la rue de notre hôtel est en ébullition en ce samedi soir : En effet, elle propose de nombreux restaurants, cafés, bars et boîtes de nuit.
J'ai aussi lu dans le guide "Lonely Planet" que c'est la "rue des homosexuels". C'est en effet sur "Oxford Street" qu'est organisée une grande parade homosexuelle tous les ans le jour du mardi gras. Olivier, qui n'a pas fait la même lecture que moi, s'en rend compte rapidement. Mais, ici en Australie, et particulièrement dans ces quartiers, personne ne trouve choquant de voir deux hommes se tenir la main. C'est peut-être une manière de traduire cette tolérance, cette décontraction, phénomène australien, qui se voit aussi dans la manière de se vêtir. Nous avons aussi l'impression en nous promenant dans Sydney de mieux voir, de mieux comprendre le mélange des nationalités ou plutôt des origines, une des caractéristiques de la population australienne.

 

DIMANCHE 20 DECEMBRE 1998

Comme nous l'avions décidé hier, nous projetons d'aller à l'aquarium dans la journée. J'en ai lu que des bonnes choses et les publicités sont très explicites.
"The aquarium, the one place you must visit in Sydney"
(L'aquarium, le seul endroit que vous devez visiter à Sydney)
Le journal à bord des vols Qantas

"If you see nothing else in Sydney, see this"
(Si vous ne voyez rien d'autre à Sydney, voyez cela)
Dépliant touristique concernant l'aquarium

Nous partons donc, après un bon petit déjeuner vers 9h45 et nous constatons que les boîtes de nuit du quartier ne sont pas toutes fermées. Nous retraversons, pour le plaisir Hyde Park mais contrairement à hier, où nous avions pris "Macquarie Street", nous rentrons dans les "Royal Botanic Gardens" (Jardins Botaniques Royaux). Si nous ne décidons pas de les visiter entièrement, c'est gigantesque et pas le but de notre promenade, nous nous baladons en admirant tout ce qui s'offre à nous. Nous allons jusqu'au "Mrs Macquarie Point" qui nous offre une énième vision différente de l'Opéra et de la Baie puis nous revenons par ses bords. A certains endroits, il fait réellement chaud.
Arrivés sur "Circular Quay", après voir fait nos premières emplettes, nous nous décidons à nous rendre à pieds à l'aquarium, dans le quartier de Darling Harbour qui ne se trouve pas très loin . Au cours du trajet, nous voyons le monorail.
L'AQUARIUM : C'est vraiment fabuleux, impressionnant et intéressant.On comprend mieux les publicités et l'aquarium vaut largement les 14,90 dollars de son prix d'entrée. Impressionnant car nous pouvons voir différents poissons dans des tunnels sous l'eau, en particulier les requins. Même si l'on sait qu'il y a une vitre entre eux et nous, avoir des requins à quelques centimètres des yeux est réellement impressionnant et inoubliable.
Nous rentrons après une heure et demi de visite, fatigués mais heureux car nous avons vu de très belles choses (par exemple, les coraux et les poissons qui y vivent).
Après une longue sieste (15h à 18h45) - Vive le décalage horaire ! - notre projet d'aller manger aux Rocks ou à "Circular Quay" est contrecarré par une très forte averse. Alors, nous trouvons un petit restaurant sur "Oxford Street". Nous y buvons notre première bière australienne(Victoria Bitter) avec son lot de surprises, en particulier le fait qu'elle soit servie glacée

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LUNDI 21 DECEMBRE 1998

Réveil un peu plus tard mais le décalage horaire se fait encore sentir. Après un petit déjeuner toujours aussi copieux, nous préparons nos bagages pour aller chercher le camper van à Arncliffe dans la banlieue Sud de Sydney.
Arrivés sans problème de la gare centrale, nous trouvons sans soucis l'adresse de Maui (location de camping car). Nous quittons Sydney pour d'autres aventures en se disant qu'il faudra revenir et rester plus longtemps pour découvrir Sydney plus largement. Nous sommes ravis de cette première découverte, de ce premier contact avec l'Australie par Sydney.
La récupération du camper van est longue car nous ne sommes pas seuls mais se passe sans problème. A 12h, nous partons vers les "Blue Mountains" (Montagnes Bleues) . Les banlieues de Sydney pour s'adapter à un véhicule et à la conduite à gauche ne sont pas les endroits rêvés mais Olivier s'en sort honorablement. Les banlieues passées, il s'adapte rapidement.
Nous avons décidé de faire le tour des Montagnes Bleues en passant par le Nord jusqu'à Bell, Mont Victoria puis retour par la route Sud.
Ce paysage est extraordinaire. D'en bas, nous apercevons la couleur bleutée de la montagne qui lui donne son nom. L'explication, donnée par tous les (bons) guides, nous la comprenons
Puisque nous sommes dans une forêt d'eucalyptus. Je ne vais pas vous mentir. Je ne les reconnais pas mais je sais, pour l'avoir lu que les Montagnes Bleues sont des forêts d'eucalyptus. Nous nous arrêtons plusieurs fois pour admirer ce qui nous entoure : La nature australienne vaut, elle aussi, vraiment le coup.
Même si leur altitude n'est pas très élevée, nous ne sommes pas montés à plus de 1 000 mètres, nous nous sommes promenés dans un paysage de montagne avec des forêts. C'est très étonnant, aussi proche de la grande ville qu'est Sydney (65 à 100 kilomètres à l'Ouest). En effet, on imagine facilement l'Australie comme un pays plat, ce qui est vrai plus à l'Ouest.
Olivier me confirme que nous étions bien dans la montagne, obligé qu'il était de monter en seconde au volant du camping car pourtant puissant. Nous imaginions facilement les gros camions devant nous …
Nous décidons d'aller passer la nuit à Katoomba, "ville centre" des Montagnes Bleues de 8 300 habitants. Nous y passons une soirée tranquille et agréable. Nous rendons visite aux "Three Sisters" (Trois Sœurs) dans un paysage grandiose de forêt d'eucalyptus, sous un ciel gris.

 

MARDI 22 DECEMBRE 1998

Aujourd'hui, nous quittons les Montagnes Bleues, direction la Capitale Fédérale australienne : CANBERRA. Son Histoire date de moins d'un siècle et c'est vraiment étonnant de voir comment elle a été pensée. Dans la nature, un lac artificiel en son milieu … Un chiffre étonnant : Il a été planté à Canberra plus de 12 000 pins (au pays des eucalyptus !)
Avant de découvrir cette ville, nous faisons un très beau trajet dans cet Etat de
Nouvelles-Galles du Sud. Les paysages sont très verdoyants, très beaux.
Nous arrivons à Canberra vers 15h. Après avoir trouvé un camping dans la proche banlieue, nous allons nous promener dans le centre ville (au Nord du lac), où les bâtiments administratifs sont très imposants. Ensuite, nous décidons d'aller au Nouveau Parlement à pieds, ce qui fait une belle promenade sous un soleil de plomb, puisque les parlements (le Nouveau comme l'Ancien) se trouvent dans la partie Sud de la ville. Ce qui est étonnant, c'est que l'on peut monter sur le toit du Nouveau Parlement, d'où l'on a une magnifique vue de Canberra, ce qui nous permet de ne pas regretter la marche sous la chaleur. Le lac, séparant Canberra en deux est lui aussi vraiment magnifique.
Au retour, nous voyons des "costumes cravates" qui semblent rentrer chez eux à pieds.
Soirée tranquille au camping.

MERCREDI 23 DECEMBRE 1998
Nouveau périple en deux jours de Canberra à Melbourne par la côte.
D'un commun accord, avec une voix prépondérante pour le chauffeur, nous décidons de couper le trajet à Bairnsdale, ville de 11 500 âmes. Dans les livres adéquats, nous repérons des adresses de campings dans les villes proches, au cas où celui de Bairnsdale serait complet. Comme dans les deux premiers cas (Katoomba et Canberra), nous n'avons pas de problème à nous installer car nous arrivons tôt, en début d'après-midi.
Le voyage entre Canberra et le Victoria, dans le Sud, est une succession de vues féeriques, de paysages fabuleux et très variés.
Nous quittons Canberra par le Sud (!), ce qui nous permet de voir une dernière fois le Parlement Fédéral. Ensuite, nous rentrons de nouveau en Nouvelle-Galles du Sud dans un paysage vallonné où Olivier a un plaisir particulier à conduire. On voit dans ces paysages que le manque d'eau est un vrai problème. Tout est aride, sans beaucoup de végétation. Nous voyons le paysage changer quand, en bas des montagnes, nous entrons dans le Victoria. Nous traversons des forêts dans la plaine puis nous suivons la côte à partir de Lake Entrance. C'est le Détroit de Bass (Bass Strait, en Anglais). Cette multitude de paysages me fait prendre conscience de la richesse naturelle de ce pays et de ses difficultés. Et pourtant, il faudra encore patienter quelques jours pour se trouver dans le désert.
Lorsque nous arrivons à Bairnsdale, nous allons faire un tour en centre ville. Cela semble une ville tranquille mais aussi animée. Cela repose des grandes villes comme Sydney, avant d'arriver à Melbourne.
Soirée tranquille au camping, où nous ne nous couchons pas tard. La route, ça fatigue mais ça vaut le coup !

JEUDI 24 DECEMBRE 1998
Ce soir, c'est la veillée de Noël dans le monde entier. Happy Christmas !
Pour notre part, nous sommes dans la banlieue Nord de Melbourne au camping car la route nous a fatigués. Nous visiterons la ville demain, quand nous serons installés à l'hôtel, en centre ville. Malheureusement, nous ne restons pas longtemps à Melbourne mais les aventures prévues après me laissent à penser que je ne le regretterai pas longtemps.
De Bairnsdale à Melbourne : Dernière étape de cette première location de camping car Maui.
Nous partons de Bairnsdale à 9h50 après avoir refait un tour en ville. La route nous offre encore beaucoup de paysages fabuleux, qui sont plutôt des champs. Les fourrages sont coupés et roulés. Nous voyons beaucoup de champs avec des vaches. Si on se fie aux couleurs de leur robe, on imagine que différentes races sont mélangées dans le même troupeau.
Exemple : Des vaches marrons (type nos Salers) avec des vaches noires et blanches(type nos Normandes). On fait aussi ce genre de mélange chez nous ???
Nous nous dirigeons vers la deuxième ville d'Australie, sur une route qui, à certains endroits, longe la mer du Détroit de Bass. La couleur de l'eau est vraiment invraisemblable. Vous imaginez le bleu de la mer sur une publicité pour l'Australie. Et bien c'est encore plus bleu que le bleu de la pub.
Arrivés à Melbourne, après un petit flottement, nous trouvons le camping que nous cherchons, en banlieue, très proche de Maui Melbourne, où nous devons rendre le camper van demain matin. Pratique !
Après notre installation, Olivier s'emploie à laver le camping car. En effet, après 1 400 kilomètres (on n'a pas pris le chemin le plus court !), il est vraiment sale, poussières et insectes morts sur la vitre avant, en particulier.
Pendant ce temps, je vaque à mes occupations (écriture et lecture).

VENDREDI 25 DECEMBRE 1998 : THE CHRISTMAS DAY
Réveil vers 7 heures puis préparatifs divers pour rendre le camper van
(NDLR ; Le lecteur aura compris que "camper van" et "camping car" sont deux mots équivalents dans ce récit)
Hier soir en arrivant, nous avons été prévenus qu'en raison de Noël, l'accueil du camping serait ouvert de 9 heures à 10 heures pour les gens qui le quittent et qui veulent récupérer les 10 dollars de caution de la clef des "douches-toilettes". Pour notre part, nous ne sommes pas trop ennuyés car nous devons être chez Maui vers 9 heures.
C'est sans problème que nous y sommes à l'heure prévue à Preston, sur "Bell Street" à quelques encablures du camping. Olivier est particulièrement heureux quand la personne qui fait l'état des lieux lui fait la remarque explicite que le camping car est "clean".
Les formalités réalisées, nous prenons un train de banlieue à la station "Bell" jusqu'au centre ville ("Spencer Street Station")
Nous ne payons pas un ticket pour ce trajet mais un ticket zone 1 pour 2 heures. Ceci nous permettrait, si besoin était, de faire des correspondances (bus, tram).
La carte de la ville et de sa banlieue est divisée en trois zones et il y a plusieurs durées possibles.
Nous avons de la chance de ne pas attendre le train très longtemps car les jours fériés, il n'en passe que deux par heure (12 et 42 de chaque heure). Nous arrivons sans problème à l'hôtel, après avoir remonté la "Little Bourke Street", rue de notre hôtel et du quartier chinois et fait le repérage du voyage retour vers l'aéroport.
L'après-midi, nous faisons une ballade verte : Nous nous promenons dans les parcs du Sud Est de la ville. Nous passons devant le M.C.G. (Melbourne Cricket Ground), stade de 100 000 places où ont lieu les grands événements sportifs à Melbourne, et en particulier la Grande Finale de Football Australien. Il fut aussi le principal stade où eurent lieu les Jeux Olympiques en 1956.
Nous continuons notre promenade dans le Jardin Botanique où nous trouvons un peu de fraîcheur, ce qui est fort agréable. En effet, il fait 35, 36°C. Des panneaux publicitaires nous l'indiquent. Nous constatons que les habitants de Melbourne sont, eux aussi, venus chercher la fraîcheur dans le jardin en venant pique-niquer sur les pelouses, qui ne sont pas interdites.
Il faut dire qu'en ce jour férié, le centre ville n'est pas très animé, une très grande majorité des magasins étant fermés. Nous traversons un autre parc pour rentrer à l'hôtel. Notre ballade nous mène aussi sur les bords de la Yarra, ce qui est très agréable aussi.

SAMEDI 26 DECEMBRE 1998<
Départ de l'hôtel vers 8 heures 30. En marchant pour aller prendre le bus qui nous mènera à l'aéroport de Melbourne, je me dis que nous reviendrons dans quelques années. J'ai le sentiment que cette première découverte du continent du bout du monde nous ouvre des portes, pour le long terme.
Voyage sans problème jusqu'à Adélaïde, capitale de l'Australie Méridionale. Une navette fait le chemin entre l'aéroport et les différents hôtels de la ville, ce qui nous permet de faire une première visite du centre ville et d'organiser le voyage de retour à l'aéroport lundi. Le chauffeur nous donne des horaires et nous avertit qu'il faut prévenir à l'avance pour que le bus prévoit de passer devant l'hôtel.
Le plan d'Adélaïde est simple à comprendre : Des rues allant du Nord au Sud et de l'Est à l'Ouest forment un quadrillage : Le centre ville. De la verdure au centre du centre ville, "Victoria Square", et autour de celui-ci puis les banlieues.
Tout se passe bien, en particulier l'installation à l'hôtel. Le but de cet après-midi est de s'inscrire à un voyage organisé à "Kangaroo Island" (Ile Kangourou) demain, puisque nous avons prévu la journée pour cela.
Notre première étape dans ce but est le "400 King William Street", l'agence de la Sealink. Malheureusement, nous sommes samedi et jour férié : The Boxing Day. Nous ne savons pas
ce que fête les Australiens (et tous les Anglo-saxons d'ailleurs) mais ce que nous savons, c'est que nous créons une plaisanterie avec. Boxing Day, le jour où l'on se boxe.
Nous trouvons donc la porte de la Sealink fermée, ce qui me déçoit beaucoup. Pendant un instant, j'ai le moral au plus bas car j'ai l'impression que nous n'irons pas à "Kangaroo Island", chose que j'avais vraiment envie de faire.
Notre promenade n'est pas négative puisque nous passons devant plusieurs vitrines de voitures (belles ! voire même plus) et qu'Olivier s'en met plein les yeux. En revenant vers l'hôtel, on se dit que l'on pourrait demander à l'accueil de notre hôtel de téléphoner pour nous. La personne ne le refuse pas et nous sentons même que notre demande est volontiers acceptée. Elle téléphone d'abord à la compagnie d'autobus qui va à l'aéroport et nous réserve une journée organisée à "Kangaroo Island" pour le lendemain. Je suis super heureuse et nous n'allons pas être déçus.
Après avoir bu la bière offerte par l'hôtel à son bar-café, ce qui nous permet d'en découvrir encore une, nous allons nous promener au bord de la Torrens. Le climat d'Adélaïde est moins chaud que celui de Sydney ou de Melbourne. Un vent souffle, sûrement l'influence de la mer proche, qui rend la promenade fort agréable. Au cours de celle-ci, nous rentrons dans un magasin qui, s'il vend des cartes postales et des souvenirs, est un magasin de tee-shirts. Une photo, un dessin … et hop ! … reproduit sur un tee-shirt en moins d'une heure … Le meilleur magasin de toute l'Australie au dire de son propriétaire. Nous avons vraiment l'impression de rentrer par ce magasin dans la Vraie Australie.

 

DIMANCHE 27 DECEMBRE 1998 : JOURNEE A "KANGAROO ISLAND"

Résumé en un mot : Fabuleuse ! journée
Le voyage aller vers "Kangaroo Island" se fait en autobus vers l'aéroport puis en avion à hélices (10 places + le pilote).

25, 30 minutes de vol dans un ciel plutôt nuageux jusqu'à Kingscote. Pour la première fois de ma vie, j'ai eu réellement peur dans un avion, surtout lorsqu'il est redescendu.
Ensuite, la visite de l'île se déroule dans un mini-bus en compagnie d'une vingtaine de personnes dont 5 autres français (ou francophones).
Le retour s'effectue par le ferry de Penneshaw à Cape Jervis et par le bus entre Cape Jervis et Adélaïde. Le bus nous arrête devant l'hôtel.
Même si le temps n'est pas au beau fixe, merveilleuse journée, où nous découvrons, voyons tout ce qui fait de l'Australie un pays de rêve quand on est en Europe : Les koalas, les kangourous, pour ne parler que d'eux.

 

LUNDI 28 DECEMBRE 1998

Voyage sans problème d'Adélaïde à Alice Springs, dans le centre désertique.
Première GROSSE SURPRISE de la journée, et même du voyage : IL PLEUT à ALICE SPRINGS en plein été, ce qui semble aussi surprendre la personne qui nous accueille chez Maui, pour notre seconde location. Ce charmant monsieur nous donne des conseils de promenade pour aujourd'hui, différents plans et une adresse de camping. Le camper van loué est le même que celui qui nous a menés de Sydney à Melbourne. Nous nous rendons au camping dont l'adresse nous a été donnée. Nous constatons au paiement une réduction de
10 % car nous louons chez Maui. Sympa !
Nous allons ensuite en centre ville et nous constatons que les magasins sont fermés pour cause de "Boxing Day". Nous en sommes surpris car le "Lonely Planet", guide phare en matière d'Australie, annonce ce jour férié le 26 Décembre dans tous les Etats/Territoires.
Après avoir mangé et fait des courses dans un des rares magasins ouverts, nous nous dirigeons vers les "West Mac Donnells", qui comme leur nom l'indique se situent à l'Ouest d'Alice. Nous voyons des paysages féeriques (Glen Helen Gorge, Ormiston, Ochre Pits).
C'est une nature différente de celle que l'on a vu jusqu'à maintenant. Le ciel se dégage et nous voyons certaines choses sous le soleil. Retour à Alice Springs vers 19 heures 15 puis repas au même endroit que ce midi.
A notre première rencontre avec les Aborigènes, dans les rues d'Alice Springs, je suis surprise de leur couleur car je ne pensais pas qu'ils étaient si noirs de peau. De plus, certains marchent sans chaussure, ce qui nous étonne avant d'aller dans le désert mais ne surprend plus quand on en revient. La population aborigène vivant à Alice Springs ne semble pas riche. Certains errent dans les rues et semblent ne rien avoir à faire. Mais nous ne voyons pas d'agressivité.
Super journée qui en annonce d'autres.

 

MARDI 29 DECEMBRE 1998

Voyage sous l'autorité d'Olivier, entre Alice Springs et Yulara "Ayers Rock Resort", village ouvert en 1984 pour gérer et accueillir le flux de touristes. Nous faisons 450 kilomètres sur une route pleine de longues lignes droites, fatigantes pour le conducteur.
Nous constatons que le désert australien, nous sommes en plein dedans, n'est pas un désert de sable, comme le Sahara, mais qu'il y pousse une certaine verdure. Mais on comprend aussi que celle-ci manque cruellement d'eau. Le sol est rouge (latérite), ce qui est particulièrement salissant pour le camping car comme pour les chaussures, mais aussi étonnant.
En arrivant, nous allons réserver 2 nuits au camping. Il est grand mais ne semble pas plein.
Soirée tranquille.

 

MERCREDI 30 DECEMBRE 1998

Nous ne partons pas particulièrement tôt direction Uluru et KataTjuta, les buts de notre séjour dans le désert. Lorsque nous entrons dans le Parc National, nous payons 15 dollars australiens chacun, droit d'entrée dans le parc, nous donnant le droit de venir et de partir autant de fois qu'on le souhaite durant 5 jours.

Ensuite, nous profitons au maximum à pieds mais surtout en "voiture". Nous commençons notre visite au "Visitor Centre" où nous regardons l'exposition concernant les Aborigènes de la région, leur vie, leurs croyances et leur coopération dans le parc avec les "Blancs". C'est très intéressant et cela nous permet de mieux comprendrece que l'on voit.
Depuis hier, nous avons réfléchi afin de savoir si nous allions grimper au sommet d'Uluru. Diverses lectures et la visite au centre nous convainquent de rester en bas. En effet, il s'agit pour les Aborigènes de la région, d'un site religieux, sacré, sur lequel ils ne grimpent pas.

"La plupart des touristes se lèvent de bonne heure pour l'ascension du monolithe avant le lever du soleil. Certains Aborigènes voient cela d'un mauvais œil. C'est un peu comme si d'autres marchaient sur les autels de nos églises …"

Le Petit Futé - Australie page 356

La réaction d'Olivier à cette lecture est la même que la mienne : Nous n'aimerions pas que les touristes ne respectent pas nos églises. Alors nous respectons ces endroits sacrés même si nous ne comprenons pas toujours leurs croyances. Outre la question morale, nous ne grimpons pas au sommet car il fait déjà très chaud, même avec du vent, et cela grimpe dur … Il faut quand même dire que le respect des sites sacrés a primé dans notre décision d'observer Uluru d'en bas.
Pour découvrir ce monolithe étonnant, nous décidons d'en faire le tour en véhicule. En fait, nous en faisons deux, un dans chaque sens, ce qui nous permet d'avoir une vision différente. Nous faisons aussi un petit morceau de ballade à pieds, ce qui nous permet de nous rapprocher du monolithe. C'est au cours de cette promenade que nous voyons un site sacré dans la loi des femmes (Voir la division concernant les croyances dans la partie sur les Aborigènes page ). Un panneau demande explicitement aux touristes de ne pas prendre de photos ou de vidéos.
Après notre découverte, nous repassons au magasin de souvenirs. Il faut dire que tout a été fait pour les touristes. Heureusement, nous n'en croisons pas beaucoup. Ensuite, nous reprenons le camping car direction les Monts Kata Tjuta.

Dans les deux cas, nous nous sommes demandés comment ces "pierres" étaient arrivées au milieu du désert. Il semble que même les scientifiques n'aient que des hypothèses (pas de réponses sûres). De plusieurs points de vue, nous admirons les Monts … Là aussi, nous nous promenons un petit moment mais pas longtemps car nous ne sommes pas équipés, en particulier d'une bouteille d'eau et qu'il fait très chaud.
Retour au camping sans souci puis soirée tranquille où nous vaquons à nos occupations.
Ces deux visites sont extra-super fascinantes. Pour moi, cela vaut le coup de faire le voyage (rester 24 heures dans un avion) rien que pour cette visite du désert.
Demain, retour à Alice Springs puis départ vendredi pour Darwin et le monde tropical.

 

JEUDI 31 DECEMBRE 1998 : THE LAST DAY OF THE YEAR

C'est tranquillement que se finit cette année 1998 puisque c'est vers 10 heures 30 que nous prenons la route vers Alice Springs. Nous n'avons pas particulièrement envie de quitter cette fascinante région. Nous admirons ce désert tout au long des 450 kilomètres, ainsi que les "Road Trains", camions très étonnants pour les Européens que nous sommes. En effet, 3 remorques tractées, d'une longueur de près de 50 mètres, c'est impressionnant. Alors, imaginez vous en train d'en doubler un. Olivier l'a fait au cours du voyage aller, sans prendre de risque : Les lignes sont droites durant plusieurs kilomètres, voire même plusieurs dizaines de kilomètres.
La première partie de notre remontée vers Alice Springs, entre Yulara et Urlunda, est pénible pour Olivier le conducteur, car il y a beaucoup de vent. Nous ne comprenons pas ce phénomène climatique dans le désert. Est-ce l'effet des Mac Donnells, pourtant plus loin ? Mystère !
Erlunda est le point d'intersection entre la route d'Uluru et la "Stuart Highway", route allant de Darwin à Adélaïde, en passant par Alice Springs. Il y a tout ce qui faut pour faire une halte (station-service, restaurant, bar …).
Nous constatons au cours de ce séjour dans le "Centre Rouge" que nous employons les noms aborigènes (Uluru, Kata Tjuta) et non pas les noms anglais (Ayers Rock, Monts Olgas).
Qui a dit que l'on s'adaptait rapidement ??
Nous arrivons à Alice vers 17 heures et nous retournons au camping. Comme on ne change pas une équipe qui gagne, on ne change pas de camping quand il plaît.
Après avoir vaqué à nos occupations, nous nous préparons à aller manger en ville pour fêter la Nouvelle Année. A cette occasion, nous mangeons vraiment australien. Olivier goûte le wallaby et moi le kangourou en filets. Bien que les deux animaux se ressemblent, leurs viandes sont différentes et ne ressemblent à rien de connu chez nous. Nous buvons avec cela un vin rouge de la fameuse vallée viticole de Barossa, près d'Adélaïde, une des vallées vinicoles les plus grandes et les plus réputées d'Australie.
Nous essayons aussi une nouvelle bière, la XXXX (prononcez forex) Lager, qui n'est vraiment pas forte : 3,5° d'alcool. Elle est servie dans une bouteille de 37,5 cl et, comme toutes les autres, glacée.
Soirée très dépaysante par ce que notre palais découvre. De retour au camping, nous avons peu de temps à attendre pour nous souhaiter la Bonne Année.
Happy New Year à tous, à l'heure australienne.

 

VENDREDI 1 JANVIER 1999 : THE NEW YEAR'S DAY

En Europe, le taux de l'Euro est défini : 6,55957 FRF pour un Euro. Pour notre part, nous sommes loin de ces préoccupations financières et ce n'est que le 8 Janvier en rentrant en France que nous en prenons connaissance.
Le voyage d'Alice Springs à Darwin à bord de Qantas se déroule sans soucis, après avoir rendu le camper van chez Maui.
Nous sommes accueillis à Darwin par une averse tropicale dont les particularités sont d'être subite, assez violente mais aussi assez courte. Heureusement, nous sommes encore dans l'aéroport à effectuer les démarches de location de la voiture. Là aussi, tout se passe comme prévu. Nous nous rendons donc à l'hôtel en Nissan Pulsar blanche (en France, c'est la Nissan Alméra). Le temps se lève et nous permet de voir Darwin sous le soleil.
Notre première découverte de cette ville s'effectue en centre ville, à pieds. Le plan de la ville est simple à comprendre. Nous nous rendons à l'Esplanade, ce qui nous permet de confirmer que Darwin est bien au bord de l'eau.
Olivier est très, et particulièrement, heureux d'être à Darwin, ville où il rêvait de se trouver.
Ce voyage est vraiment un rêve qui se réalise et nous mesurons déjà maintenant la chance que nous avons d'être là.
Nous prenons la voiture pour la seconde ballade. Nous nous dirigeons vers "East Point", au Nord-Ouest de la ville. Nous nous promenons à pieds sur des chemins réservés aux piétons et aux vélos, la majeure partie au bord de l'eau. A ce moment là, il fait chaud et humide, sensation nouvelle et curieuse mais attendue : Nous sommes en climat tropical en saison des pluies.
Le soir, nous allons manger dans un "Pizza Phone" local (vendeur de pizzas à domicile) qui a la particularité d'avoir une salle de restaurant. Les pizzas que nous mangeons, Olivier au buffle et moi au crocodile, sont excellentes mais la propreté du lieu laisse à désirer (sic). Ces goûts nouveaux ne ressemblent, une fois de plus, à rien de connu en France mais c'est bien bon malgré un environnement pas particulièrement agréable (saleté et chaleur).

 

SAMEDI 2 JANVIER 1999

Aujourd'hui, nous prenons la direction du Parc National de Kakadu, à 250 kilomètres à l'est de Darwin. C'est une nature tropicale, donc verte. La personne de chez Hertz, où nous avons loué la voiture, nous a donné une photocopie du dernier fax reçu de la direction du Parc National sur lequel figurait la liste de toutes les routes du par cet leur état :

Ouverte à toutes les voitures
Ouverte uniquement aux 4X4
Fermée

En effet, nous sommes en saison des pluies (vous aviez compris !) et certaines routes sont inondées. Effectivement, les rivières que nous voyons ont un niveau qui semble haut puisque les arbres des bords de rivière ont les pieds dans l'eau.
Au cours de notre promenade dans la nature du parc, nous nous arrêtons dans la ville : Jabiru ainsi que dans des lieux naturels touristiques qui sont indiqués dans les guides. Nous ne pouvons pas oublier que nous sommes dans le monde tropical puisqu'il fait chaud et humide. Nous "rencontrons" beaucoup de mouches, qui finissent par être énervantes.
L'hôtel que nous avons choisi dans le Parc mérite une description. Il ne s'agit pas d'un bâtiment unique mais de plusieurs bungalows de deux étages, où se trouvent les chambres. Au centre du terrain se trouve la piscine où nous allons durant environ 1 heure et demi après la promenade et avant le repas et où l'on s'éclate bien.
Celui-ci au restaurant de l'hôtel nous permet de faire encore des découvertes culinaires :
Crocodile et kangourou pour Olivier
Crocodile et Barramundi pour moi.
Quand nous sortons du restaurant, il fait une petite averse qui se transforme en grosse quelques instants plus tard : Nous l'entendons sur le toit.

 

DIMANCHE 3 JANVIER 1999

Matinée tranquille où nous préparons nos sacs pour le retour vers Darwin. Pendant que je vaque à mes occupations d'écriture, Olivier retourne dans la piscine, pour une baignade sous un ciel bleu azur. Le retour se passe sans problème. Voyage pendant lequel nous admirons encore la nature tropicale. Les abords des routes sont parfois inondés et nous voyons des montagnes de termites.

Après une réinstallation à l'hôtel, nous allons faire une promenade dans les Jardins Botaniques de Darwin. La ballade se raccourcit car il fait vraiment très chaud avec un taux d'humidité important, ce qui est pénible.
Dans l'après-midi, nous allons nous baigner dans les deux piscines de l'hôtel. C'est vraiment agréable même s'il y a du monde. Nous sommes contraints de sortir plus vite que prévu (ou que voulu) à cause d'une averse.
Soirée tranquille où nous préparons nos affaires car nous partons tôt demain matin vers Cairns.
Cette première rencontre avec le monde tropical fut vraiment intéressante, car je n'imaginais pas auparavant qu'elle serait la réaction de mon corps face à cette chaleur mais surtout cette humidité. Cela a été parfois pénible car nous n'avons pas l'habitude mais je ne regrette pas de l'avoir vécu.

 

LUNDI 4 JANVIER 1999

Cairns, capitale du "North Queensland" est l'ultime étape de notre voyage en Australie. Le réveil sonne à 4 heures 30. Le décollage est prévu à 6 heures 25 et il faut rendre la voiture chez Hertz. Tout se déroule comme envisagé et même mieux puisque nous rendons les clefs à une personne de la société, ce qui n'était pas prévu.
Le voyage se déroule très bien. Nous atteignons Cairns, après une escale à Gove sur le Golfe de Carpentarie. Après une installation à l'hôtel ponctuée par la rencontre avec un jeune homme, s'occupant des bagages, parlant français (le seul que nous rencontrons durant tout le voyage), nous allons nous promener dans le centre ville. C'est au cours de cette ballade que nous (ou plutôt Olivier d'ailleurs ! ),trouvons le "Lonely Planet" concernant l'Anglais d'Australie ou "comment apprendre l'Anglais australien tout en révisant l'Anglais de Grande-Bretagne ?" En effet, le livre est un lexique "Anglais - Anglais australien" mais contient aussi des explications. Bref ! C'est vraiment intéressant et j'aurais aimé le trouver plus tôt … A noter aussi le chapitre sur les langues aborigènes.
Dans un certain nombre de librairies où nous cherchons ce livre, nous constatons la présence dans les rayons d'une collection importante de "Lonely Planet", éditions australiennes, en Anglais. Certains volumes ont été traduits en Français, en particulier celui sur l'Australie. C'est le meilleur guide, avec lequel nous sommes partis. Il permet de bien connaître un pays car il mélange les détails pratiques avec des informations plus générales sur le pays (histoire, géographie …).
Revenons à Cairns. Après notre promenade dans un centre ville vert et avoir réglé les derniers problèmes d'organisation pour le lendemain, nous allons nous baigner dans la piscine de l'hôtel. C'est fort agréable. Nous nous amusons avec des enfants d'origine asiatique (japonaise ?) qui se baignent en même temps que nous. Le père a des difficultés notables à les faire sortir de l'eau au moment voulu et cela dure encore un moment.
Nous nous rendons compte le soir que, si la baignade est agréable, elle est aussi traître : Nous voici rouges comme des écrevisses sur les épaules et la partie haute du dos. Nous passons la fin du séjour à nous passer de la crème et à faire attention à ne pas laisser cette partie du corps même quelques secondes au soleil. C'est lorsque nous portons le sac à dos que nous ne pouvons pas oublier le soleil australien. Nous faisons le concours de celui qui pèlera le premier, et en particulier sur le nez. Vainqueur : Olivier.
Soirée tranquille : Rien à signaler.

 

MARDI 5 JANVIER 1999

Dernière excursion de notre voyage puisque nous nous rendons à la Grande Barrière de Corail. Nous pensons déjà que la découverte de l'Australie se termine bientôt et cela nous rend plutôt tristes. Mais nous nous disons aussi que nous allons profiter jusqu'au bout de notre présence ici, et en particulier à la Grande Barrière de Corail.
Un autobus vient nous chercher devant l'hôtel pour nous emmener jusqu'au port où nous prenons le "Quicksilver", le catamaran qui va nous mener à bon port. Le voyage se déroule sans souci, avec deux escales, en particulier à Port Douglas, port d'attache du bateau .
Dans le récif de , le bateau s'amarre à une plate-forme où sont organisée les différentes activités, en particulier la plongée, soit avec des bouteilles, soit avec tuba, masque et palmes pour admirer les différents types de coraux. Pour notre part, nous ne plongeons pas mais c'est au cours de deux promenades en semi-submersible que nous pouvons découvrir les coraux. C'est vraiment fabuleux et très fascinant. L'organisation est vraiment très bien rodée (repas : Buffet sympa et à volonté). Nous rentrons ce soir heureux après une journée qui restera inoubliable, malgré un temps mitigé.
Soirée tranquille.

 

MERCREDI 6 JANVIER 1999

Aujourd'hui, c'est le dernier jour. On le voyait arriver à grands pas mais à notre grand regret, il est là ! Ce matin, nous allons acheter les derniers souvenirs. Le temps est gris et devient pluvieux vers midi. Après une sieste, nous commençons à faire les bagages. Il faut défaire les sacs avant de les refaire car il y a de nombreuses choses à rajouter. Le poids de chacun augmente considérablement et notre seule crainte est qu'un des deux dépasse les 20 kilos autorisés. Nous allons aussi à l'agence de voyage de l'hôtel pour que la personne nous réserve les places dans le bus direction l'aéroport.

Ce soir, nous nous couchons avec une certaine tristesse de devoir quitter ce merveilleux pays mais aussi avec le souvenir des milliers d'instants de bonheur que nous avons partagés et qui restent dans nos cœurs ; avec aussi dans nos têtes des tas de choses à raconter à nos proches pour leur faire découvrir ce pays du bout du monde.
J'ai essayé par ce "récit de voyage" de transmettre aux personnes qui le liront ce que nous avons découvert, ce que j'ai ressenti, ce que j'ai aimé, les questions que je me suis posées. J'espère que ces quelques pages, associées à l'album de photos vous donneront une belle image de l'Australie mais surtout une image la plus réelle possible de ce pays.

 

JEUDI 7 JANVIER 1999 / VENDREDI 8 JANVIER 1999

Le voyage n'a que peu d'intérêt à être raconté.
Durée : 31 heures se décomposant comme suit :
Cairns Brisbane 2h05
Brisbane Londres 23h20 (1)
Londres Paris 1h15
TOTAL VOL 26h40
Escale : Brisbane 3h00
(Singapour )
Londres 2h00
TOTAL ESCALES 5h00 Escale Singapour

TOTAL THEORIQUE VOYAGE 31h40 +Escale Singapour
(1) Voyage avec une escale à Singapour mais sans changement d'avion pas d'indication de la durée théorique de l'escale.

C'est long pour rentrer chez soi, retourner vers le train-train quotidien et l'hiver.
Après un voyage sans souci, nous retrouvons maman qui est venue nous chercher à Orly. Les bagages, enregistrés à Cairns sont arrivés à Paris sans encombre et nous les attendons que quelques très courts instants.
Il faut maintenant faire face au phénomène de décalage horaire dans l'autre sens. Nous nous couchons à 16h15 ce vendredi et nous levons samedi vers 5h du matin.
La seule anecdote de ce voyage retour concerne notre arrivée en Europe. Que se soit à Londres ou à Paris, nous sommes obligés de marcher sur la piste à la descente de l'avion. La première question que l'on se pose en chœur est : "C'est quoi ce pays où il fait si froid ?"
A Londres à 6h du matin, il est annoncé 3°C et il ne doit pas faire beaucoup plus à Paris quelques heures plus tard. Il faut dire que nous avions oublié le phénomène de froid et d'hiver. Je me plais à raconter que l'on a connu des températures entre 20° et 45°C (peut-être plus dans le désert) et que même la pluie et l'humidité tropicale ne font pas beaucoup descendre la température.

Quelques réflexions après ce voyage :
Compte tenu de la durée du voyage, l'Australie mérite une visite de trois semaines minimum et des villes telles que Sydney ou Melbourne méritent que l'on y reste un long moment, pour les découvrir en profondeur et se fondre dans la population.
Il ne faut pas hésiter à combiner les moyens de transports (avion - camping-car - voiture - 4X4 …). Louer un 4x4 permet de sortir des sentiers battus.
Visiblement, les Australiens aiment entamer la conversation avec les touristes. Ils semblaient étonné de notre provenance car la France est pour eux un pays lointain.
La décontraction, vestimentaire en particulier, n'est pas une légende pour attirer le touriste stressé. Nous l'avons surtout remarquée dans les grandes villes.